BULBE DE DAHLIA, RACINE DE NAVET

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« Je suis un gros dur qui n’a peur de rien et qui cache des démons dans le dedans de lui ! Si ! Pis si vous me croyez pas, ben je vais pleurer et j’irai l’dire à ma mère ! »

J’ai vu hier « Le Dahlia noir » de Brian de Palma, d’après le formidable (dans tous les sens du terme) roman de James Ellroy.

Et une fois de plus, Brian de Palma nous sert une soupe indigeste et fade. Reconnaissons toutefois qu’il a réussi à se tenir et est parvenu à ne pas être trop maniéré (ce qu’il fait d’ordinaire jusqu’à l’écœurement et le ridicule).

Et c’est peut-être justement là que le film pèche ! D’une œuvre poisseuse qui suinte le Mal, De Palma fait un film propret et académique. Les personnages masculins torturés et complexes d’Ellroy, lessivés par l’existence, deviennent sous l’œil de De Palma des minets sans âme ni couleur ni fond. Vous imaginez des boxeurs tout droit issus d’une pub Dolce et Gabbana ? Ben voilà !

Outre un casting totalement à côté de la plaque (de police), la direction d’acteurs est calamiteuse et le jeu de Scarlett Johanson est aussi insipide qu’un glaçon en train de fondre dans un verre sans whisky. Hilary Swank et Mia Kirshner sont aussi crédibles que moi en vamps et les deux heures de film, malgré les raccourcis et libertés scénaristiques en paraissent bien le double. Lorsqu’enfin le générique de fin défile, on se surprend à avoir fait la liste de courses pour le lendemain, histoire de n’avoir pas trop perdu de temps.

Un jour, peut-être, Brian de Palma fera un bon film. Peut-être. Ou pas.

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THE MAN FROM EARTH

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L’affiche est 63 257 fois plus spectaculaire que le film.

Alors voilà un film absolument bluffant !

Dans l’absolu, il se classe sous la rubrique « Science Fiction », de par son thème.  Mais, comme le seul effet spécial réside dans le fait qu’il n’y a apparemment pas besoin de remettre du bois dans la cheminée, autant dire qu’on est à des milliers d’années-lumière de « Transformers 7 » ou  de « Star Wars 12 ».

Ajoutons qu’il n’y a aucune course-poursuite, aucun rayon-laser, aucun super-méchant à combattre, aucun hyper-méga-décor (99% de l’action se déroule dans le salon d’un petit pavillon on ne peut plus banal), aucun costume flamboyant, aucun maquillage délirant et même pas un seul petit coup de feu ! Et aussi que le budget total du film est de 200 000 $. Non, non, pas 200 millions, 200 MILLE ! Fouchtre ! Mais que reste-t-il alors ? RIEN !

Ou plutôt un excellent scénario, porté par de bons comédiens (peu connus). Je ne vous dévoilerai pas le sujet, et je vous invite à ne pas lire la page Wikipedia qui est consacrée au film, et à le découvrir avec un œil vierge.

Très sincèrement, les toutes premières minutes ont ébranlé ma volonté d’aller plus loin : on croirait une de ces innombrables productions américaines, genre téléfilm érotique sans les scènes cochonnes. La musique, seule pierre d’achoppement (hihihi… non, rien, vous comprendrez plus tard), n’y est pas pour rien, à mi-chemin entre la musique d’ascenseur et celle… d’un téléfilm érotique fauché des années 90. Brrrrr… Lorsqu’on est habitué à John Williams, Lalo Schiffrin ou Alexandre Desplats, c’est éprouvant pour les nerfs.

Cette fausse note (!) mise à part, à mesure qu’on découvre l’histoire, on se surprend à entrer dans le scénario au même titre que les protagonistes. Attention, il ne s’agit pas non plus d’une de ces histoires machiavéliques qui se retournent à 15 secondes du générique de fin et surprennent le spectateur par son habileté ! Non, non, car il n’y a pas non plus le moindre suspense : tout est dit dès le début du film !

C’est sûr que j’ai là une manière bien particulière de vous vendre ce film ! Mais franchement, regardez-le, il en vaut la peine. Et puis, il ne dure qu’une heure et trente minutes. Vous n’êtes pas à ça près, vous avez bien le temps.

ON EN A LES POILS DES PIEDS QUI TOMBENT

Alors qu’il s’en était plutôt bien tiré en adaptant « Le Seigneur des Anneaux », Peter Jackson s’est totalement fourvoyé en voulant faire du livre pour enfants « Bilbo le Hobbit » une épopée cinématographique pleine de bruit et de fureur.

Où sont les personnages attachants ? Où est la magie ? Où est l’innocence du propos, à la limite du naïf parfois ? Peter Jackson aurait-il perdu son âme d’enfant ?

Ça hurle, bondit, tombe, occis, explose, combat, meurt, virevolte en une course effrénée au toujours plus. Ce n’est plus Frodon, c’est Wolverine ; ce n’est plus Smaug, c’est Mégatron.

Quel sera son prochain projet ? « Le petit Chaperon rouge » en deux films de trois heures, avec 250 millions de dollars de budget, 4 500 figurants et Robert de Niro dans le rôle titre (Oscar du meilleur Maquillage en perspective) ?

Et la poésie, bordel ?!

PÉCHÉ (D’UN ENNUI) MORTEL

sincity2J’ai vu, hier, « Sin City 2 A Dame to kill for ».

Enfin… quand je dis « j’ai vu », cela signifie que des images se sont imprimées sur ma rétine, mais aucun message n’est  parvenu jusqu’à mon cerveau. Pour la bonne raison qu’il n’y en a pas. Sin City 2 est purement, exclusivement et absolument formel. Mais de fond, point. Rien.

Sin City 2 est l’archétype du film creux, à la vacuité vertigineuse, un grand et long néant.

Par comparaison, « Transformers » ressemble à un film d’Ingmar Bergman et « Camping » à du Jean-Luc Godard.

Sin City 2, c’est « Plus belle la Vie », à ceci près que la pellicule est restée en négatif. Et encore, je suis persuadé qu’il y a quelqu’un qui écrit les scénarios de « Plus belle la Vie ». Ce qui ne semble pas être le cas ici.

Ce film parvient tout de même à réaliser l’exploit de propulser Ed Wood, Quentin Tarantino et Jean Rollin au firmament du 7e Art ! Ainsi, deux énormes différences séparent Sin City 2 de « Mon Curé chez les Nudistes » : le second ne se prend pas au sérieux, contrairement au premier, et Paul Préboist a du charisme, contrairement au pseudo-Mickey Rourke ridiculement déguisé en menhir de Carnac.

On me rétorquera « C’est de la BD. »
Primo : non, ça n’est pas de la BD, c’est du cinéma, désolé.
Secundo : parce que c’est tiré d’une BD, ça doit être d’une aussi affligeante nullité ? Je n’aime globalement pas la BD parce qu’elle est dans un entre deux qui ne me satisfait pas, mais je ne saurai dénigrer le genre tout entier pour son manque de fond.

Les spectateurs les plus pervers se satisferont peut-être des quelques secondes de nudité d’Eva Green (à supposer qu’il ne s’agisse pas d’images de synthèse comme le reste) : ils auront eu leurs quatre livres de chair (deux seins, deux fesses). Mais la (ou le) plastique de Mme Green, aussi joli(e) soit-il/elle, ne fait pas un film. De fait, Sin City 2 n’en est pas un.

OUEST TERNE

djangoLorsqu’un pirate de l’air entreprend de détourner un Boeing 747 avec plusieurs centaines de passagers à bord, on peut supposer qu’il a un plan, un objectif. Ou alors, c’est qu’il s’agit d’un fou, d’un pauvre hère qui se fera rapidement buter par les services de sécurité ou finira par crasher tout le monde au milieu de nulle part. Quentin Tarantino fait partie de cette triste catégorie des pirates qui détournent l’avion pour le seul plaisir égoïste et vain de pouvoir visiter le cockpit.

Avec « Django unchained », Tarantino pastiche une fois de plus – ne sait-il donc faire que cela ? – un genre cinématographique, en l’occurrence le western spaghetti. Que les mânes de Ferdinando Baldi, Damiano Damiani, Sergio Corbucci et bien sûr Sergio Leone ne tremblent pas, elles n’ont rien à craindre, Django ne les concurrence pas, ne leur fait aucune ombre et, pire, ne leur rend pas même hommage. Django n’arrive pas à la cheville du plus mauvais des Trinita. Il n’est qu’un zéphyr tiède issu de la digestion rapide de Tarantino, une sorte de Big Mac qui voudrait se faire dos de chevreuil rôti aux baies de genièvre sauce Grand Veneur.

Là où un grand réalisateur nous happe et nous entraîne, de gré ou de force, dans un univers qui lui est propre, nourri de ses fantasmes, bâti sur une vision, et nous fait vivre et ressentir ce qu’il a décidé de nous faire vivre et ressentir, Quentin Tarantino se contente d’un plaisir solitaire et coupable et le spectacle de sa pignolade sur pellicule n’est pas même risible, juste pathétique et dérisoire.

Car lorsqu’on se saisit, qui plus est, d’un sujet comme l’esclavage, on tente au moins de le traiter avec respect. Mais Tarantino se fout bien des sujets qu’il traite, ce qui l’intéresse, c’est la forme. Aussi accumule-t-il grassement les poncifs et lieux communs dans un scénario aussi bavard et creux qu’un talk-show à une heure de grande écoute.

Enfin, d’un point de vue cinématographique, rien, pas la moindre créativité, aucune once d’originalité, même pas un plan dont on pourrait se souvenir comme étant peu ou prou esthétique.

Alors, que reste-t-il de ces deux heures cinquante minutes (!) boursouflées et d’une grande vacuité ? On s’amuse à remettre un nom sur la flopée de comédiens de seconde zone jadis connus (Bruce Dern, Don Johnson, Tom Wopat, le grand Franco Nero, Lee Horsley, Robert Carradine, etc.) qui viennent cachetonner pour compléter leur retraite, tandis que les « stars » pataugent dans le cabotinage le plus exécrable. Mention spéciale, toutefois, à Christoph Waltz qui tient son personnage de bout en bout et parvient, malgré le naufrage général qui l’environne, à lui donner suffisamment d’épaisseur pour être crédible.

Par pitié, Monsieur Tarantino, si vous aimez vraiment le cinéma de genre, cessez d’en faire, ou, comme Michael Bay, n’ayez pas d’autre ambition que de vendre du pop-corn dans des stabulations, car le reste vous est inaccessible.

COLIN-MAILLARD À OUESSANT

colinmaillardouessantLa tendance a été (et est encore) aux romans policiers historiques, et l’excellente collection « Grands Détectives » de 10/18 nous a permis de découvrir nombre d’auteurs de grand talent : Robert Van Gulik, Jean-François Parot, Ellis Peters et bien d’autres encore.

Depuis quelque temps, le polar se décline aussi en mode régionaliste. Après tout, le crime est universel, et il peut être amusant de suivre une enquête dans un lieu, un village, une région qu’on connaît bien.

Reste à savoir si être du cru, pour l’auteur, est un gage de qualité suffisant pour se targuer de faire de la bonne littérature. Certes non. Pourtant, certains sont néanmoins édités.
C’est ainsi le cas pour « Colin-Maillard à Ouessant » de Françoise Le Mer, aux éditions du Palémon.

Il s’agit d’un whodunit très classique, à cette différence que, le tueur agissant du fait de bouffées délirantes, il peut s’agir de n’importe qui. Dommage pour les amoureux de déductions logiques. L’intrigue est inintéressante et si invraisemblable que l’auteur croit même bon de le faire dire à l’un de ses personnages !

La psychologie de ces derniers est aussi mince qu’une feuille de papier à rouler, lorsqu’ils ne sont pas la caricature de personnages littéraires célèbres. On ne pourra ainsi pas s’empêcher de voir en l’inspecteur Le Fur un pâle ersatz du célèbre Bérurier, au détail près que n’est pas Frédéric Dard qui veut.

Reste donc la localisation des crimes et de l’enquête. Ouessant n’est pas un lieu anodin et l’on s’attend, on espère même que l’auteur saura nous rendre l’atmosphère insulaire si caractéristique d’Ouessant. Et… rien. À croire que Françoise Le Mer n’y a jamais mis les pieds. Elle se borne donc à donner quelques indications sans doute relevées sur une carte IGN. Aucune description, aucun ressenti. L’enquête se déroule à Ouessant, mais elle aurait pu être située à Besançon que ça n’aurait rien changé. Dès lors, quel intérêt ?

Si l’on ajoute à cela que l’ouvrage comprend de nombreuses fautes (grammaire, orthographe, typographie, mots manquants) et que – je suis pourtant particulièrement soigneux avec mes livres – la tranche de la couverture s’est cassée à la première lecture, je pense qu’on peut comprendre les raisons d’une chronique aussi dure.

Bref, un livre qu’on lira vite si on a du temps à perdre, dans un train ou la salle d’attente du dentiste.

LA MORT SUR UN CHEVAL PÂLE

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« La Mort sur un Cheval pâle » de Daniel Vasseur, aux Éditions du Patrimoine

Depuis déjà pas mal d’années, les romans policiers historiques se sont fait une place dans les rayonnages des librairies, devenant un genre à part entière : le frère Cadfael, le juge Ti, Roger le colporteur et bien d’autres lui ont apporté ses lettres de noblesse.

Les Éditions du Patrimoine, qui sont le département éditorial du Centre des monuments nationaux et l’éditeur délégué des services patrimoniaux du ministère de la Culture et de la Communication, ont voulu suivre cette tendance.
En effet, outre la publication de textes relatifs aux dernières recherches en archéologie, architecture, histoire de l’art et autres, elles ont aussi une mission de diffusion et de vulgarisation des connaissances du patrimoine auprès d’un large public.

« La Mort sur un Cheval pâle » de Daniel Vasseur entre donc dans ce cadre : roman policier se déroulant à Paris en 1855, notamment dans le quartier de la Sainte-Chapelle, il utilise la trame classique de l’enquête pour nous faire découvrir le Paris impérial du milieu du XIXe siècle, à la veille de l’exposition universelle, et aussi, bien sûr, la dite Sainte-Chapelle. C’est d’ailleurs indiqué très clairement sur la 4e de couverture : « CRIMES ET MONUMENTS – LA SAINTE-CHAPELLE : une ténébreuse affaire, une énigme, du suspense… et un monument ! Tels sont les ingrédients de cette nouvelle collection qui renoue avec la tradition du polar historique dans un décor fabuleux de cathédrales, de châteaux et de sites archéologiques. »

Sauf qu’il n’en est rien, car on n’apprend rien, rien de rien, ni de la vie quotidienne des parisiens de l’époque, ni du monument dont il devrait être question, si ce n’est que les vitraux ont été restaurés cette année-là. C’est tout.

Les descriptions sont rares, on reste constamment dans un flou bien pratique. La Sainte-Chapelle elle-même n’est pas du tout mise en valeur et les scènes qui s’y déroulent sont rares. Une seule chose ne nous est pas épargnée : l’auteur a sans doute dû dégoter un plan du Paris de l’époque, et il nous assène donc à chaque chapitre l’enfilade des noms de rues empruntées par ses personnages. Cela n’apporte strictement rien, ni à l’histoire, ni à l’Histoire, mais c’est supposé donner un vernis d’authenticité indéniable. Le vernis est assommant.

Puisque la partie historique est pour le moins inintéressante, reste la partie enquête policière. Las ! La poursuite du bagnard en fuite par un commissaire bougon n’est pas palpitante, d’autant que le style de l’auteur est particulièrement mou et que la psychologie des personnages est réduite à sa plus simple expression.

Enfin, le dénouement est particulièrement décevant, l’énigme n’en étant pas une et l’assassin enfin démasqué ayant été choisi par l’auteur uniquement pour donner prétexte à coller la Sainte-Chapelle dans le décor (mais ça aurait pu être n’importe qui d’autre… je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue, si tant est qu’on puisse vraiment parler d’intrigue).

Bref, tout cela sent le livre de commande, vite écrit. Comme il fait moins de deux cents pages en gros caractères, il sera tout aussi vite lu… et oublié.

LE CHIEN (HISTOIRE D’UN OBJET DE COMPAGNIE)

"Le Chien - Histoire d'un Objet de Compagnie" de Victoria Vanneau21 février 2014 : Le président de la République a rejeté l’idée de faire évoluer le statut des animaux dans le code civil. François Hollande répond ainsi à des intellectuels qui avaient demandé en octobre dernier dans un manifeste à reconnaître « la nature d’être sensible » de l’animal. Les animaux continueront donc d’être considérés, en droit, comme des biens meubles.

Victoria Vanneau est historienne du droit et spécialiste de l’histoire des violences conjugales.
C’est donc sous ces trois angles, l’histoire, le droit et la violence, qu’elle aborde la place du chien dans la société.

Essai de sociologie ? Thèse historique ? Ouvrage militant ? « Le Chien – Histoire d’un Objet de Compagnie » est tout cela à la fois.

Ce texte ne nous épargne aucune des abominations commises par l’Homme à son meilleur ami, et devient donc, de fait, une longue plaidoirie de la Défense pour la cause de nos compagnons à quatre pattes.

Le style est sec, aride, technique, aussi impitoyable que les cruelles vivisections dont les chiens furent victimes dès le XVIe siècle.
Malgré une quatrième de couverture très « engageante », ce livre ne permet aucun questionnement quant au public qu’il vise : il s’agit d’un ouvrage historique destiné de toute évidence, sinon à des chercheurs, du moins à des étudiants : technique, précis, exhaustif, riche de références, trop austère pour, sinon intéresser, du moins être d’un abord agréable à un large public.

Car ce livre est douloureux à lire, puisque chaque page tournée s’accompagne d’une question : « Que va-t-on encore bien pouvoir faire subir à ces pauvres chiens ? »
Heureusement, le dernier tiers du livre est moins éprouvant pour les nerfs, mais aussi plus fastidieux car plus axé sur l’aspect juridique de la « personne » animale.

Toutefois, le lecteur non-universitaire qui parviendra à surmonter ses sentiments d’horreur puis (un peu) d’ennui, et à lire ce livre intégralement, en sortira sinon grandi, du moins meilleur, et je ne doute pas que quelques-uns se précipiteront vers le refuge le plus proche pour adopter un nouvel ami.
Mais ces lecteurs-là n’ont sans doute pas besoin d’être convaincus.
Et ce n’est sans doute pas le but recherché. De même qu’un ouvrage de mécanique automobile n’a pas pour objet de faire aimer les voitures.

Un livre à la fois passionnant et terriblement dérangeant, donc.

Vous me permettrez de clore là ma critique : mon chien me regarde avec insistance… Je crois qu’il veut une caresse.

PS : lorsque les notes bibliographiques ou autres sont nombreuses, ce qui est le cas ici, il serait beaucoup plus pratique et agréable de les mettre en bas de page plutôt qu’en fin de volume.

PPS : Merci aux éditions Autrement et à Babelio de m’avoir fait parvenir cet ouvrage.

UN BON SMARTPHONE ANDROID À MOINS DE 100 €, C’EST POSSIBLE ?

Archos 40 Titanium

le gagnant de notre sélection à moins de 100 € : l’Archos 40 Titanium

Huawei Ascend Y300

le meilleur rapport qualité/prix de notre sélection : le Huawei Ascend Y300 à environ 75 €

C’est possible !

Bien sûr, il ne faut tout de même pas s’attendre à un foudre de guerre. Si vous voulez un Samsung Galaxy Note 3, il faut compter dans les 600 €. Alors pour 6 fois moins…

J’ai donc passé en revue une quarantaine de smartphones Android encore en vente (en neuf, je n’ai pas sauté sur l’occasion). Pour diverses raisons, j’ai éliminé les smartphones chinois sans marque (ou aux marques folkloriques, comprendre par là qu’un même modèle peut avoir des composants pour le moins… aléatoires !).

Il en reste donc 24.

Sur ces 24 smartphones, 7 sont mystérieux, à savoir qu’obtenir des données techniques sur ces appareils semble relever de l’hérésie… « Comment ? vous voulez connaître les caractéristiques de notre smartphone avant de l’acheter ? Et puis quoi encore ?! » Bon… Il s’agit de l’Acer Liquid Z2, du HTC Wildfire S, du Huawei G7500, du Motorola Motosmart, du Polaroid PRO G 40C, du Thomson Tlink 355 et du Thomson Tlink 405. On parvient à glaner une info ici ou là, mais pas suffisamment pour dresser un profil complet. Tant pis pour eux.

Il n’en reste donc plus que 17. Tous ont les fonctions traditionnelles d’un smartphone : téléphone (ah bon ?), puce GPS ou A-GPS, Wi-Fi, Bluetooth, écran tactile, appareil photo, port USB…

Ce qui va réellement les différencier va se situer au niveau de la qualité de l’écran, de la puissance du processeur et de quelques petits gadgets : résolution du capteur de l’appareil photo, puissance de la batterie, résolution de l’écran, espace mémoire disponible, port micro-SD pour ajouter une carte mémoire, réception de la radio FM, etc.

Voici donc le tableau récapitulatif  de ces 17 smartphones Android :

comparatif smartphones entrée de gamme

cliquez pour agrandir

C’est donc l’Archos 40 Titanium qui se détache du lot en proposant les meilleures caractéristiques techniques pour un smartphone à moins de 100 €. À noter qu’il sera prochainement vendu par Auchan sous la marque distributeur Qilive, a priori au même prix.
Le meilleur rapport qualité/prix est quant à lui attribué à l’Huawei Ascend Y300 qui offre un assez bon niveau d’équipement pour la modique somme de 75 € environ (après Offre Différée de Remboursement).

Il va sans dire que ce classement est valable au jour d’aujourd’hui et sera sans doute obsolète sous peu, les modèles de smartphones mis sur le marché gagnant en qualité et pas forcément en prix à chaque instant…

LES AMOURS VULNÉRABLES DE DESDÉMONE ET OTHELLO

Les Amours vulnérables de Desdémone et OthelloRéécrire une œuvre célèbre est un exercice de style qui peut avoir son intérêt : mettre au goût du jour ou du public local une histoire universelle.
Ainsi, au XVIIIe siècle, Ducis s’empara-t-il de plusieurs œuvres de Shakespeare, mais au lieu de simplement les traduire, voire de les mettre en vers (comme le fit au siècle suivant Le Châtelain), entreprit-il de les réécrire en partant de la trame originelle ou des sources qui inspirèrent le Grand William.
Ainsi encore, plus près de nous, le travail de Tom Stoppard dans ses « Rosencrantz et Guildenstern are dead » ou « Shakespeare in Love » qui écrit à côté, en parallèle d’« Hamlet » ou de « Romeo and Juliet » et vient en donner un nouvel angle de lecture.
C’est donc d’un œil bienveillant que j’abordais « Les Amours vulnérables de Desdémone et Othello » de Manuel Piolat Soleymat et Razerka Ben Sadia-Lavant, « librement inspiré d’Othello, le Maure de Venise de William Shakespeare », et paru collaborativement chez Riveneuve éditions et Archimbaud éditeur.

Dès les premières pages, que dis-je : dès les premiers mots ! un sombre doute m’étreignit.
Il est toujours délicat de dire du mal d’un ouvrage qui vous a été offert (au passage, merci à Babelio et à son opération Masse Critique, ainsi qu’aux éditeurs qui jouent le jeu).
Mais force est de constater qu’il ne s’agit en effet nullement d’une réécriture et le texte n’est pas le moins du monde « librement inspiré ». Car d’inspiration, il n’y a point ! Il s’agit, bêtement et simplement, d’une traduction, qu’on a coupée, détricotée et retricotée, malaxée, martyrisée et amputée pour l’expurger de toutes les difficultés de mise en scène (le texte a d’ailleurs été monté par la co-auteure) et la rendre un peu plus nerveuse. Sans doute le texte était-il trop long ? la distribution trop nombreuse ?… Oh certes, il y a bien un bout de phrase inventé ici ou là, pour recoller les morceaux… mais un travail de collage est-il un travail d’auteur ?

Seule originalité du texte : chaque chapitre (oui, vous comprenez bien qu’au XXIe siècle, le découpage en actes et en scènes est totalement has-been) est gratifié d’un petit titre. C’est dire si les auteurs ont poussé loin la créativité et l’audace !
Non, la seule véritable audace dont les deux complices – au sens premier du terme – ont su faire preuve, c’est de substituer leurs noms à celui du poète au haut du livre et de n’en pas même faire état en quatrième de couverture. On passe à la postérité comme on peut.

L’ouvrage coûte 12 euros. On l’achètera à la sortie du théâtre si on a vu et apprécié le spectacle.
Sinon, on trouve d’excellentes traductions, complètes et gratuites sur internet : si on aime la littérature, on se tournera vers celle, ultra-classique, de François-Victor Hugo. Si on en veut une plus « jouable », celle de Guizot se prêtera fort bien à l’interprétation sur scène. Et si on est juste curieux, il y a aussi celles de Pierre Le Tourneur ou les versions du chevalier de Châtelain  ou de Ducis.

Je voudrais profiter de cette critique pour lancer un appel aux éditeurs de textes de théâtre. Un texte est destiné, avant tout, à être dit, à être joué. Donc tenu en main par une personne debout et en mouvement. Un livre avec une marge d’un centimètre, une couverture rigide au dos carré-collé ne permet pas ce genre d’exercice. Que faire, dans ce cas ? Prendre son courage à deux mains et retaper le texte, puis le maquetter sommairement et en faire une sortie imprimante au format livret. Si le livre avait été pensé préalablement, il aurait été plus rapide et pratique d’en acheter un exemplaire à chaque comédien et l’éditeur aurait gagné quelques sous supplémentaires.

« MORDRE LE BOUCLIER » DE JUSTINE NIOGRET

« Mordre le Bouclier » de Justine NiogretJe commençais ma critique de « Chien du Heaume » de Justine Niogret de la sorte :
Vous aimez les barbares musculeux qui décapitent une hydre d’un revers de lame négligent ? Les magiciens omniscients qui déclenchent des sortilèges aux conséquences cataclysmiques ? Les quêtes épiques, les dragons caparaçonnés, les batailles dantesques, les chevaliers courtois, les belles guerrières dénudées, les nains, trolls, orcs, gobelins ou autres représentants du Petit Peuple ? Passez votre chemin, manant, vous ne trouverez rien ici qui satisfasse votre désir.

« Mordre le Bouclier » est la suite de « Chien du Heaume » et mon introduction reste valable. Elle est même encore plus appropriée pour ce volume !

Nous sommes à une époque charnière : les villes prennent de l’importance tandis que les castels tombent en ruine. Il en va des vieilles pierres comme des hommes, à ceci près que ces derniers s’interrogent sur leur présence ici-bas, et sur leur place dans l’édifice. Leurs corps ont réchappé à tant de périls, ressenti tant de douleurs, exsudé tant de haine qu’ils ne savent même plus pourquoi ils sont encore animés d’une étincelle de vie, pourquoi leur reptation vers un destin qu’ils devinent, qu’ils connaissent déjà, perdure encore. Si ce n’est du fait de cette volonté forgée par l’habitude de la souffrance.

Soyons clair : il ne se passe pour ainsi dire rien sur les deux cent vingt pages de ce roman crépusculaire. Mais ce rien est captivant, hypnotique. Tel un accident de voiture auprès duquel on passe sur l’autoroute : on sait qu’on est voyeur et que le spectacle va être horrible, mais on ne peut s’empêcher de regarder. Et l’image imprimera à jamais notre rétine. Le rien de Justine Niogret imprimera l’œil du lecteur de façon indélébile et le hantera ensuite.

Ce rien, c’est un abcès qui suppure et s’écoule mauvaisement, ligne après ligne. Nous en sommes les victimes, au même titre que les personnages. Nous sombrerons avec eux, nous boirons le calice jusqu’à la lie. Mais que reste-t-il ensuite, lorsque le pus s’en est allé ? La chair vive et fraîche, palpitante.

Malgré sa noirceur putride, l’œœuvre de Justine Niogret est un vibrant appel à la vie.

Post-Scriptum : quelques anachronismes (peut-on parler « d’anachronisme » dans un moyen âge fantasmé ?) étonnants traînent ici et là. Ils ne nuisent ni à l’action (et pour cause) ni à la compréhension, mais irritent l’œil… Pourquoi sont-ils là ? Un pari ?

« CHIEN DU HEAUME » DE JUSTINE NIOGRET

« Chien du Heaume » de Justine NiogretVous aimez les barbares musculeux qui décapitent une hydre d’un revers de lame négligent ? Les magiciens omniscients qui déclenchent des sortilèges aux conséquences cataclysmiques ? Les quêtes épiques, les dragons caparaçonnés, les batailles dantesques, les chevaliers courtois, les belles guerrières dénudées, les nains, trolls, orcs, gobelins ou autres représentants du Petit Peuple ? Passez votre chemin, manant, vous ne trouverez rien ici qui satisfasse votre désir.

Chien du Heaume n’a de « Fantasy » que la classification dans la collection de l’éditeur. Justine Niogret a écrit ce qu’on pourrait appeler une « fantaisie historique », ancrée dans le réel fantasmé de ce qu’aurait pu être un certain haut moyen âge, que les anglophones ont l’habitude d’appeler « the dark ages » (et qui n’avaient d’ailleurs de sombre que les nuits sans lune). C’est la vraie vie dans un monde qui aurait pu exister, avec ses attentes déçues, ses longues périodes d’ennui ou de désespoir, et son lot de tripaille puante. Car on ne traverse pas les âges sombres impunément : on patauge dans la merde, la peur tord les viscères, l’acier se repaît de sang noir et lourd et le froid, la faim et la maladie prennent leur comptant de vies.

L’histoire est courte – « seulement » 200 pages de livre de poche (enfin un ouvrage qui ne se délaye pas inutilement sur 5 tomes de 500 pages !) -, dense et… frustrante ! au même titre que la vie peut l’être lorsque l’espoir ou la raison s’évapore.

On pourra reprocher à Chien du Heaume un certain manque d’attrait ou d’action. De fait, il ne s’y passe pas grand-chose. Les personnages étant réalistes, il ne leur arrive rien de véritablement trépidant. Des héros de Fantasy auraient vécu d’incroyables aventures. Mais héros, ils ne le sont point, et leur histoire n’a rien d’une saga épique. Ils ne sont que des femmes et des hommes en butte à l’extrême rudesse de l’existence en ces temps troublés.

Usant d’une langue très stylée, saupoudrée de soupçons de vocabulaire archaïque, Justine Niogret a réalisé là une œuvre de fiction originale et de qualité, qui réconcilie avec la littérature de genre, laquelle est trop souvent abandonnée à une production industrielle médiocre et formatée.

Tant de louanges doivent être compensés tant soit peu, il en va de ma réputation ! La seule fausse note du texte réside, à mon sens, dans le court prologue, qui n’est rattaché en rien au reste du texte (ou je n’ai rien compris à l’histoire, ce qui n’est pas impossible). On en arrive à se demander s’il ne manquait pas quelques pages à l’éditeur pour sortir le livre…

« FRANÇOIS VILLON, POÈTE ET CLERC TONSURÉ » DE GEORGES LAS VERGNAS

pendus

Frères humains qui après nous vivez
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
Vous nous voyez cy attachez cinq, six
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est pieça devoree et pourrie,
Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s’en rie :
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

Georges Las Vergnas est un personnage qui mériterait, à son tour, qu’on lui rédige une biographie à la hauteur de sa verve : vicaire de la cathédrale de Limoges, il perdit la foi après la seconde Guerre Mondiale et devint libre penseur. Dès lors, il n’est guère étonnant qu’il ait porté sont intérêt sur cet autre personnage, ô combien illustre, clerc comme lui et à l’existence tout aussi ambiguë : François Villon.

Cette œuvre n’est pas tant une biographie que le roman du poète : La Vergnas est un fin lettré et sous sa plume revivent joyeusement Villon, bien sûr, mais aussi ses acolytes de beuveries, les femmes de petite vertu qu’il troussa, les bandits de grand chemin qu’il fréquenta…

« Il fut l’honorable souteneur, pendant quelques mois, de la Grosse Margot, tripeuse et puissamment boyautée, testonnante et callipyge, salaison de toutes luxures. Ô muse lascive, tu lui as prêté de vifs accents pour la chanter au luth : Tous deux ivres, dormons comme un sabot…
Quelle plasmature ! quelle charnure ! quel tempérament ! Et il revit les matins effondrés où elle le laissait éreinté après qu’ils eussent toute la nuit joué à serre-croupière. »

« Il enviait ces ecclésiastiques lippus, ventrus et joufflus ; ces ventricoles adipeux, ces riches panses, ces croquelardons de haut lard, ces fripe-sauces et écumeurs de pots. Ils s’emplissaient aux gargotailles du matin comme aux crevailles du soir. Et pionçaient lourdement des repaissailles du soir aux morfiailles du matin.
Quelle belle vie ! pense Villon. »

L’ouvrage n’est pas une thèse, et la précision scientifique n’est pas de rigueur, mais la faconde de l’auteur l’emporte et c’est réel plaisir que de lire les pathétiques tribulations de ce traîne-misère entrecoupées des vers du grand poète.

PROMETHEUS PROMETTAIT MAIS NE TIENT PAS

Prometheus

J’ai vu hier le film « Prometheus » de Ridley Scott, prequel (affreux anglicisme, mais antépisode est encore pire !) de son film culte de 1979 « Alien ». Et on ne peut que saliver à l’idée de ce qu’un artiste comme le réalisateur de « Blade Runner » pourrait faire en revisitant, 33 ans plus tard, le mythe qu’il a initié.

Hélas, si financièrement la soupe est bonne (et elle doit vraiment l’être puisqu’une suite – oui, une suite au préambule – est d’ores et déjà programmée pour 2015…), le bouillon est fade.

Ridley Scott nous offre deux heures d’images froides, certes léchées (trop sans doute), mais qui nous laissent de marbre. Le scénario s’appuie vaguement sur un salmigondis mêlant recherche du père / recherche de Dieu et ne propose rien d’autre qu’une resucée des précédents opus sans la moindre originalité, sans aucune créativité. Tout est là : les crétins qui se font décimer, le complot industriel, l’androïde décapité au sang laiteux, l’héroïne qui va se dépasser en petite culotte et qui, au final, sera la seule à pouvoir quitter la planète inhospitalière… Le balisage du film est si évident qu’on sait, après dix minutes, tout ce qui va suivre. Avec un budget initial de 130 millions de dollars, on pouvait espérer qu’un scénariste sérieux aurait été embauché…

« Dans l’espace, personne ne vous entendra crier » lisait-on en sous-titre à Alien. Ici, on ne crie pas, on ne sursaute pas, on s’ennuie mollement.

Il paraît que Ridley Scott travaille actuellement à un Blade Runner 2… Tant pis.

« LE LIVRE DE CENDRES » DE MARY GENTLE

« Le Livre de Cendres » de Mary Gentle

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• Le Livre de Cendres, tome 1 : La Guerrière oubliée de Mary Gentle

En attaquant l’ouvrage, on se dit : « Enfin ! Une vraie histoire, carrée, intéressante ; de vrais personnages, solides, bien campés ; une vraie écriture, avec du style et – ô miracle ! – du vocabulaire !!! »
Et le tout pas gnangnan, bien au contraire ! On est là à mille lieues des pauvres états d’âme des héros tièdes qui s’étalent généralement à longueur de pages dans de la Fantasy de second ordre, expurgée de tout ce qui pourrait choquer un adolescent sensible et boutonneux.
Ici, ça pue, ça gueule, c’est fort, franc et massif, il y a de la chair et du sang (la référence n’est pas innocente) tant scénaristiquement que stylistiquement !
Bref, du bonheur pour lecteur adulte.
Hélas, l’action se dilue un peu lors du basculement dans la Fantasy uchronique. On regrettera aussi certaines scène assez confuses dans leur description, notamment certains combats. L’ensemble reste toutefois de grande qualité.

 

• Le Livre de Cendres, tome 2 : La Puissance de Carthage de Mary Gentle

Après un premier opus très ancré dans l’Histoire, ce second tome du Livre de Cendres bascule totalement (pour ne pas dire « sombre ») dans la fantasy la plus complète. Par ailleurs, il ne se passe quasiment rien tout au long des quelques 600 pages, l’héroïne subit l’action sans en être véritablement partie prenante et comme le tout est absolument centré sur ce personnage (pas une scène, pas une ligne qui ne lui soient consacrées), lequel revient en fin de compte à son point de départ, on finit par se demander à quoi sert ce tome, hormis à faire du chiffre d’affaires.
On se prend à penser : « Y a intérêt à ce que ça s’améliore sur le tome 3 ! »
Et franchement, le coup du Deus Ex Machina (c’est le cas de le dire) qui vient sauver le personnage dans une situation impossible, c’est indigne, de nos jours !

 

• Le Livre de Cendres, Tome 3 : Les machines sauvages de Mary Gentle

Encore un tome sans intérêt… 600 pages de grand néant tout vide ou plein de rien, comme on voudra. Aller directement au tome 4 (ou pas, on peut aussi s’en dispenser).

• Le Livre de Cendres, Tome 4 : La dispersion des ténèbres de Mary Gentle

Quoi, quoi, quoi ? Tout ça pour ça ? Deux mille six cents loooooooooongues pages de tergiversations oiseuses, de causeries insipides et de narration ultra-linéaire POUR ÇA ?!?! cette fin d’un ridicule achevé ? Certes, il y a bien un petit (oh, léger, hein, pas de quoi pavoiser) sursaut d’intérêt quelques centaines de pages avant la fin, mais jamais, je pense, conclusion de roman n’aura mieux porté le nom de « chute ».