LA MUSIQUE DE MOZART A LE GOÛT D’UNE PLUIE DE PRINTEMPS

galaxie-andromede

Ceci n’est pas la galaxie d’Andromède, mais juste une photo piquée sur internet et représentant la dite galaxie dans une fréquence d’ondes adaptée à notre vision et rien qu’à notre vision. Ainsi, cette photo ne reproduit pas la longue stridulation cristalline qui jaillit de son cœur et qui est, de toute façon, hors de portée de notre ouïe limitée. La percevoir induirait dans tous les cas l’épectase.

Et si…

Et si l’autisme était l’évolution normale (fatale ? inéluctable ?) de l’humain ? à savoir un corps qui pense, sent, vit en lui-même, dans un univers intérieur d’une richesse incompréhensible pour nous, pauvres sapiens de base, un corps coupé du brutal et banal réel.

La technologie nous permet (permettrait) aujourd’hui de nous libérer de quasiment toutes les corvées. Dès lors, la vie doit-elle encore être rythmée par ces routines laborieuses ? L’esprit doit-il encore user sa puissance à l’établissement de listes de courses, à la rédaction de rapports que personne ne lira, à l’exaspération dans les bouchons à l’heure de pointe ? Alors qu’il pourrait savourer du bleu qui sent le jasmin et a le toucher de la peau de pêche, se perdre dans le dédale duveteux de la symphonie des planètes, exploser de la joie sublime à la vision de la rotation d’une quadrique dans le temps…

Oui, l’autisme, cette maladie mentale, cette déficience, ce handicap, n’est-il pas plutôt un mode de pensée quantique qui sublimerait la conscience, et qui serait bien sûr totalement inadapté à notre monde matérialiste modelé par – et pour ! – l’homo sapiens ?

Oh ! je sais le reproche qu’on peut me faire à pareille évocation : comment ? n’ai-je donc pas honte de parler ainsi de pauvres êtres handicapés, de tarauder de la sorte le malheur de leurs proches ? Les grands reptiles de la préhistoire aussi, s’ils en avaient été capables, auraient eu pitié des pauvres mammifères, si petits, si fragiles et si faibles. Et si inadaptés à un monde où seule la taille, la force, la voracité prévalaient.

Après tout, nous ne sommes prisonniers que de notre compréhension et, donc, de notre perception. Et celle-ci est tout sauf parfaite.

Mais une chose est sûre : l’homo sapiens n’est pas un aboutissement. Alors ? Sommes-nous prêts, sinon à accepter, du moins à envisager ?

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