LA BOÎTE À OUTILS DE L’AUTEUR

boiteaoutilsSuite à diverses conversations que j’ai pu avoir avec des auteurs, je vous livre ici les outils, principalement informatiques, que j’utilise pour écrire :

Tout d’abord, j’écris mes premiers jets au stylo-plume ou au crayon-mine (qui permet de gommer, c’est plus propre), non par pédanterie ou snobisme, mais simplement parce que j’écris plus lentement à la main que je ne tape sur un clavier, ce qui me permet de ne pas aller plus vite que ma pensée. Mon écriture manuscrite ressemblant à celle d’un médecin ivre, j’utilise donc un stylo-plume Rotring ArtPen Calligraphy à plume large, ce qui me permet de pouvoir me relire sans (trop de) difficultés.

Ensuite, pour les ouvrages impliquant des lieux, personnages et situations nombreux, divers, variés et touffus, j’utilise un assistant à l’écriture, à savoir yWriter (logiciel gratuit). Il permet de décrire et de gérer les différents personnages, accessoires, lieux, etc. scène par scène, chapitre par chapitre.
Il existe d’autres logiciels qui peuvent faire la même chose, certains étant un peu plus complets (et payants) comme Scrivener.
Les plus aventureux pourront aussi mettre en place leur propre organisateur de pensée sous forme de wiki. Il en existe quelques flopées, libres et gratuites. À vous de tester.
D’autres utiliseront des logiciels de prise de note connectés leur permettant de rester constamment en contact avec leurs données, via leur smartphone, comme OneNote ou EverNote.

Il va sans dire qu’un bon texte est un texte sans faute d’orthographe, de grammaire ou de typographie. Il convient donc d’avoir de bons dictionnaires sous la main. On peut bien sûr utiliser les dictionnaires papier, mais ça reste cher, encombrant et peu pratique. À titre personnel, j’utilise un petit logiciel gratuit (et portable), GoldenDict. Il se charge en mémoire et permet d’être appelé très facilement pour vérifier l’orthographe d’un mot, à l’aide de nombreux dictionnaires (Larousse, Robert, Académie Française, etc.) À noter qu’on peut aussi l’utiliser dans un contexte de traduction.
On peut aussi utiliser un logiciel de correction. Le plus complet et efficace que j’aie pu tester est Antidote. Il est assez cher (une centaine d’euros) mais c’est bien plus qu’un simple correcteur orthographique et grammatical. Ses différents modules permettent d’apprécier la qualité du style, le nombre de répétitions et bien d’autres choses encore. Ses limites ? celles de tout logiciel, à savoir qu’il est incapable de « comprendre » une phrase complexe et encore moins une subtilité. Bref, aucun logiciel à ce jour ne peut remplacer l’expérience humaine en terme de correction.
Pour ce qui est des difficultés de la langue, je ne peux que conseiller LA BIBLE, à savoir Le Bon Usage de Grévisse. Oui, il est cher, mais c’est un incontournable, et on peut toujours le trouver d’occasion. Et c’est un investissement qui durera.
Enfin, le Bled et le Bescherelle restent des classiques à conserver sous le coude pour lever un doute ou une ambiguïté.
Concernant la conjugaison, on peut aussi utiliser le site Le Conjugueur.

Comme logiciel de traitement de texte à proprement parler, j’utilise la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, qui a succédé à OpenOffice.
Mon seul regret, c’est que le module de recherche/remplacement n’est pas très pratique, notamment pour ce qui concerne les caractères spéciaux. Néanmoins, je fais toute la mise en forme du texte avec LibreOffice. Attention : comme tout logiciel de traitement de texte, il implique de passer un certain temps pour le prendre en main afin de faire quelque chose de vraiment propre, sinon le résultat à l’impression risque d’être catastrophique. Enfin, son module d’exportation en PDF est bien pratique.

Malgré tout, il arrive que LibreOffice soit incapable de faire la mise en forme souhaitée de façon convenable (il souffre aussi de quelques bugs, détectables lorsqu’on le pousse dans ses derniers retranchements), et on doit alors avoir recours à la ruse, en découpant le texte en plusieurs tronçons qu’on exporte individuellement en PDF. Il convient alors de désassembler/réassembler ces fichiers PDF. J’utilise pour ça un petit logiciel gratuit et bien pratique, Gios PDF Splitter and Merger (à noter qu’il existe en version portable).

Les puristes avanceront qu’on ne fait pas une mise en page avec un traitement de texte. C’est (c’était ?) vrai. Dès lors, il conviendra d’utiliser le logiciel libre et gratuit Scribus qui rappellera à certain les anciennes versions de Quark Xpress. Attention, c’est un logiciel qui nécessite un temps d’apprentissage et de prise en main non négligeable. Mais il en va de même de tous les logiciels si on espère un rendu professionnel. À noter que je déconseille avec la dernière vigueur les pseudo logiciels de mise en page comme MS Publisher, dont le rendu est au mieux aléatoire et amateur, au pire catastrophique.

Maintenant que nous avons un livre complet au format PDF, il convient de lui donner une couverture. Généralement, les prestataires en ligne comme Lulu ou Blurb proposent des modules de conception de couverture. Je les trouve limités et trop formatés, et préfère maquetter mes propres couvertures à la main. Pour ce faire, j’utilise donc un logiciel de retouche d’images, à savoir GIMP, qui, sans être aussi complet qu’Adobe Photoshop, a le mérite d’être libre et gratuit. Le maquettage en lui-même est fait avec Inkscape, un logiciel de dessin vectoriel lui aussi libre et gratuit, correspondant grosso-modo à Adobe Illustrator. Il va sans dire que leur prise en main pourra en rebuter certains. On n’a rien sans rien.

• Enfin, si on veut créer ses propres livres numériques, au format standard epub, bien entendu, on utilisera Sigil (gratuit) dont la prise en main est relativement aisée et permet de concevoir et d’éditer ses fichiers rapidement, simplement et proprement. On vérifiera que les fichiers sont conformes au standard grâce à Epub Check qui permet de valider l’architecture et la propreté de l’ebook.

VOILÀ !

Si j’ai oublié quelque chose ou si vous avez des questions, n’hésitez pas, vous savez où me trouver !

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2 réflexions sur “LA BOÎTE À OUTILS DE L’AUTEUR

  1. Ah que voicy un escrin d’ustils fort covenant, spectable compère !
    Mais pour ce qui est du talent d’escrivain, quel logiciel libre et gratuit est-il bon d’installer ? 😉

    • Il en existe deux, libres et potentiellement gratuits : d’abord Culture 1.0, notamment avec son module Lecture qui peut s’avérer fort utile dans le cadre qui nous intéresse. Ne pas hésiter à en user et abuser. Ensuite Cerveau 2.1 qui a des options intéressantes, telles que Imaginaire, ou Créativité. Là encore, il convient de s’en servir sans modération.

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