LES RÉSULTATS TELS QU’ON NE VOUS LES MONTRE PAS

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Si l’on écoute chacun dans le poste, on entend que le FN est le premier parti de France, que le PS est largement désavoué par les électeurs, que l’UMP est loin devant le PS, etc.

Aux grands discours, je préfère m’en remettre aux petits chiffres.

Donc, histoire de faire taire une bonne fois pour toutes les commentateurs (politiciens, journaleux et autres), voici les résultats officiels définitifs mis dans l’ordre par nombre de sièges gagnés (source : ministère de l’Intérieur)
1er : UMP avec 26,47 % des sièges
2nd : PS avec 23,23 % des sièges
3e : divers droite avec 22,06 % des sièges

Le FN arrive 8e avec……….. 1,55 % des sièges ! Premier parti de France ? Vraiment ?

L’UMP + les divers droite + l’UDI représentent donc plus de 57 % des sièges.
Le PS + les divers gauche + le PC + le PRG représentent quant à eux plus de 37 %, soit 20 % de moins que la droite.
MAIS le PS ne fait « que » 3 % de moins que l’UMP, alors que l’ensemble de la gauche « hors PS » ne représente qu’à peine plus de 15 % des voix.

Prétendre que les électeurs ont désavoué la politique gouvernementale est donc purement et simplement faux et c’est bien le fait que la gauche « hors PS » ne se soit pas ralliée au PS qui amplifie encore l’écart.

Quant à Nicolas Sarkozy, il doit fort se désoler de constater que c’est bien l’alliance avec le Centre qui fait que la droite remporte cette élection.

CINQUANTE NUANCES DE VOTES

NUANCIER REF FINAL sans ref

de la gauche cramoisie à la droite bleu marine, que déduire du 1er tour des départementales ?

Étant donné tout ce que je vois passer comme commentaires suite au premier tour des élections, je pense qu’il convient d’apporter quelques rectifications globales.

Prenons les forces politiques les unes après les autres, de gauche à droite, et regardons où elles en sont au niveau électoral et si on peut tirer malgré tout un enseignement national de ce scrutin éminemment local.

L’ultra-gauche d’abord : NPA, LO
Ils sont simplement inexistants. Leurs dirigeants sont encore invités sur les plateaux télés parce qu’ils y font le show, mais ils n’ont ni structure nationale, ni candidats… ni électeurs (entre 0 et 5 % des voix).

L’extrême-gauche ensuite : PC, Parti de Gauche
Leur situation est un peu plus enviable que celle de leurs collègues de l’ultra-gauche, mais à peine. Leur survie politique vient du fait qu’historiquement, ils ont un ancrage national et peuvent donc présenter des candidats en nombre relativement suffisant, mais aussi – et surtout – que certains de ces candidats ont réussi à s’allier avec des candidats PS, ce qui leur permet d’atteindre parfois le second tour. Sans quoi, leur score plafonne autour de 5 % des voix, nombre de leurs électeurs d’antan ayant rallié les antipodes de l’échiquier politique en votant FN.

La gauche qui grogne : frondeurs du PS, écologistes
Les résultats sont là : refusant de cautionner la politique nationale du gouvernement, ils ont aussi refusé de s’allier au PS « de gouvernement » pour cette élection. Résultat : non seulement ils ont affaibli le résultat du PS, mais ils n’ont absolument pas réussi à percer ni à faire en sorte que les électeurs valident leurs idées. EELV est dans les choux (bio) avec 2 % des voix, les grognons autour de 5 ou 7 %. Autant dire que la fronde échoue lamentablement.

La gauche « sociale démocrate » : PS de gouvernement, PRG, divers gauche
Une chose apparaît clairement : avec environ 20 % des voix pour le PS seul, et entre 25 et 30 % pour la « coalition »,  il est évident que la politique gouvernementale n’est pas en cause, contrairement à ce que prétendent certains. Non, l’électorat de gauche n’a rejeté ni Valls ni sa politique, même si, de fait, elle n’est sans doute pas satisfaisante.
Je profite de cela pour faire une parenthèse et rappeler à ceux qui disent que le PS de gouvernement fait une politique de droite, voire qu’il est un parti de droite, au même titre que l’UMP, ce qu’était une véritable politique de droite par l’UMP, histoire de faire travailler un tout petit peu leur mémoire de poisson rouge :
– Ministère de l’Identité Nationale
– chasse aux clandestins et reconduites massives et musclées à la frontière
– Le Fouquet’s
– « casse-toi, pauvre con »
– « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire »
– non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite
– casse systématique du service public
– choix en direct par le président des responsables de chaînes de l’audiovisuel public
– LOPPSI 2
– « l’assistanat cancer de la société »
– un fait divers, une loi
– guerre avec les juges et tentative de supprimer les juges d’instruction
– affaires financières diverses
– « détecter les délinquants chez les enfants de moins de 3 ans »
– abaissement de l’âge de responsabilité pénale à 12 ans
– Khadafi à l’Élysée
– Patrick Buisson
– etc.
La liste pourrait être très longue, je n’ai mis là, en vrac, que ce qui m’est venu à l’esprit vite fait, mais ça devrait normalement suffire à toute personne sensée pour faire la différence entre le gouvernement actuel – de gauche, donc – et le précédent, de droite.
Fermons la parenthèse.
Essayons, dès lors, d’expliquer ce qui s’apparente, de fait, à une défaite électorale.
La division a joué : nombre de cantons avaient de multiples listes « de gauche » (toutes obédiences confondues). Quelques pourcents ici et là suffisent pour ne pas se qualifier au second tour.
Ensuite, il y a une chose dont on a un peu perdu l’habitude : ça s’appelle L’ALTERNANCE. Les mandats présidentiels de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy avaient fait que la gauche avait pu s’emparer des communes, départements et régions. Maintenant que la gauche est au pouvoir, eh bien la droite les récupère doucement. Pourquoi ? Simplement parce que des tas d’électeurs ne votent systématiquement pour un parti, mais bien plutôt contre celui qui est au pouvoir, quel qu’il soit, parce qu’ils ne sont pas satisfaits de la politique menée, quelle qu’elle soit. Et surtout aussi parce qu’une force d’opposition a toujours plus de facilités pour faire des promesses enivrantes qu’une force à l’exercice du pouvoir. Bref, la démagogie, c’est triste, mais ça marche.
Donc nous n’avons qu’un mouvement naturel des forces qui, associé à la division interne de la gauche, vient fragiliser le PS et ses alliés, mais en aucun cas un revers cinglant d’une politique ou d’une équipe. Mais beaucoup préféreront voir en Manuel Valls s’allumant un cigare un suppôt du grand capital – ô combien honni – que l’acte de quelqu’un soulagé de voir sa politique et son action épargnées.

Le centre : MoDem, UDI
Quel centre ??? Le MoDem n’existe pas, si l’on excepte les personnalités de François Bayrou et de Marielle de Sarnez. Ce n’est pas (plus) un parti, c’est un pin’s.
Quant à l’UDI, il tente (vainement, jusqu’à présent) de raviver les ardeurs dont disposait jadis l’UDF, mais force est de constater qu’il bande mou. Il faut dire qu’aucun leader, aucun caractère, aucun esprit ne sort du lot de ce parti, et sa politique se borne donc juste à profiter du sillon de l’UMP tout en essayant d’adopter une attitude plus « soft ». Mais sans l’UMP, l’UDI n’est rien.

La droite « républicaine » : UMP, divers droite
La droite la plus bête du monde a au moins un avantage sur la gauche la plus bête du monde : elle a su partir en rangs, sans présenter de listes multiples. Profitant de l’effet de balancier de l’alternance des pouvoirs, elle a donc su se qualifier au second tour de nombre de cantons et, a priori, elle remportera sans doute la plus grosse part des mandats et des présidences de départements.
Faut-il pour autant porter tout le crédit de cette victoire annoncée au profit de Nicolas Sarkozy ? Certes non. L’UMP n’est peut-être plus la pétaudière qu’elle était il y a encore quelques semaines, mais cette victoire ne suffira pas à faire taire les mécontentements ni les ambitions, et il suffira d’un nouveau clin d’œil racoleur vers le FN pour que la frange centriste se hérisse derechef. Sincèrement, et même en considérant que l’UMP remportera sans doute aussi les élections régionales fin 2015, je ne vois pas comment ce parti pourra ne pas exploser en vol, surtout lorsqu’on sait que la prochaine étape de la politique sarkozienne sera le siphonnage des voix du FN, lequel ne pourra se faire sans le grand renfort de la xénophobie et de la démagogie réunies, ce qui ne pourra qu’exacerber les divisions avec les tenants d’une droite modérée, du moins sur le plan social.

La droite « souverainiste » : Debout la France et… y en a d’autres ?
Debout la France a présenté des candidats dans moins de 8 % des cantons et a obtenu un résultat microscopique qui ne vaut même pas qu’on s’y arrête. Sorti du FN, il n’y a tout simplement pas de droite souverainiste en France, ou si peu qu’on se demande bien pourquoi le nom de Dupont-Aignan est connu par d’autres personnes que sa bouchère ou son poissonnier.
Ah si ! Il y a le Parti Chrétien Démocrate aussi, avec Christine Boutin. Mais elle a fait alliance avec l’UMP, ce qui lui a permis de se qualifier pour le second tour. Hormis cela, le parti n’est, comme Debout la France, qu’un particule.

La droite extrême : le FN. Le problème du FN a toujours été que Jean-Marie Le Pen n’a jamais souhaité prendre le pouvoir. Sa position préférée était celle du poil à gratter de la République, dans ce qu’elle avait de pire, d’éructatoire et de désobligeant pour les sens et l’intelligence. Marine Le Pen a un tout autre point de vue : elle croit en elle, et pire, en les idées portées par le parti de son père (je ne suis pas absolument certain que ce soit vrai le concernant, du moins du temps où il lui restait encore un peu de bon sens). La campagne du FN avait tout du n’importe quoi : un nième recueil des vieilles lunes fantasmées et simplistes en guise de profession de foi unique pour tous ses candidats, des candidats sortis d’on ne sait où et qui, pour la plupart, n’ont jamais été impliqués dans le moindre mandat local et ne connaissent strictement rien à la politique et profite de ce quart d’heure de gloire pour sortir des commentaires plus immondes les uns que les autres. Dans c es conditions, on pourrait croire que l’électorat rirait un bon coup et voterait ailleurs que dans l’urne de ces tristes sires (et sirettes). Nenni. Pourquoi ? Parce que nous vivons à l’ère de la subversion facile. Dire « caca prout » à la caméra est le fond de commerce de nombre de personnes qualifiées par les médias – et le public ! – de grands humoristes. Dire « à mort les juifs, les pédés et les bougnoules ! » devient donc naturellement un slogan tout à fait acceptable, puisque : -1- il fait le « buzz » et -2- il est anti-système (le système étant la névrose dépressive dans laquelle nous baignons tous et qui va de « mangez 5 fruits et légumes par jour » ou « brossez-vous les dents 3 fois par jour » à « à consommer avec modération » ou « fumer tue ». Dans une société bien-pensante et guindée, le pet devient subversif. Ne nous étonnons dès lors pas que le pet politique empuantisse les urnes, aujourd’hui, mais aussi dans les années à venir, sauf à parvenir à redonner – non de l’espoir par une embellie économique et un retour de la croissance, je suis persuadé que les Français, dans leur grande majorité, s’en contrefoutent – de la responsabilité à chacun sur sa propre existence.

Reste donc le premier parti de France, celui des abstentionnistes. On constatera tout de même – n’en déplaise aux pêcheurs à la ligne invétérés – que, mathématiquement, plus l’abstention est faible, moins le vote péteur a d’impact. Pourquoi ? Simplement parce que, dans ce cas, l’augmentation du nombre de voix du FN, qui est réelle, ne parvient néanmoins pas à compenser en pourcentages la hausse de participation et donc le résultat des autres partis. Donc oui, trois fois oui, les abstentionnistes sont pour bonne part responsables de la montée du score du FN en pourcentage. Et qu’on vienne me démontrer le contraire par A+B.

Dès lors, après ce tour d’horizon, vous devriez savoir quoi faire dimanche prochain.

BULBE DE DAHLIA, RACINE DE NAVET

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« Je suis un gros dur qui n’a peur de rien et qui cache des démons dans le dedans de lui ! Si ! Pis si vous me croyez pas, ben je vais pleurer et j’irai l’dire à ma mère ! »

J’ai vu hier « Le Dahlia noir » de Brian de Palma, d’après le formidable (dans tous les sens du terme) roman de James Ellroy.

Et une fois de plus, Brian de Palma nous sert une soupe indigeste et fade. Reconnaissons toutefois qu’il a réussi à se tenir et est parvenu à ne pas être trop maniéré (ce qu’il fait d’ordinaire jusqu’à l’écœurement et le ridicule).

Et c’est peut-être justement là que le film pèche ! D’une œuvre poisseuse qui suinte le Mal, De Palma fait un film propret et académique. Les personnages masculins torturés et complexes d’Ellroy, lessivés par l’existence, deviennent sous l’œil de De Palma des minets sans âme ni couleur ni fond. Vous imaginez des boxeurs tout droit issus d’une pub Dolce et Gabbana ? Ben voilà !

Outre un casting totalement à côté de la plaque (de police), la direction d’acteurs est calamiteuse et le jeu de Scarlett Johanson est aussi insipide qu’un glaçon en train de fondre dans un verre sans whisky. Hilary Swank et Mia Kirshner sont aussi crédibles que moi en vamps et les deux heures de film, malgré les raccourcis et libertés scénaristiques en paraissent bien le double. Lorsqu’enfin le générique de fin défile, on se surprend à avoir fait la liste de courses pour le lendemain, histoire de n’avoir pas trop perdu de temps.

Un jour, peut-être, Brian de Palma fera un bon film. Peut-être. Ou pas.

CONSOMMEZ LOCAL !

Marine Le Pen dans un scrutin local ??? Oui ! Partout en France !

Je viens de recevoir les professions de foi des candidats aux élections départementales.

Enfin…

J’ai reçu les professions de foi de trois listes locales engagées dans une démarche locale pour une élection locale, et une profession de foi de Marine Le Pen, laquelle semble envisager sérieusement de se présenter simultanément dans tous les cantons de France et de Navarre !

Car la feuille au format A4 supposée nous convaincre de voter pour les candidats du FN à ces élections a un contenu pour le moins paradoxal.

Au recto, nous avons le portrait des deux candidats, un homme et une femme, comme le veut désormais la réglementation en vigueur. Les réseaux sociaux bruissent à l’envi et se gaussent des noms et des trognes des candidats d’ici ou là. Je me bornerai à dire que le photographe qui a commis la photo de campagne des candidats de mon canton est à abattre sommairement, en cela qu’il ne leur rend aucunement service ! Teints rougeaud ou olivâtre, nez et mentons brillants, cernes, coiffures aléatoires… de toute évidence, la photo a été prise rapidement, sans studio. Mais après tout, qu’importe ? Vote-t-on pour un physique ? N’élit-on pas des candidats pour leurs idées ? Les statistiques nous prouvent – hélas – que non, mais faisons comme si…

Dès lors, que savons-nous de ces candidats ? Les miens s’appellent Maria B. et Pascal L. Je ne les connais pas. Et la lecture du document ne m’apprendra rien d’eux. Qui sont-ils ? Travaillent-ils ? Si oui, que font-ils ? Sont-ils engagés dans le tissu associatif local ? Ont-ils déjà siégé dans une quelconque instance ? Bref, qu’est-ce qui justifie que ces personnes se présentent ? On ne sait pas. Pas un mot sur eux, hormis leurs noms. Rien. Ils ne sont qu’un visage (maltraité) et un nom. Interchangeables, donc. On ne votera pas pour une personne, mais bien pour un programme. Soit. Après tout, pourquoi pas, même si on aurait aimé pouvoir apprécier tant soit peu la compétence des susdits à exercer un mandat départemental. On notera par ailleurs qu’ils n’ont pas de suppléant. Les terres où j’habite seraient-elles à ce point dépourvues de frontistes ? J’ai bien peur que le résultat du suffrage ne me laisse aucune illusion à cet égard. Mais alors ? Passons.

Quel est donc le programme de nos deux candidats locaux ? Pour le savoir, il faut consulter le verso du document (cf. image ci-dessus). Et là… rien. Ah non, désolé, mais je ne vois aucunement le programme des candidats Maria B. et Pascal L. N’y est imprimé que le programme NATIONAL du FN, lequel n’est aucunement en prise avec la situation locale concrète.

D’ailleurs, les candidats ne s’adressent pas à l’électeur, c’est Marine Le Pen elle-même qui s’en charge. Mais alors… Que vont bien pouvoir dire ou faire Maria B. et Pascal L. s’ils sont élus ??? Devront-ils, à chaque session du Conseil départemental, être en communication avec le siège du FN pour savoir que dire, que faire, que penser (à supposer que…), que soutenir, que voter, quelle subvention allouer, quel petit four grignoter dans les soirées, quel papier hygiénique utiliser aux toilettes ?

À moins, et je ne vois guère plus que cette possibilité, que Maria B. et Pascal L. ne soient bêtement des prête-noms et que ce soit bel et bien Marine Le Pen et Florian Philippot, en personnes, qui viennent siéger, sous ces noms d’emprunt, au Conseil départemental… et donc, nécessairement, DANS TOUS LES CONSEILS DÉPARTEMENTAUX DE FRANCE !!! (on en déduira donc que le FN est pour le clonage humain, du moins concernant ses cadres dirigeants)

Bref, vous l’aurez compris, les candidatures à ces élections ne sont, pour le FN, que l’occasion de démontrer sa conception de la démocratie : présente n’importe qui, n’importe comment, mets n’importe qui en place, on s’en contrefout, ce qui compte, c’est la cheffe, la parole de la cheffe, la figure de la cheffe, la personne de la cheffe, MARINE ! Vos problématiques locales, on les balaie d’un revers de main : elles se règleront d’elles-mêmes sitôt qu’Elle aura le pouvoir, au niveau national, et donc de fait à tous les niveaux des instances locales. Vote FN, non pas pour toi, pour la collectivité où tu vis, pour le territoire où tu habites, mais pour Elle et Son Ascension, Son Avènement !

Pour ma part, je voterai local.

SAINT PATRICK’S DAY!

Pour la Saint Patrick, je vous propose ce petit « cocktail » de fête.

Prenez une grande pinte (une pinte n’est jamais assez grande !) de Guinness pression. Dans un petit verre à part, versez-vous un shot à ras bord de Paddy ou de n’importe quel whiskey (inutile de prendre du haut de gamme).

Sans trembler, prenez alors le verre de whiskey… et PLOUF ! laissez-le tomber dans la pinte de Guinness (avec délicatesse, tout de même).

Puis sirotez votre Guinness. À mesure que vous inclinerez la chope, le verre de whiskey délivrera sa liqueur dans la bière et en modifiera progressivement le goût.

Yec’hed mad !

DES BIENFAITS DU COMMUNAUTARISME

photo : Gandee Vasan

Une nouveauté électorale a été introduite à l’occasion des élections départementales de mars 2015 : les candidats devront se présenter en duo, un homme et une femme, ou inversement, pour le même siège, qu’ils se partageront donc, et ce à des fins de parité.

La Fédération LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans de France) ayant vigoureusement protesté, un amendement a été apporté au Code électoral pour les élections régionales de novembre 2015 : les duos pourront être composés de personnes de même sexe dès lors que l’une au moins de deux affiche ouvertement son homosexualité, sa bisexualité ou son transgenre, notamment en portant des tenues excentriques durant les meetings politiques.

Le CRAN (Conseil représentatif des Associations noires) fit parler de lui durant l’année 2016 et fit en sorte que l’un au moins des candidats des duos se présentant à l’élection présidentielle de mai 2017 appartienne à une minorité dite « visible ».

Durant l’entre-deux tours de cette même présidentielle, c’est le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), avec le soutien inattendu de la Grande Mosquée de Paris, qui réussissait à faire voter un décret rendant obligatoire pour les candidats le port d’un signe religieux ostentatoire, de sorte que les fidèles ne puissent être « trompés sur la marchandise ».

Voyant là l’opportunité de conquérir une part croissante de l’opinion publique et de bénéficier de financements supplémentaires, le lobby Végan parvint à se faire reconnaître comme religion en 2018.

Je vous passe l’ensemble des réformes du Code électoral qui ont pu survenir depuis. Ces quelques lignes ne sont là que pour vous expliquer pourquoi, aujourd’hui, en 2022, pour l’élection présidentielle, l’affiche du trio de candidats représentant la coalition PS/EELV/Modem nous montre Harlem Désir dans une burqa rose vif à paillettes, coiffé d’une perruque bouclée rouge à diadème en Swarovski, et tenant dans la main gauche un concombre, tandis qu’à ses côtés, Cécile Duflot, un hareng entre les dents et un paquet de farine crevé à la main, habillée d’un smocking vert, arbore le macaron « Fais-moi mal, Johnny Johnny » typique de l’Église réformée de Scientologie.

Le troisième candidat est assis entre eux deux et, comme l’exige désormais la loi, c’est un teckel.

PANPAN CUCUL !

fessee

La couche de graisse des fesses protège l’enfant de la douleur. Visez plutôt le plexus, les parties génitales ou le cou.

Quoi qu’on puisse penser, la fessée n’est pas une solution de résolution des conflits parents/enfants. Si tel était le cas, Benyamin Netanyahou serait déjà cul nu sur les genoux de Barack Obama.

La fessée ne peut en aucun cas être considérée comme un instrument d’éducation. Déjà parce que, lorsque vous l’administrez, vous utilisez votre main nue. Ne frappez JAMAIS un enfant à mains nues !!! Utilisez toujours un objet (martinet, ceinture, fouet, batte, bâton clouté, tuyau métallique, ou tout autre objet qui vous passe à portée selon les circonstances) vers lequel l’enfant pourra dévier sa fureur et sa frustration sans la reporter sur vous.
« Papa t’aime toujours, c’est la chaîne d’ancre qui t’a fait mal. »

Mais n’oubliez pas que la persuasion est la meilleure arme pour faire revenir vos garnements à la raison.
« Si tu ne finis pas tes haricots verts, tu seras privé de ceinture d’explosifs samedi au marché ! »