TRAGÉDIE FRANÇAISE

49Hubert Mounier, alias « Cleet Boris » (classe !), est défuncté. Et les médias et réseaux sociaux de fondre en larmes et hommages. On a les Bowie et les Prince qu’on peut.

Ce n’est pas tant que le chanteur du groupe « L’Affaire Louis’ Trio » était célèbre. S’il était une star mondiale au 5e étage de son immeuble, il est surtout le symptôme d’une génération désillusionnée, celle des années 80, à qui tout semblait possible, et qui se heurte aujourd’hui au fort solide mur de la cinquantaine arthritique.

L’année 2016 a peut-être été la plus meurtrière en personnalités du show-business, je ne sais pas, il faudrait éplucher la presse des années précédentes et faire des statistiques.

Ce que je sais par contre, c’est que les lamentations qui accompagnent le décès d’un obscur chanteur de variétoche à l’heure de gloire éphémère et passée depuis lurette sont révélatrices d’une contemplation nombriliste de notre jeunesse dorée, comme les petits vieux qui ne lisent que les pages d’obsèques dans les journaux locaux, afin de pleurer ceux qui partent les premiers et se réjouir secrètement, mais vainement et stérilement, d’être toujours en vie.

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