LE MOT DU JOUR – 10 juin 2014

combat

L’armement des guerriers touaregs comprend traditionnellement la takouba (épée), le telek (poignard de bras), un bouclier en peau d’antilope et l’allarh (lance d’environ 2 mètres).

Takouba (ou takoba, takuba, voire takooba) (nom féminin) : épée droite à deux tranchants et garde simple utilisée par les peuples nomades vivant dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, du Niger et du Mali (Touaregs, Haoussas, Peuls).

La takouba est faite d’une longue lame droite à deux tranchants et à extrémité arrondie qui ne peut frapper que de taille. La longueur moyenne de ces lames est de 0,90 m, tandis que la largeur maximum est de 0,045 m à la base de la garde. Celle-ci est toujours en forme de croix. La fusée est petite, grêle, de 7 cm seulement de longueur, limitée par un pommeau hémisphérique ou ellipsoïdal. La petitesse de cette poignée ne permet pas de la saisir à pleine main. Dans le maniement de cette arme, le pommeau vient se loger dans le creux de la main et les doigts dépassent la garde ; la lame épaissie n’a pas de tranchant en cet endroit.

Les recherches ont montré que beaucoup de ces lames sont originaires d’Europe. Nombreuses sont celles qui portent les marques de maîtres armuriers de Soligen ou de Tolède. Certaines de ces marques ne sont pas authentiques mais copiées. La principale production était celle de Soligen où on n’hésitait pas à orner les lames forgées sur place de devises espagnoles telle que : No me saques sin razon (« Ne me tire pas sans raison ») sur une face et sur l’autre : No me embaines sin honor (« Ne me rengaine pas sans honneur »). Les lames qui ont pu être datées remontent aux XVIe et XVIIe siècles. La transformation de la garde selon le goût touareg s’accompagne de décors incisés et parfois d’un épaississement du haut de la lame par le brassage de deux plaques d’acier gravées.

Les touaregs ayant horreur de toucher des objets en fer ou en acier, la takouba est généralement portée dans un étui en cuir ouvragé.

Le port de la takouba n’évoque aucune appartenance à la noblesse ou à une tribu dominante. Tout homme libre pouvait porter la takouba suspendue à un baudrier. L’insécurité a interdit ce droit depuis quelques années, du moins dans les agglomérations.

Au cours des dernières décennies, les artisans, contrairement à la tradition bien établie de monter une garde cruciforme sur des lames européennes, fabriquèrent de toute pièce des takoubas et des poignards avec des lames de ressort de camion. Cette production destinée aux touristes a généralement conservé la bonne qualité de l’artisanat touareg.

(merci à l’Encyclopédie berbère)

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