LE MOT DU JOUR – 18 mai 2014

manneken-pis

et glou et glou et glou

Broquette (nom féminin) : sorte de petit clou de fer à tête large, utilisé par les tapissiers. On l’emploie au singulier dans un sens collectif, lorsqu’il y a une certaine quantité de ces petits clous : acheter de la broquette, attacher une tapisserie avec de la broquette.

Par analogie, le mot désigne aussi le pénis des jeunes enfants, et, par extension (si l’on peut dire), le sexe masculin en général.

« Sur le sein des mères, le moutard à la broquette pointue éprouve des érections précoces. Par la porte entrebâillée il a vu la bonne qui changeait de chemise. Bientôt, le soir, revenant du collège, il passera par les rues obscènes, afin de voir de gros tétons de femme briller sur des robes roses. À vingt ans, il lui faudra la grasse épaule de la bougresse mordue par le corsage serré, et qui déborde en bourrelets durs. S’échappant de chez le bourgeois, le commis marchand de vins court au broc, et rotant le cidre, patrouille à grosses mains la gorge des garces. Avec sa bouche édentée, le vieillard bavachant mordillonne entre ses gencives tranchantes la fraise rose du téton de la fillette – et, sans bander, éjacule trop vite en sa culotte. »
Correspondance, Lettre à Louis Bouilhet, 10 février 1851 – Gustave Flaubert

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