BWAAAAAH !!!

la bêtise crasse en tant qu’arme de destruction massive

Prenons le dernier attentat islamiste français en date.

Le type, il se radicalise. Bon. Du coup, il est fiché S. Ça tombe sous le sens.
Mais de surcroît, il est recherché pour terrorisme en Tunisie, avec mandat d’arrêt à la clé.
Normalement, là, ça commence à sonner dans un bureau : bip bip bip bip…

Puis il s’inscrit à un club de tir. DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING…

Puis il achète des armes. TUT TUT TUT TUT TUT !!!

Beaucoup d’armes. DONG DONG DONG DONG DONG !

Des grosses armes, automatiques, genre fusil d’assaut. Et plein de munitions, aussi. ALERTE ROUGE !!! ALERTE ROUGE !!! CECI N’EST PAS UN EXERCICE !!! ALERTE ROUGE !!!

Mais non, rien.

Alors notre gus, il charge tout ça tranquillou dans sa voiture, avec une bonbonne de gaz, et zou, direction les Champs-Élysées. Là, il va percuter un véhicule de police (sans doute dans l’espoir de le voir faire des tonneaux en l’air comme dans les films avec Bruce Willis) mais tout ce qu’il se passe, c’est qu’il broie sa Renault. Bon.

À moitié sonné par le choc, il prend alors la seule décision qui lui paraisse raisonnable, sachant qu’il a un arsenal à portée de main sur la banquette arrière et qu’il est un archange de la mort, un soldat de Dieu, le destructeur ultime des infidèles : il allume un fumigène et fout le feu à sa bagnole sans doute dans l’espoir que la bonbonne de gaz explose (et que ça fasse un méga-boom avec plein de belles flammes et des voitures qui sautent en l’air comme dans les films avec Vin Diesel). Ou alors, il a voulu faire des crêpes. C’est possible aussi.
Résultat : ça fait de la fumée et il s’asphyxie.

Bilan : un mort, lui.
Bon, tant mieux, certes.
Mais…

Conclusion :

  • primo : il serait temps de doter nos services de renseignement d’une intelligence artificielle, parce qu’ils n’en ont visiblement pas énormément à l’état naturel.
  • secundo : il est évident que DAESH est aux abois. La preuve : ils recrutent les lapins crétins, les êtres les plus décérébrés de ce bras-ci de la galaxie ! À côté de fous de Dieu comme ceux-là, une moule avariée est une tueuse de masse psychopathe, une perverse serial killeuse, une génocidaire sadique.

Et pourtant, c’est sur ces bases-là qu’on nous pond des états d’urgence et des lois liberticides.

Et le bon peuple dit amen (ou mazel tov, voire allahou akbar, mais dans ce dernier cas et vu le contexte, ça pourrait être mal interprété). À croire que le bon peuple est aussi imbécile que les barbus intégristes et aussi pertinent dans ses choix que les services de renseignement.

LE MOT DU JOUR – 6 novembre 2016

fesses

« Elle était aussi bien de fesses que de face. » – Raymond Queneau (in Les Enfants du Limon)

Fesse (nom féminin) : la fesse est l’éminence charnue correspondant à l’un des deux massifs musculo-adipeux proéminents à la partie postérieure du bassin et limitant le tronc en arrière et en bas, dans l’espèce humaine et chez les anthropoïdes. Les fesses sont situées entre la crête de l’os iliaque et le haut de la cuisse.

« Les fesses, qui sont les parties les plus inférieures du tronc, n’appartiennent qu’à l’espèce humaine : aucun des animaux quadrupèdes n’a de fesses ; ce que l’on prend pour cette partie sont leurs cuisses. » – Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, Histoire naturelle de l’Homme.

« Chez l’Homme, la morphologie de la fesse est dominée par le relief des muscles fessiers. Chez la femme, au contraire, c’est la répartition harmonieuse du tissu graisseux qui commande l’esthétique de la fesse. » – prof. André Binet, les Régions génitales de la Femme.

Le mot fesse vient du latin populaire fissa, qui vient lui-même du latin classique fissum, fente, dérivé de findere, fendre. À la base, si je puis dire, la fesse désigne avant tout le sillon inter-fessier, l’espace séparant les deux hémisphères, bref : la raie. De fait, le fait de nommer lesdits hémisphères par le mot fesse est très récent (XIXe siècle). Auparavant, on utilisait le mot nache, terme de boucherie qui convenait aussi bien aux humains qu’aux animaux, du latin populaire natica dérivé du latin classique natis signifiant… fesse !

Mais déjà au moyen âge, le mot cul (du latin culus) était employé pour nommer la région anatomique postérieure dans son ensemble.

Comme beaucoup d’organes relatifs au sexe, le mot a de nombreux synonymes imagés : la fesse est ainsi appelée la meule ou la miche (par analogie de forme), l’ensemble des hémisphères forment l’arrière-train, le postérieur, le potron (qui vient du latin posterio : dès potron-jacquet ou dès potron-minet signifiant dès qu’on voit le cul de l’écureuil, ou du chat, selon le cas) ou le derrière lorsqu’on le désigne par sa position géographique, le boule si l’on se réfère à sa forme, le pétard lorsqu’il se fait entendre, le séant si l’on est pudique et qu’on ne fait référence qu’au fait de s’asseoir dessus, ou le uc en verlan.

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Pas de discrimination : la fesse est de tous les genres !

On notera que le mot latin fissa n’a strictement rien à voir avec le mot arabe fissa (vite), et que le mot fèces est totalement d’une autre étymologie que les fesses, quand bien même les fèces sortent d’entre les fesses.

2016

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Je nous souhaite…

Je nous souhaite toute l’ouverture d’esprit requise pour appréhender les profondes mutations du monde qui nous entoure.

Je nous souhaite du bon sens, de la réflexion et de l’esprit critique.

Je nous souhaite de réussir à penser hors du cadre, à douter de nos certitudes, à passer outre nos a priori.

Je nous souhaite de résister aux appels de l’intolérance et du repli sur soi.

Je nous souhaite de tout faire pour ne pas être estampillés, catalogués, classés, déclassés et bien gentiment rangés à la place qui nous est dévolue.

Je nous souhaite le courage de lutter contre ceux, tous ceux, qui veulent nous faire taire, nous enchaîner ou nous abattre.

Je nous souhaite toute la liberté possible, et même un peu plus que ça.

Bref, je nous souhaite une année 2016 qui ne soit pas une autoroute, mais une petite route de campagne sinueuse, pleine de bifurcations et de chemins de traverse, et encadrée de paysages où il fait bon vivre, et où nous prendrons le temps de vivre.

« DÉNI DE DÉMOCRATIE »

angry-kidsC’est la dernière expression à la mode.

On a un fort taux d’abstention mais l’élection reste valable ? « Déni de démocratie ! »
Le résultat de l’élection n’est pas celui qu’on espérait ? « Déni de démocratie ! »
Les partis passent des accords entre les deux tours ? « Déni de démocratie ! »
Les élus ne respectent pas les promesses abracadabrantesques qu’ils ont faites durant la campagne ? « Déni de démocratie ! »
Je n’ai pas tout, tout de suite, sans concession ? « Déni de démocratie ! »

La France a un électorat de sales chiards braillards et égoïstes, pourris-gâtés. Finalement, la bonne fessée cul nu qu’il va recevoir de la part du FN lui fera peut-être du bien. Mais la leçon me paraît très cher payée. Beaucoup trop cher. Et la punition sera collective.

FORMAT C:\

Najat Vallaud-Belkacem vient de signer coup sur coup deux accords de partenariat pour le ministère de l’Éducation Nationale :

le premier avec Microsoft, entreprise américaine, un des leaders mondiaux des logiciels, afin de former les enseignants, de mettre à disposition des solutions logicielles répondant aux besoins des enseignants, et d’accompagner les enseignants dans l’apprentissage du code pour les élèves ;

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Najat Vallaud-Belkacem et Alain Crozier, Président de Microsoft France

le second avec Cisco, entreprise américaine, leader mondial des réseaux et des serveurs, afin de sensibiliser et former les personnels du ministère et les jeunes aux enjeux de la société numérique.

cisco

Robert Vassoyan, directeur général de Cisco France, et Najat Vallaud-Belkacem

Voilà donc deux entreprises étrangères à qui le gouvernement français ouvre grand la porte pour qu’elles puissent formater toute une génération à l’utilisation de leurs produits, et de leurs produits uniquement, produits bien entendu fermés et non libres.

Bien entendu, nous pouvons être heureux, car tout cela se fait contre monnaie sonnante et trébuchante.

Ainsi, les cerveaux des enfants sont vendus contre un joli chèque de 13 millions d’euros de la part de Microsoft à l’Éducation Nationale, qui s’accompagnera d’un second de … 70 millions (!) afin de soutenir la French Tech, ce plan gouvernemental d’aide aux startups numériques françaises.

Quant à Cisco, en février dernier, John Chambers (numéro un de CISCO) promettait d’investir 100 millions de dollars dans plusieurs startups françaises suite à un accord avec Manuel Valls.

Dans d’autres milieux, on appelle ça de la Haute Trahison.

SÉCURITÉ ! SÉCURITÉ !

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Suite à la tentative d’attentat terroriste de l’hypermarché Carrefour de Villeneuve-la-Garenne (voir les commentaires) la semaine dernière, Bernard Cazeneuve a annoncé aujourd’hui les mesures prises par son ministère afin de sécuriser les grandes surfaces et de protéger les consommateurs :

  • quatre pièces d’identité en cours de validité seront demandées avant l’entrée dans le magasin et une vérification télémétrique de niveau III (reconnaissance rétinienne, empreinte digitale, reconnaissance faciale) sera effectuée : la coïncidence des trois paramètres permettra aux portes automatiques de s’ouvrir et de laisser passer le client ;
  • des portiques de sécurité détectant le métal, le plastique, la céramique et le tissu seront installés aux entrées des magasins : la neutralisation des individus porteurs d’un des matériaux détectés se fera par une projection automatique de gaz poivre ;
  • une fouille corporelle et une inspection des sacs seront effectuées auprès de chaque usager par des vigiles plus ou moins assermentés ;
  • une brigade de policiers d’élite sera constituée dès le mois de septembre, la BRTPQOFLC (Brigade de Répression du Terrorisme Pendant Qu’On Fait Les Courses), et déployée dans tous les magasins de France d’une surface de plus de 5000 m² ;
  • les policiers de la BRTPQOFLC seront armés de lance-grenades Cougar, de fusils d’assaut G36, ainsi que de pistolets-mitrailleurs Beretta M12, et ils assureront tout particulièrement et par équipe de dix la protection des rayons les plus sensibles, à savoir :
    • sous-vêtements féminins
    • hygiène féminine
    • bières, vins, apéritifs et spiritueux
    • charcuterie
    • culture

Le ministre de l’Intérieur pense ainsi pouvoir faire baisser de 100 % le nombre de tentatives d’attentats dans les grandes surfaces. Rappelons qu’il n’y en a eu qu’une à ce jour, qu’elle était l’œuvre d’un déséquilibré, et que les prochaines élections ont lieu dans deux mois.

SURVA

(Valentina Petrova/AP Photo)

À Pernik (près de Sofia) en Bulgarie, le dernier week-end de janvier est consacré à « Surva », le festival international de mascarades. Traditionnellement, ces mascarades étaient en l’honneur de Dionysos, dieu du vin et du plaisir. Aujourd’hui, des milliers d’artistes bulgares et européens se parent de costumes exubérants et de masques fantastiques avant de se lancer dans une danse endiablée dans les rues.

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE…

NationCharlie

photo : Martin Argyroglo

Le choix du slogan « JE SUIS CHARLIE » me paraît tout sauf anodin. Pas tant dans le « CHARLIE » final que dans le « JE SUIS ».

Pour une fois, le pékin moyen, anonyme, transparent presque, pouvait se reconnaître en quelque chose de consensuel et y trouver une identité : « JE SUIS » ! Pas une identité nationale, non, mais bel et bien une identité individuelle. Pour une fois, il était quelqu’un, il vivait intensément un événement hors du commun, il pleurait, riait, communiait, criait, parlait, touchait des gens qu’il ne connaissait pas, bref il existait. La dernière fois que j’ai vu ça, c’était en 98 à l’occasion de la Coupe du Monde de Foot.

Et je me prends à penser que les trois salopards qui ont commis ces crimes atroces souffraient du même mal : ils n’étaient personne, ils sont devenus – brièvement et dans quelles conditions ! – quelqu’un, connus, reconnus, quitte à être qualifiés de monstres et honnis par tout un peuple.

Contrairement à certains, je ne crois pas que la France souffre d’une crise d’identité, mais bien que les Français, tous les Français, j’entends par là tous les hommes, toutes les femmes et tous les enfants qui résident et vivent sur ce sol, sont en recherche d’une flamme intérieure (et certainement pas tricolore), de quelque chose qui leur donne envie de se lever le matin avec la niaque et de se coucher le soir avec le sentiment du devoir accompli.

La France n’a pas besoin d’un sauveur, mais d’un projet : un projet collectif, positif, plus grand que ceux qui le portent et qui transcende le peuple dans son entier, d’un point à l’horizon qui indique le cap à suivre et de l’espoir d’un avenir pas forcément meilleur, mais valorisant, dans lequel chacun puisse se reconnaître et auquel chacun puisse être fier d’apporter sa pierre.

Sans cela, nous resterons médiocres et sans âme, sauf peut-être à l’occasion d’un événement exceptionnel, joyeux ou dramatique, qui nous permettra à nouveau de dire « JE SUIS ».

Mesdames et Messieurs les politiques, permettez-moi de vous en informer, regagner 0,2 points de croissance n’est pas un projet qui emportera l’adhésion des foules. Et tant que vous resterez accrochés à ces trivialités, d’autres que vous indiqueront des points à l’horizon, des points qui ne seront pas forcément des lumières d’espoir… bien au contraire.

LE MOT DU JOUR – 20 septembre 2014

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Premier de flopée.

Flopée (nom féminin, vocabulaire familier) : grande quantité. « Des mômes ? Il en a toute une flopée ! »

Étymologiquement, le mot vient du bas latin faluppa qui signifie brin de paille. Au XIXe siècle, le mot floper signifiait battre et une flopée désignait une volée de coups. De fait, jadis, on battait le blé pour séparer le grain de la tige, et faluppa donna aussi l’adjectif flapi, qui signifie abattu, épuisé, éreinté.

LE MOT DU JOUR – 19 septembre 2014

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Je ne sais pas si vous avez fait attention, mais les mots démonétiser et remonétiser ont changé de sens, puisqu’on les applique dorénavant à la fonction présidentielle.

Pour rappel :
Démonétiser : déprécier une monnaie, un papier-monnaie, en lui ôtant la valeur que la loi lui avait attribuée.
Remonétiser est un néologisme dont le sens est sans doute à l’inverse de celui de démonétiser.
Le tout vient de monétiser, dont le sens est : transformer en monnaie / réduire à la seule valeur monétaire.

La fonction présidentielle est donc désormais uniquement affaire de gros sous, ce dont on ne doutait plus depuis le précédent quinquennat.

Voilà qui en dit long sur notre société.

AVERTISSEMENT PÂTISSIER

Un goûter d’anniversaire ? Un départ à la retraite ? Un enterrement de vie de garçon ?

L’UFC Que Choisir et le Syndicat National de la Pâtisserie vous mettent en garde !

De nombreuses préparations toutes faites de gâteaux ne contiennent pas de strip-teaseuse, laquelle doit alors être achetée séparément.

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La réglementation en vigueur oblige les industriels à signaler ostensiblement la présence ou l’absence de strip-teaseuse sur l’emballage. Vérifiez toujours, avant votre passage en caisse, que le paquet contient bien une strip-teaseuse et que vous n’aurez plus qu’à mélanger les ingrédients et enfourner !

Mais pour être sûr de votre effet, le mieux est encore de commander directement votre gâteau-surprise chez un artisan pâtissier, qui vous garantira une strip-teaseuse fraîche et de qualité !

ÉVOLUTION(S) DU DISCOURS POLITIQUE

Damon Mayaffre

Damon Mayaffre passe les discours des hommes politiques au microscope.

Deux analyses du discours politique, par Damon Mayaffre, docteur en histoire et chercheur au CNRS, où il dirige l’équipe « Logométrie et corpus politiques, médiatiques et littéraires ».

« La rhétorique présidentielle (1958-2002) »
L’étude systématique des discours de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac permet de conclure à une mutation substantielle de la rhétorique présidentielle sous la Vème République. D’abord nominal et référentiel, le discours devient verbal et phatique. Le basculement s’opère au tournant des années 1980.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910369

« Les corpus politiques : objet, méthode et contenu »
La question des corpus, de leur constitution, de leur traitement, de leur usage a été posée dès l’origine par les analystes du discours politique français.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910346

UN BON SMARTPHONE ANDROID À MOINS DE 100 €, C’EST POSSIBLE ?

Archos 40 Titanium

le gagnant de notre sélection à moins de 100 € : l’Archos 40 Titanium

Huawei Ascend Y300

le meilleur rapport qualité/prix de notre sélection : le Huawei Ascend Y300 à environ 75 €

C’est possible !

Bien sûr, il ne faut tout de même pas s’attendre à un foudre de guerre. Si vous voulez un Samsung Galaxy Note 3, il faut compter dans les 600 €. Alors pour 6 fois moins…

J’ai donc passé en revue une quarantaine de smartphones Android encore en vente (en neuf, je n’ai pas sauté sur l’occasion). Pour diverses raisons, j’ai éliminé les smartphones chinois sans marque (ou aux marques folkloriques, comprendre par là qu’un même modèle peut avoir des composants pour le moins… aléatoires !).

Il en reste donc 24.

Sur ces 24 smartphones, 7 sont mystérieux, à savoir qu’obtenir des données techniques sur ces appareils semble relever de l’hérésie… « Comment ? vous voulez connaître les caractéristiques de notre smartphone avant de l’acheter ? Et puis quoi encore ?! » Bon… Il s’agit de l’Acer Liquid Z2, du HTC Wildfire S, du Huawei G7500, du Motorola Motosmart, du Polaroid PRO G 40C, du Thomson Tlink 355 et du Thomson Tlink 405. On parvient à glaner une info ici ou là, mais pas suffisamment pour dresser un profil complet. Tant pis pour eux.

Il n’en reste donc plus que 17. Tous ont les fonctions traditionnelles d’un smartphone : téléphone (ah bon ?), puce GPS ou A-GPS, Wi-Fi, Bluetooth, écran tactile, appareil photo, port USB…

Ce qui va réellement les différencier va se situer au niveau de la qualité de l’écran, de la puissance du processeur et de quelques petits gadgets : résolution du capteur de l’appareil photo, puissance de la batterie, résolution de l’écran, espace mémoire disponible, port micro-SD pour ajouter une carte mémoire, réception de la radio FM, etc.

Voici donc le tableau récapitulatif  de ces 17 smartphones Android :

comparatif smartphones entrée de gamme

cliquez pour agrandir

C’est donc l’Archos 40 Titanium qui se détache du lot en proposant les meilleures caractéristiques techniques pour un smartphone à moins de 100 €. À noter qu’il sera prochainement vendu par Auchan sous la marque distributeur Qilive, a priori au même prix.
Le meilleur rapport qualité/prix est quant à lui attribué à l’Huawei Ascend Y300 qui offre un assez bon niveau d’équipement pour la modique somme de 75 € environ (après Offre Différée de Remboursement).

Il va sans dire que ce classement est valable au jour d’aujourd’hui et sera sans doute obsolète sous peu, les modèles de smartphones mis sur le marché gagnant en qualité et pas forcément en prix à chaque instant…

« JEANNE D’ARC, VÉRITÉS ET LÉGENDES » DE COLETTE BEAUNE

« Jeanne d'Arc, Vérités et Légendes » de Colette Beaune

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Avec « Jeanne d’Arc, Vérités et Légendes », l’historienne et chercheuse Colette Beaune,  professeur émérite à l’Université Paris X – Nanterre, règle ses comptes et démonte, méthodiquement, consciencieusement et sans pitié, les affabulations des mythographes qui, du XVe siècle à nos jours, essaient de tordre la réalité historique pour la faire coïncider avec leurs théories – souvent fumeuses et correspondant aux envies de leur public. Elle le fait sans gants, avec humour, voire un certain plaisir revanchard lorsqu’elle s’en prend aux publications les plus récentes.

Un livre carré, intéressant, facile d’accès pour les historiens néophytes (comme moi),  aux antipodes de toutes les théories conspirationnistes ou farfelues qui circulent encore (Jeanne aurait été la sœur cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher, elle aurait été un homme, etc.), et qui replace très précisément le personnage historique dans son contexte, tout en expliquant l’évolution de la (ou plutôt des) légende(s) qui se sont greffées autour de la Pucelle, sans non plus faire l’impasse sur les zones d’ombre ou les interrogations qui subsistent.

On comprendra, dès lors, que les mythographes contemporains grincent des dents et n’aient d’autre argument à opposer à la médiéviste que de l’accuser de rejeter les éléments qui ne lui conviennent pas. Ils ne se privent pourtant pas eux-mêmes d’user de pareille méthode. Toutefois, lorsque Colette Beaune écarte une affirmation, au moins le fait-elle scientifiquement, en étayant son avis de preuves solides, en se basant sur les textes et les faits, et en négligeant effectivement toute théorie sans autre fondement que le « et si ?… »

Certains regretteront peut-être que le style d’écriture de Colette Beaune ne soit guère littéraire. Cela serait sans doute gênant s’il s’agissait d’un roman. Il s’agit d’un ouvrage scientifique et le style a la rigueur et la clarté requise pour ce genre d’ouvrages, sans fioriture ni rideau de fumée.

Bref, une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse à Jeanne et est déjà tombé sur des textes assurant détenir « la vérité vraie qu’on nous a si longtemps cachée »…