COLUCHE, REVIENS !

takeshiIls sont devenus fous !

Je viens d’entendre dans le poste radiophonique un pauvre homme se plaindre de travailler en tant que VTC de 4h30 à 20h00, voire parfois jusque 23h00 ou minuit, 7 jours sur  7, pour au final se dégager un revenu correspondant au SMIC mensuel. « Je n’ai pas le choix ! » gémissait-il.

J’ignorais qu’Über mettait un flingue sur la tempe des possesseurs de véhicules particuliers. Je pensais par ailleurs que VTC, à la base, était une activité de complément. Suis-je naïf ! Ce pauvre homme est une victime ! Une victime du libéralisme sauvage ? du capitalisme exploiteur ? Non : une victime de sa propre connerie.

Car rappelons, que tant qu’il y aura des cons qui accepteront de faire un travail de merde à un prix dérisoire, des salopards le leur proposeront, que tant qu’il y aura des cons qui accepteront de vivre dans un placard insalubre au prix d’un rein, il y aura des salopards pour le leur louer, que tant qu’il y aura des cons qui accepteront d’acheter de la merde au prix de l’or, il y aura des salopards pour la leur vendre.

Nous avons la chance de vivre (pour quelques temps encore) dans un pays où -1- nous pouvons faire preuve d’un libre-arbitre non négligeable et -2- les prestations sociales, pour peu qu’on s’attelle au casse-tête qu’est le remplissage d’un formulaire administratif, permet dans la majeure partie des cas de ne pas crever la gueule ouverte sur le bord de la route.

Mais peut-être ce pauvre homme est-il justement l’exception qui confirme la règle et doit-il, pour survivre, être esclave du méchant Über. Dans ce cas, pourquoi le présenter dans un reportage comme représentatif d’un nouveau modèle économique et social ? Car ce modèle n’est aucunement, en France, aujourd’hui, une fatalité. À moins que ce pauvre ne soit le même que celui qui tient le révolver appuyé sur sa propre tempe ?…

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus de saloperies pour que ça ne se vende pas », disait Coluche qui, pour une fois, ne faisait pas d’humour…

MANIPULATION DE MASSE

snake

La désinformation fait florès sur les réseaux sociaux : L214, Wikistrike, Santé Nutrition, etc.

Pourtant, il suffit généralement d’avoir un brin de bon sens, un tant soit peu de culture générale, ou au pire juste le courage de faire une bête recherche sur internet auprès de sources fiables pour démonter aisément leurs mensonges, souvent grossiers.

Dès lors, quel est l’intérêt de ces sites et des rumeurs ridicules qu’ils propagent ?

L’objectif n’est pas de convaincre les gens raisonnables, mais de convertir les crétins. J’use du terme crétin plutôt que crédule, car on est là largement au-delà de la simple crédulité, de celle qui nous fait secrètement espérer que cette fois-ci, on va gagner le bonus au jeu à gratter.

Le cœur de cible étant le crétin (le vrai, hein, l’indécrottable), il convient d’écarter le public tant soit peu doué de raison. Dès lors, il faut appliquer un filtre. Et c’est là qu’intervient le principe de ce qu’on a coutume d’appeler l’arnaque à l’ivoirienne : il fut un temps pas si lointain où nos boîtes mails regorgeaient de spams envoyés par la veuve éplorée d’un quelconque président africain, laquelle cherchait une bonne âme (loué soit Dieu) pour héberger quelques jours sa colossale fortune sur son compte en banque, moyennant un petit pourcentage. Seul un crétin pouvait y croire. Et de fait, seuls les crétins y croyaient. Et quelle meilleure proie pour un escroc qu’un crétin ?

Nous sommes ici dans le même schéma. Ces sites de désinformation cherchent à fédérer les crétins. Mais pourquoi diable ???

Simplement parce qu’ils sont légion ! Et qu’en démocratie, la voix d’un crétin a autant de poids que la voix d’un chercheur du CNRS. Mettez tous les crétins de votre côté, et vous aurez un lobby d’une puissance extraordinaire à votre disposition.

Car une fois convaincu, primo que les médias traditionnels sont vendus aux forces de l’argent et, secundo, que les petits poussins subissent systématiquement un sort effroyable, que le citron a d’extraordinaires vertus anticancéreuses, que l’énergie libre représente une véritable manne presque gratuite, et que les trainées de vapeur laissées dans le ciel par les avions nous font courir des dangers incroyables (!), le crétin est dans la bonne disposition d’esprit pour écouter d’autres messages en se défiant des courants dits officiels : oui, les immigrés cherchent à nous envahir, non, l’homme n’a jamais marché sur la Lune, oui, l’homosexualité est une maladie dont on peut guérir si on en a la volonté, non, les chambres à gaz n’ont jamais existé, oui, il existe des races humaines, certaines supérieures à d’autres…

Vous voyez vers quoi nous dérivons. Et vous devinez, dans cette dérive, à quoi peut bien servir une légion de crétins.

LA BOÎTE À OUTILS DE L’AUTEUR

boiteaoutilsSuite à diverses conversations que j’ai pu avoir avec des auteurs, je vous livre ici les outils, principalement informatiques, que j’utilise pour écrire :

Tout d’abord, j’écris mes premiers jets au stylo-plume ou au crayon-mine (qui permet de gommer, c’est plus propre), non par pédanterie ou snobisme, mais simplement parce que j’écris plus lentement à la main que je ne tape sur un clavier, ce qui me permet de ne pas aller plus vite que ma pensée. Mon écriture manuscrite ressemblant à celle d’un médecin ivre, j’utilise donc un stylo-plume Rotring ArtPen Calligraphy à plume large, ce qui me permet de pouvoir me relire sans (trop de) difficultés.

Ensuite, pour les ouvrages impliquant des lieux, personnages et situations nombreux, divers, variés et touffus, j’utilise un assistant à l’écriture, à savoir yWriter (logiciel gratuit). Il permet de décrire et de gérer les différents personnages, accessoires, lieux, etc. scène par scène, chapitre par chapitre.
Il existe d’autres logiciels qui peuvent faire la même chose, certains étant un peu plus complets (et payants) comme Scrivener.
Les plus aventureux pourront aussi mettre en place leur propre organisateur de pensée sous forme de wiki. Il en existe quelques flopées, libres et gratuites. À vous de tester.
D’autres utiliseront des logiciels de prise de note connectés leur permettant de rester constamment en contact avec leurs données, via leur smartphone, comme OneNote ou EverNote.

Il va sans dire qu’un bon texte est un texte sans faute d’orthographe, de grammaire ou de typographie. Il convient donc d’avoir de bons dictionnaires sous la main. On peut bien sûr utiliser les dictionnaires papier, mais ça reste cher, encombrant et peu pratique. À titre personnel, j’utilise un petit logiciel gratuit (et portable), GoldenDict. Il se charge en mémoire et permet d’être appelé très facilement pour vérifier l’orthographe d’un mot, à l’aide de nombreux dictionnaires (Larousse, Robert, Académie Française, etc.) À noter qu’on peut aussi l’utiliser dans un contexte de traduction.
On peut aussi utiliser un logiciel de correction. Le plus complet et efficace que j’aie pu tester est Antidote. Il est assez cher (une centaine d’euros) mais c’est bien plus qu’un simple correcteur orthographique et grammatical. Ses différents modules permettent d’apprécier la qualité du style, le nombre de répétitions et bien d’autres choses encore. Ses limites ? celles de tout logiciel, à savoir qu’il est incapable de « comprendre » une phrase complexe et encore moins une subtilité. Bref, aucun logiciel à ce jour ne peut remplacer l’expérience humaine en terme de correction.
Pour ce qui est des difficultés de la langue, je ne peux que conseiller LA BIBLE, à savoir Le Bon Usage de Grévisse. Oui, il est cher, mais c’est un incontournable, et on peut toujours le trouver d’occasion. Et c’est un investissement qui durera.
Enfin, le Bled et le Bescherelle restent des classiques à conserver sous le coude pour lever un doute ou une ambiguïté.
Concernant la conjugaison, on peut aussi utiliser le site Le Conjugueur.

Comme logiciel de traitement de texte à proprement parler, j’utilise la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, qui a succédé à OpenOffice.
Mon seul regret, c’est que le module de recherche/remplacement n’est pas très pratique, notamment pour ce qui concerne les caractères spéciaux. Néanmoins, je fais toute la mise en forme du texte avec LibreOffice. Attention : comme tout logiciel de traitement de texte, il implique de passer un certain temps pour le prendre en main afin de faire quelque chose de vraiment propre, sinon le résultat à l’impression risque d’être catastrophique. Enfin, son module d’exportation en PDF est bien pratique.

Malgré tout, il arrive que LibreOffice soit incapable de faire la mise en forme souhaitée de façon convenable (il souffre aussi de quelques bugs, détectables lorsqu’on le pousse dans ses derniers retranchements), et on doit alors avoir recours à la ruse, en découpant le texte en plusieurs tronçons qu’on exporte individuellement en PDF. Il convient alors de désassembler/réassembler ces fichiers PDF. J’utilise pour ça un petit logiciel gratuit et bien pratique, Gios PDF Splitter and Merger (à noter qu’il existe en version portable).

Les puristes avanceront qu’on ne fait pas une mise en page avec un traitement de texte. C’est (c’était ?) vrai. Dès lors, il conviendra d’utiliser le logiciel libre et gratuit Scribus qui rappellera à certain les anciennes versions de Quark Xpress. Attention, c’est un logiciel qui nécessite un temps d’apprentissage et de prise en main non négligeable. Mais il en va de même de tous les logiciels si on espère un rendu professionnel. À noter que je déconseille avec la dernière vigueur les pseudo logiciels de mise en page comme MS Publisher, dont le rendu est au mieux aléatoire et amateur, au pire catastrophique.

Maintenant que nous avons un livre complet au format PDF, il convient de lui donner une couverture. Généralement, les prestataires en ligne comme Lulu ou Blurb proposent des modules de conception de couverture. Je les trouve limités et trop formatés, et préfère maquetter mes propres couvertures à la main. Pour ce faire, j’utilise donc un logiciel de retouche d’images, à savoir GIMP, qui, sans être aussi complet qu’Adobe Photoshop, a le mérite d’être libre et gratuit. Le maquettage en lui-même est fait avec Inkscape, un logiciel de dessin vectoriel lui aussi libre et gratuit, correspondant grosso-modo à Adobe Illustrator. Il va sans dire que leur prise en main pourra en rebuter certains. On n’a rien sans rien.

• Enfin, si on veut créer ses propres livres numériques, au format standard epub, bien entendu, on utilisera Sigil (gratuit) dont la prise en main est relativement aisée et permet de concevoir et d’éditer ses fichiers rapidement, simplement et proprement. On vérifiera que les fichiers sont conformes au standard grâce à Epub Check qui permet de valider l’architecture et la propreté de l’ebook.

VOILÀ !

Si j’ai oublié quelque chose ou si vous avez des questions, n’hésitez pas, vous savez où me trouver !