LE MOT DU JOUR – 5 octobre 2016

longsongles

où l’on déduit que le Monsieur de la photo est droitier…

Macronychie (nom féminin) : terme médical usité en dermatologie et désignant une croissance excessive des ongles, tant en longueur qu’en vitesse de pousse.

L’étymologie du mot vient du grec macro qui signifie grand ou gros, et de onyx qui veut dire ongle ou sabot.
Notons que le ch se prononce k.

ATTENTION : on pourrait croire, en voyant le préfixe macron, qu’il s’agit d’une longueur anormale de la dentition, mais il n’en est rien.

Et c’est ici que s’achève ma chronique 😉

LE MOT DU JOUR – 4 octobre 2016

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Kinnara (nom masculin) / Kinnari (nom féminin) : génies de la mythologie indienne, subordonnés à Indra, mi-hommes, mi-animaux, parfois représentés comme jouant d’un instrument de musique.

Dans la mythologie bouddhique et la mythologie hindoue, un kinnara est un amoureux exemplaire, un musicien céleste, mi-homme mi-cheval (en Inde) ou mi-oiseau (Asie du Sud-Est). Son équivalent femelle est la kinnari. Leur caractère est décrit dans le premier livre (Adiparvan) du Mahābhārata, où ils déclarent :

« Nous sommes sans fin amoureux et aimés. Nous ne nous séparons jamais. Nous sommes éternellement mari et femme ; nous ne devenons jamais mère et père. Nulle descendance n’apparaît dans notre giron. Nous sommes amoureux et aimés toujours embrassés. Nous n’admettons entre nous aucune autre créature demandant de l’affection. Notre vie est une vie de plaisir perpétuel. »

Ils apparaissent également dans plusieurs textes bouddhiques, dont le Sutra du Lotus.

Comme les nâgas ou l’aigle Garuda, les kinnaras habitent l’Himavanta, la forêt mythique qui entoure la base du Mont Meru.

Dans la mythologie d’Asie du Sud-Est, les kinnaris ont le haut du corps d’une femme, et les ailes, la queue et les pieds d’un cygne. Elles sont renommées pour leurs danses, leurs chants et leurs poèmes et représentent un symbole traditionnel de beauté, de grâce et d’accomplissement féminins.

LE MOT DU JOUR – 18 juin 2014

marteau

tout marteau qui frappe monnaie n’est pas nécessairement bouvard

Bouvard (ou bouvart) (nom masculin) : gros marteau utilisé pour frapper les monnaies avant l’invention du balancier. L’étymologie du mot est inconnue.

« Si j’avais un bouvard,
Je frapperais le jour,
Je frapperais la nuit,
J’y mettrais tout mon cœur… »
Blues du marteleur de monnaie – artiste inconnu

Bouvard est aussi employé pour désigner un jeune taureau ou bœuf. Il est alors synonyme de bouvillon.

LE MOT DU JOUR – 16 juin 2014

blason

Quel beau rouge !

Sinople (nom masculin) : en héraldique, mot désignant la couleur verte.

L’héraldique est la discipline ayant pour objet la connaissance et l’étude des armoiries. Cette science use d’un vocabulaire très précis pour décrire les différents blasons.

Ainsi, chaque couleur porte un nom spécifique.

Voici les principales :

Émaux :

  • jaune ➡ or
  • blanc ➡ argent
  • gris ➡ acier

Couleurs :

  • bleu ➡ azur
  • rouge ➡ gueules
  • vert ➡ sinople
  • noir ➡ sable
  • orange (rare) ➡ orangé ou aurore
  • violet foncé ➡ mûre
  • violet clair ➡ pourpre
  • marron ➡ brun

200px-Blason_Sartilly.svgLe blason de Sartilly (commune de la Manche) se décrit donc de la façon suivante : « De sinople au cheval gai (gai : sans bride ni licol) d’argent surmonté d’une coquille d’or. »

Le sinople a pourtant une spécificité. En effet, étymologiquement, le mot vient du latin sinopis, qui signifie… « terre rouge », du fait de la teinte du sol autour de la ville de Sinope, port de Paphlagonie !

Ce n’est qu’au milieu du XIVe siècle que le mot change brusquement de sens, sans que l’on sache pourquoi, pour désigner le vert (qui jusque là se disait… « vert » !) Est-ce dû à un héraldiste daltonien ? ou à la confusion, à l’oral, qui pouvait subvenir entre vert et vair (motif alternant les formes de cloches et de pots) ? L’énigme reste entière.

LE MOT DU JOUR – 11 juin 2014

dr-house

Bézoard… vous avez dit, bézoard ? comme c’est…

Bézoard (nom masculin) : concrétion calculeuse faite de poils ou de divers débris végétaux se formant dans le corps de certains animaux (principalement les ruminants), mais parfois aussi de l’homme, notamment chez certains psychopathes qui avalent des matières non digestibles, lesquelles stagnent dans le tube digestif.

Le bézoard était autrefois considéré en Orient comme un puissant antidote aux poisons et aux maladies infectieuses. Par extension, le nom a été donné à certaines préparations pharmaceutiques considérées comme antipoisons.

Étymologiquement, le mot vient de l’arabe bāzǎhr, lui-même issus du persan pād-zahr, de pād, préserver, et zahr, poison.

« Plus, une potion cordiale et préservative, composée avec douze grains de bézoard, sirop de limon et grenades, et autres, suivant l’ordonnance, cinq livres. » – Le Malade imaginaire, de Molière (acte I, scène 1)

LE MOT DU JOUR – 10 juin 2014

combat

L’armement des guerriers touaregs comprend traditionnellement la takouba (épée), le telek (poignard de bras), un bouclier en peau d’antilope et l’allarh (lance d’environ 2 mètres).

Takouba (ou takoba, takuba, voire takooba) (nom féminin) : épée droite à deux tranchants et garde simple utilisée par les peuples nomades vivant dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, du Niger et du Mali (Touaregs, Haoussas, Peuls).

La takouba est faite d’une longue lame droite à deux tranchants et à extrémité arrondie qui ne peut frapper que de taille. La longueur moyenne de ces lames est de 0,90 m, tandis que la largeur maximum est de 0,045 m à la base de la garde. Celle-ci est toujours en forme de croix. La fusée est petite, grêle, de 7 cm seulement de longueur, limitée par un pommeau hémisphérique ou ellipsoïdal. La petitesse de cette poignée ne permet pas de la saisir à pleine main. Dans le maniement de cette arme, le pommeau vient se loger dans le creux de la main et les doigts dépassent la garde ; la lame épaissie n’a pas de tranchant en cet endroit.

Les recherches ont montré que beaucoup de ces lames sont originaires d’Europe. Nombreuses sont celles qui portent les marques de maîtres armuriers de Soligen ou de Tolède. Certaines de ces marques ne sont pas authentiques mais copiées. La principale production était celle de Soligen où on n’hésitait pas à orner les lames forgées sur place de devises espagnoles telle que : No me saques sin razon (« Ne me tire pas sans raison ») sur une face et sur l’autre : No me embaines sin honor (« Ne me rengaine pas sans honneur »). Les lames qui ont pu être datées remontent aux XVIe et XVIIe siècles. La transformation de la garde selon le goût touareg s’accompagne de décors incisés et parfois d’un épaississement du haut de la lame par le brassage de deux plaques d’acier gravées.

Les touaregs ayant horreur de toucher des objets en fer ou en acier, la takouba est généralement portée dans un étui en cuir ouvragé.

Le port de la takouba n’évoque aucune appartenance à la noblesse ou à une tribu dominante. Tout homme libre pouvait porter la takouba suspendue à un baudrier. L’insécurité a interdit ce droit depuis quelques années, du moins dans les agglomérations.

Au cours des dernières décennies, les artisans, contrairement à la tradition bien établie de monter une garde cruciforme sur des lames européennes, fabriquèrent de toute pièce des takoubas et des poignards avec des lames de ressort de camion. Cette production destinée aux touristes a généralement conservé la bonne qualité de l’artisanat touareg.

(merci à l’Encyclopédie berbère)

LE MOT DU JOUR – 8 juin 2014

fuie

La fuie du Plessis-Lefranc, construite en 1681, est l’une des plus belles de Vendée.

Fuie (nom féminin) : petite volière de bois où l’on abrite quelques pigeons domestiques et qui est généralement dressée sur un pilier et fermée par un volet.

Étymologiquement, le mot vient du latin fuga, « fuite », d’où, en français, le sens de retraite, refuge.

À l’origine, le mot désignait toutes sortes de colombiers, même les plus grands, bâtis en dur. On le retrouve ainsi encore dans la désignation de certains monuments patrimoniaux (voir photo ci-contre).

LE MOT DU JOUR – 7 juin 2014

ms_rebec

Ménestrel s’accompagnant d’un rebec.

Rebec (nom masculin) : petit instrument de musique de la famille du violon, à archet et caisse de résonance piriforme, légèrement bombée, au manche brisé au niveau du chevillier, qui est monté de deux ou trois cordes et qui possède une sonorité assez perçante. On a fait usage du rebec pendant tout le moyen âge, et il ne fut définitivement abandonné qu’au commencement du XVIIIe siècle.

Étymologiquement, le mot est emprunté à l’arabe rǎbāb (le rebab ou rabab est une sorte de violon à deux cordes utilisé au Maghreb), qui a donné rebebe en ancien français, lequel a lui-même été altéré par le mot bec, du fait de la forme de l’instrument.

On sculptait souvent l’extrémité de son manche en forme de visage, quelquefois ridicule, ou grotesque, raison pour laquelle on disait parfois que telle vieille femme édentée, ou tel homme particulièrement laid, avait « une tête de rebec ».

LE MOT DU JOUR – 27 mai 2014

athanor2Athanor (nom masculin) : grand alambic à combustion lente, utilisé en alchimie et en chimie, permettant de faire plusieurs opérations différentes avec le même feu. C’est dans ce fourneau que les alchimistes placent le récipient qui contient la matière de la pierre philosophale.

Le mot peut aussi être employé au figuré, dans un sens philosophique, se rapprochant ainsi du for intérieur.

Étymologiquement, athanor vient de l’arabe at-tanour, issu lui-même de l’hébreu tannour (fourneau), avec l’article arabe al, le tout provenant du chaldéen tan (fourneau) et nour (feu) : fourneau du feu.

« (…) il se les figurait maniant la palette et les brosses, pilant des drogues dans un mortier ou feuilletant, près d’un athanor, un vieux traité d’alchimie. » – La Révolte des Anges, Anatole France

LE MOT DU JOUR – 26 mai 2014

dragon

« Amateurs ! »

Furole (nom féminin) : Exhalaison enflammée qui paraît quelquefois sur le sol, ou aussi à la surface de l’eau. Aujourd’hui, on parle plus communément de feu follet, de farfadet, voire de feu de Saint-Elme.

Étymologiquement, le mot vient de l’ancien anglais fyr, qui a donné fire, feu.

« C’est cette flammete qui par nuict apparoit au bout des lances des gens-d’armes et des antennes des navires, bruyant comme un oyseau et sautelant de lieu en autre, laquelle estant double est estimée à signe de bon heur, et sengle au contraire. Aucunes nations l’appellent le feu saint Elme. » – Thresor de la langue francoyse, de Jean Nicot

LE MOT DU JOUR – 25 mai 2014

fau01x01

La Confrérie des Tire-Douzils de Marigny-Brizay (86) a pour devise :
« en gousier sec, jamais joie n’habite ».

Douzil (nom masculin) : cheville en forme de petit cône en bois de cinq centimètres de long destiné à boucher le trou fait à un tonneau pour en tirer du vin.

Autrefois, chaque barrique était munie d’un douzil. C’est une petite chevillette qui, placée aux deux tiers de la hauteur du tonneau servait à la dégustation et au suivi du cru.

On trouve le mot sous différentes formes, selon les époques et les régions : douzil, doisil, dosilh, duizi, dui… mais il semble provenir plus particulièrement du Berry.

Étymologiquement, le mot vient du bas-latin duciculus, diminutif de dux, « qui conduit, petit tuyau » ; le nom a en effet d’abord désigné le trou, puis a servi pour la petite cheville qui le bouche. On notera qu’il en va de même pour le mot fausset, qui désignait le trou fait dans la barrique pour tirer le vin, et qui finit par désigner le robinet venu le boucher. En anglais, robinet se dit d’ailleurs toujours faucet.

Rien d’étonnant, dès lors, de retrouver le douzil, notamment chez Rabelais, employé par analogie pour l’organe sexuel masculin.

Pour tout savoir sur le douzil : http://www.etymologie-occitane.fr/2011/08/dousil-dosilh/

LE MOT DU JOUR – 24 mai 2014

bontemps

Vivre obscur à sa guise,
Narguer les mécontents,
Eh gai ! c’est la devise
Du gros Roger Bontemps.

Roger-Bontemps (nom masculin) : se dit d’un homme de belle humeur, jovial, qui vit sans aucune espèce de souci.

Étymologiquement, le mot vient du nom de Roger, de la maison des Bontemps, fort illustre dans le Vivarais, dans laquelle le nom de Roger était toujours affecté à l’aîné. Le chef de cette famille fut un homme fort estimé pour sa valeur, sa belle humeur et sa bonne chère ; on tint à gloire de l’imiter, et plusieurs se firent par honneur appeler Roger Bontemps.

LE MOT DU JOUR – 23 mai 2014

KummelWolfschmidtKummel (nom masculin) : liqueur aromatisée au cumin, très alcoolisée et de saveur très prononcée, originaire de l’Europe de l’Est (Allemagne, Russie), appréciée pour ses qualités digestives.

Le mot vient de l’allemand Kummel, qui signifie cumin.

« Les dosages où il excelle de divers alcools, sa science pour corriger l’épaisseur doucereuse du kummel avec le dépouillement d’une eau-de-vie antique, voilà par quoi il atteint tels états de béatitude propres à l’intelligence des génies inintelligibles. » – Préséances, François Mauriac (1921)

LE MOT DU JOUR – 22 mai 2014

diacritique

En calligraphie, le signe diacritique est aisé,
mais l’art est difficile.

Diacritique (adjectif) : se dit d’un signe graphique (point, accent, cédille ou autre) portant sur une lettre ou un signe phonétique, et destiné à en modifier la valeur ou à empêcher la confusion entre homographes. Ainsi, un accent est mis sur le u de (adverbe) pour le distingue de ou (conjonction) : cet accent est un signe diacritique.

Étymologiquement, le mot vient du grec diakritikos signifiant « qui distingue ». De fait, le signe diacritique distingue un mot d’un autre mot, lequel serait orthographié à l’identique si ce signe n’y était adjoint.

Outre les points, accents et cédilles, le signe diacritique peut aussi être la forme de la lettre elle-même, lorsqu’on emploie par exemple l’italique pour distinguer un mot dans une phrase écrite en caractères droits.

À noter que diacritique s’emploie aussi en médecine, pour les symptômes caractérisant une maladie.

LE MOT DU JOUR – 21 mai 2014

Lop-Eared-Rabbit-Laying-DowClapir (verbe intransitif ou pronominal, selon le sens) : se dit du lapin qui pousse son cri. J’ai entendu le lapin clapir. Le mot est sans doute dérivé du verbe glapir, influencé par le mot clapier.

Le mot s’emploie aussi dans le sens de se blottir, se tapir, se cacher dans un trou, tout particulièrement en ce qui concerne les lapins.