EBOOKS GRATUITS – 28 novembre 2013

Fierabras« Fierabras », chanson de geste de Jehan Bagnyon (XVe s.)
Fierabras est une chanson de geste appartenant au Cycle de Charlemagne et racontant les aventures du géant Fier-à-bras. Elle inspira Cervantès et Calderon.
Fils du roi Baland et frère de la belle Floripas (ou Florippes), Fierabras est un géant de 15 pieds (environ 4,60 m). Il est chevalier sarrasin et roi d’Alexandrie. Il retourne en Espagne avec l’armée de Baland, après le sac de Saint-Pierre de Rome, où ils ont capturé les reliques de la Passion. Charlemagne envahit l’Espagne pour récupérer lesdites reliques et envoie Olivier de Vienne affronter Fierabras. Une fois vaincu, le géant décide de se convertir au christianisme et rejoint l’armée de Charlemagne, où il est soigné.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44301

« Les Flaireurs », pièce de théâtre de Charles Van Lerberghe
Ce petit drame marque, avec L’Intruse de Maeterlinck, le début du « théâtre de l’angoisse ». Une vieille femme est à l’agonie. Sa fille la veille. On frappe à la porte de façon insistante. On entend des voix de plus en plus pressantes. Ces voix sont-elles celles des émissaires de la mort qui apportent l’eau, le suaire et le cercueil ?
https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Flaireurs

« Dernières Années de la Cour de Lunéville », étude historique de Gaston Maugras
L’auteur suit la marquise de Boufflers à la cour du roi Stanislas à Lunéville de 1750 à 1766 et fait revivre cette spirituelle figure au milieu de son cortège de parents et d’amis. C’est tout spécialement ce petit groupe de physionomies curieuses et caractéristiques qu’il s’est efforcé de reconstituer en les plaçant dans le cadre où elles ont vécu.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44300

« Méphis » (tome 2), roman de Flora Tristan
La deuxième partie de Mephis conte l’histoire de Maréquita jusqu’à sa rencontre avec Méphis. Puis on retrouve le fil de l’intrigue, initiée dans la première partie, liant Maréquita à Méphis, ses multiples rebondissements, leurs amours contrariées, leur lutte pour vivre leur amour loin de toute contrainte jusqu’au dénouement, que l’on pressent tragique.
C’est en 1838 que Flora Tristan, écrivit ce livre, dont l’intrigue romanesque sert de cadre à l’exposition de ses convictions novatrices à l’égard des femmes : rébellion contre leur absence de liberté, l’impossibilité pour elles de travailler et d’être indépendantes ; le choix qui leur est imposé de se marier avec un « bon parti » ou d’aller au couvent. Elle critique la mode féminine, notamment le corset qui « empêche les femmes de faire ou d’être autres choses que des jolies poupées fragiles ». Elle se pose aussi en farouche opposante de l’Église catholique, dont elle décrit la corruption, l’hypocrisie et les luttes de pouvoir internes. Elle dénonce le poids des conventions sociales, qui transforment en parias celles et ceux qui ne s’y conforment. Elle s’affirme en vrac contre la peine de mort, pour la suppression des privilèges, pour l’imposition des riches, pour l’amélioration des conditions de vie des « prolétaires », pour l’enseignement public et surtout gratuit.
Flora Tristan utilise le personnage masculin de Méphis pour exposer ses théories sociales et progressistes. Méphis est un récit sombre, mais éclairé par l’espoir d’un nécessaire changement des rapports hommes-femmes, impliquant toutes les couches sociales.
http://www.ebooks-bnr.com/tristan-flora-mephis-tome-2/

ÉVOLUTION(S) DU DISCOURS POLITIQUE

Damon Mayaffre

Damon Mayaffre passe les discours des hommes politiques au microscope.

Deux analyses du discours politique, par Damon Mayaffre, docteur en histoire et chercheur au CNRS, où il dirige l’équipe « Logométrie et corpus politiques, médiatiques et littéraires ».

« La rhétorique présidentielle (1958-2002) »
L’étude systématique des discours de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac permet de conclure à une mutation substantielle de la rhétorique présidentielle sous la Vème République. D’abord nominal et référentiel, le discours devient verbal et phatique. Le basculement s’opère au tournant des années 1980.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910369

« Les corpus politiques : objet, méthode et contenu »
La question des corpus, de leur constitution, de leur traitement, de leur usage a été posée dès l’origine par les analystes du discours politique français.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910346

(R)ÉVOLUTION

« Tous au Larzac », documentaire de Christian Rouaud

J’ai regardé hier soir, sur Arte, l’excellent documentaire de Christian Rouaud « Tous au Larzac », consacré à l’épopée des paysans du Larzac qui, de 1970 à 1981, ont lutté contre l’État qui avait décrété leur expropriation.

Au-delà des aspects historiques, politiques, voire anecdotiques, j’en retire surtout que ces hommes et ces femmes, des gens simples et normaux, au départ ancrés dans une existence toute tracée et forgée au marteau de la tradition, ont adopté une position certes ferme, mais surtout à la fois non-violente et constructive, et qu’au final, pour rester les mêmes, ils ont dû profondément changer, preuve que le principe d’évolution darwiniste s’applique aussi aux idées et, bien sûr, aux hommes. La plus belle des résistances est la souplesse.

ARTS DE LA SCÈNE AU XIXe SIÈCLE

Alfred de MussetVoici une série d’articles d’Olivier Bara, professeur des Universités en Littérature française du XIXe siècle et Arts de la scène, Université Lyon 2, Faculté LESLA, Département des Lettres, dans lesquels il analyse le théâtre du XIXe siècle et notamment l’œuvre de Musset.

« Le jeu de la loi et du désir dans trois comédies-proverbes de Musset »
On ne badine pas avec l’amour, Il ne faut jurer de rien, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée : trois comédies-proverbes, trois tâtonnements dramatiques pour inventer une issue provisoire à la rencontre conflictuelle des désirs ou à la menace de leur extinction. Le recommencement par Musset de tels essais répond moins à la nécessité de recréer sans cesse les moyens théâtraux de surmonter les obstacles au désir du sujet, formés par des lois extérieures (morale sociale, ordre familial), qu’à la nécessité de surmonter l’absence de lois dans un monde anomique déserté par les valeurs. Le désir ne peut plus chez Musset, comme dans la comédie ou la tragédie classiques, s’attiser par le heurt contre l’interdit, se renforcer dans l’invention comique d’un contournement de la loi ou dans la confrontation tragique avec les figures d’autorité. Dans le monde sans dieu du théâtre de Musset, contrairement au drame hugolien, les désirs amoureux des sujets aimants ne peuvent plus se projeter dans un au-delà, briller comme des feux dans l’ombre à l’horizon de quelque transcendance. Chaque comédie nouvelle est dès lors la remise en mouvement du tourniquet sans fin des désordres amoureux, la réinvention poétique, symbolique, dramatique des modalités d’une rencontre (ou d’une séparation) qu’aimanterait, par la grâce du jeu de séduction et de ses lois, le désir maintenu en éveil.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910232

« Poèmes dramatiques. Dialogue et vérité dans les deux premiers recueils de Musset »
Poème dramatique : tel est l’intitulé générique conféré par Musset à « La Coupe et les Lèvres » en ouverture de « Spectacle dans un fauteuil » (poésie) – recueil publié fin décembre 1832. Dans cette appellation, l’auteur trouve en apparence une résolution momentanée du conflit qui caractérisait, trois ans avant, le premier recueil (publié fin décembre 1829), « Les Contes d’Espagne et d’Italie ». Y surgissait, entre deux poèmes narratifs, « Don Paez » et « Portia », déjà travaillés par le démon du dialogue, « Les Marrons du feu », pièce en vers entièrement dialoguée celle-là, et pourvue de tous les attributs extérieurs du texte dramatique : dramatis personae, découpage en scènes, nom des personnages au-dessus des répliques, tirades et monologues, didascalies. Pour autant, l’apaisement du conflit générique n’est qu’apparent au début du deuxième recueil : le surgissement après « La Coupe et les Lèvres » et « À quoi rêvent les jeunes filles » du poème narratif « Namouna » relance le phénomène d’hybridation, met en mouvement le tournoiement kaléidoscopique des modes convoqués dans le recueil, tour à tour et simultanément lyrique, narratif et dramatique.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910236

« Du social dans « On ne badine pas avec l’amour », « Il ne faut jurer de rien » et « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » de Musset »
Voilà un titre inattendu, au mieux mal informé, au pire à contresens : comment postuler la présence ou la trace  » du social  » dans l’œuvre de Musset, réputée légère et dégagée de toute inscription socio-historique comme de toute ambition de faire sens dans le siècle ? Les proverbes écrits entre 1834 (On ne badine pas avec l’amour) et 1845 (Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée) marqueraient, avec l’épuration progressive de l’écriture dramatique, un glissement du poète déchu vers le classicisme entendu comme imitation de modèles passés (Carmontelle pour le proverbe, Crébillon pour le dialogue libertin), refus de toute fonction sociale assignée à l’œuvre, décrochement définitif d’avec le romantisme 1830 des débuts – un romantisme avec lequel Musset entretenait une relation distendue, essentiellement ironique1. La critique mussétienne a parfois cherché à désarrimer de son temps social immédiat l’auteur de La Confession d’un enfant du siècle, à protéger le père (le frère ? le double ?) de Lorenzaccio du bavardage ambiant – celui de la monarchie de Juillet où s’inventent le socialisme (utopique), le républicanisme social, le romantisme humanitariste. La relation amoureuse et le compagnonnage littéraire avec George Sand ont éclairé, par contraste avec la Muse de la République et fondatrice de La Cause du Peuple, protectrice des poètes prolétaires, l’apolitisme critique de Musset : son éthique de la vérité et son esthétique de l’émotion, fondées sur une morale hédoniste de la jouissance de l’instant. Au mieux, l’idéal social de celui qui postulait, mi-grave, mi-souriant, son ascendance généalogique avec Jeanne d’Arc, relèverait de la nostalgie désenchantée d’un monde uni où la parole publique avait force d’acte.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910168

« Le lieu théâtral dans l’œuvre narrative de Musset »
Pour qui aborde aux rives mussétiennes depuis le grand fleuve de la production sandienne, la relative brièveté de l’œuvre narrative surprend, comme étonne, au sein de celle-ci, la rareté des références théâtrales et des réflexions dramatiques. Musset était sans doute trop grand dramaturge pour avoir besoin, à l’instar de George Sand, de convoquer régulièrement le théâtre dans ses fictions narratives. Aucun roman de comédiens, de musiciens, de cabotins, suivant lointainement le double modèle contrasté du Roman comique de Scarron et du Wilhelm Meister de Goethe, ne se trouve sous la plume de Musset : rien de comparable à Rose et Blanche, La Marquise, Pauline, Consuelo, Le Château des Désertes, Adriani ou Pierre qui roule, fictions romanesques et théâtrales fameuses, où Sand épanche un désir de scène maintes fois contrarié. Toutefois, l’œuvre narrative de Musset, de sa traduction de L’Anglais mangeur d’opium en 1828 ) à La Confession d’un enfant du siècle en 1836, des Nouvelles de 1837-1839 aux Contes de 1842-1854, est ponctuée de références dramatiques et convoquent en quelques moments-clés du récit des lieux théâtraux – salles de spectacle, loges à l’Opéra, mais aussi bals et mascarades publics. Ceux-ci organisent la confrontation de regardants et de regardés, en un espace dévolu à la représentation ritualisée d’un travestissement et d’un mensonge.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910259

« Voir Vautrin : la vérité du type balzacien, entre roman et théâtre »
« […] un étrange objet littéraire qui n’est ni une pièce de théâtre ni un récit romanesque, et l’on ne peut même pas dire que ce soit l’adaptation d’un roman car il faudrait au moins qu’il y ait roman à adapter, et ce n’est pas le cas. » Tel est le commentaire proposé par Pierre Laforgue dans un article consacré en 2002 au drame de Balzac, Vautrin. La pièce, si pièce il y a bien, première véritable tentative de Balzac à la scène après bien des projets avortés, fut créée au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 14 mars 1840 avant d’être enlevée de l’affiche par la censure, après la première et unique représentation. Sans être à proprement parler une adaptation théâtrale, cette œuvre dramatique est la seule, achevée, à entretenir des relations étroites – intimes – avec au moins un roman et une nouvelle de Balzac. Puisque la transposition d’un ouvrage sur la scène théâtrale est ici envisagée comme une modalité particulière de relecture de son œuvre par l’auteur, sans doute convient-il de revisiter ce drame balzacien selon une perspective renouvelée, en tâchant d’y cerner un regard rétrospectif de Balzac jeté sur une partie de son œuvre romanesque antérieure, et sur un des personnages les plus étrangement fascinants de ce qui n’est pas encore en 1840 la Comédie humaine. Mais il s’agit aussi d’envisager, comme le suggère d’ailleurs Pierre Laforgue dans l’article pré-cité, la position stratégique occupée par le drame Vautrin à l’intérieur du processus créatif de la composition romanesque : le retour sur l’œuvre et sur le personnage déjà engendrés, par le détour de la scène, possède aussi un caractère prospectif et, pour ainsi dire, projectif à l’intérieur d’une œuvre dynamique et ouverte. Se relire par le transfert scénique serait la marque d’un refus et la trace d’un essai : refus de la clôture de l’œuvre et essai de sérialité dans la composition, au moment où Balzac a découvert, depuis Le Père Goriot, le principe des personnages reparaissants. Enfin, il faut insister sur l’entreprise d’incarnation scénique de Vautrin, arraché aux pages du roman, figuration qui n’est pas la première en 1840 puisque deux vaudevillistes au moins ont déjà transposé à la scène Le Père Goriot : le geste de Balzac relisant Vautrin en scène est de réappropriation ; au-delà, il consiste à mesurer et à révéler de manière rétroactive la nature théâtrale du personnage de Vautrin, avatar romanesque du type dramatique de Robert Macairei. Enfin, la transposition scénique viserait surtout à projeter Vautrin dans l’espace vivant, public, social de la scène théâtrale, comme pour en évaluer la puissance de déstabilisation et en cerner la vérité : vérité éclatante, explosive – socialement, moralement parlant – du type romanesque comparée, à l’aune de la relecture scénique, à la vérité, peut-être affaiblie, du type dramatique.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910250

« Le texte épistolaire comme source historique : les lettres de Marie Dorval à Alfred de Vigny (1833-1837), tableau de la vie théâtrale en province »
Parmi les documents offerts à l’historien de la vie théâtrale en province figurent, aux côtés de la presse, des archives des théâtres ou des mémoires d’artistes, ces témoignages sur le vif que constituent les correspondances d’acteurs. Celles-ci sont loin d’être toutes conservées, recueillies et publiées comme ont pu l’être, pour citer deux exemples célèbres, les lettres de Marceline Desbordes-Valmore ou de Rachel : on peut rêver aux trésors épistolaires enfouis dans quelques archives publiques ou fonds privés, en attente de lecture, de regroupement, de classement, de datation ou d’annotation. C’est à semblable recherche que cette communication, fondée modestement sur des lettres déjà connues et publiées, souhaite encourager la petite communauté rassemblée par Sophie Leterrier.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910226

« « Le Paria » de Casimir Delavigne (1821). Libéralisme et romantisme mêlés ? »
Le tournant littéraire et culturel de la Restauration est la convergence entre libéralisme et romantisme réalisée au fil de la décennie 1820, par le Stendhal de Racine et Shakespeare, puis par le journal Le Globe, enfin par l’évolution de Victor Hugo jusqu’à Hernani et sa préface définissant le romantisme comme le libéralisme en littérature. C’est dans une relation tangente à ce mouvement général que se situe le Paria du libéral Casimir Delavigne, tragédie des débuts du poète-dramaturge. L’œuvre illustre encore, certes, les doctrines immobiles de la tragédie, selon la formule de Nodier dans son compte rendu de Marino Faliero en 1829. Le Paria offre pourtant une thématique et un nœud tragique qui autorisent une lecture rétrospective de la pièce comme matrice du drame romantique.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910217

« Du théâtre de Nohant aux scènes parisiennes : répétitions, adaptations, réécritures »
L’échec cuisant de la première de Cosima ou la Haine dans l’amour à la Comédie-Française le 29 avril 1840 mit brutalement fin aux premières ambitions dramatiques de George Sand, ambition dont témoignaient indirectement depuis 1833 plusieurs pièces à lire publiées dans la Revue des Deux Mondes. Ces spectacles dans un fauteuil à la manière de Sand s’intitulaient Aldo le rimeur, Les Sept Cordes de la lyre, Gabriel, Les Mississipiens. Les années précédant la Révolution de 1848 sont dominées, dans la création sandienne, par la composition de paraboles socialistes (les romans Horace, Le Meunier d’Angibault, Le Péché de Monsieur Antoine) parmi lesquelles figure le monument romanesque formé par Consuelo et La Comtesse de Rudolstadt. Ces huit années semblent marquées par la stérilité sur le plan théâtral : aucune pièce n’est jouée entre 1840 et 1848, entre Cosima et Le Roi attend, prologue donné à l’occasion des fêtes saluant la nouvelle république. Si l’activité théâtrale de Sand quitte momentanément la sphère publique, elle trouve refuge dans l’intimité de Nohant à partir de 1846. Le théâtre de société vient compenser, dans l’espace familial privé, les frustrations de la dramaturge qui n’a pas su imposer au public parisien sa conception d’un drame intérieur avec Cosima, en rupture avec le drame romantique flamboyant.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910241

« Influence et détournement du mélodrame dans le livret d’opéra-comique, des lendemains de la Révolution à la Restauration »
L’Opéra-Comique accède au rang d’une institution pleinement reconnue après 1801, grâce à la fusion des Théâtres Feydeau et Favart, à l’issue d’une longue histoire, quête toujours inachevée d’une identité générique et d’une reconnaissance dramatique et musicale. Il serait trop simple d’isoler, dès les lendemains de la Révolution, cette institution et ce genre à l’intérieur des divers spectacles parisiens, de les considérer à part, en postulant aussitôt pour cette scène une pleine et entière autonomie esthétique. La liaison particulière, peut-être dangereuse, nouée entre l’opéra-comique et le mélodrame naissant pendant l’ère révolutionnaire et poursuivie bien au-delà, illustre la perpétuation de ces phénomènes de rencontres, de confusion et d’échanges entre les scènes parisiennes, scènes secondaires et théâtres nationaux, impériaux ou royaux : elle souligne combien des spectacles censés parvenir à l’orée du XIXe siècle à une régularité et à une esthétique propre – l’opéra-comique institutionnalisé et revenu apparemment à sa composante comique après 1801 ; le mélodrame populaire façonné par Pixerécourt à la même époque – continuent de se fréquenter, de se concurrencer, de s’imiter même. Ne touche-t-on pas ici au cœur de cette dynamique propre à la vie des spectacles, où normes esthétiques, législations et institutions constituent bien moins un cadre à respecter, terminus ad quem de la création, que la contrainte nécessaire à toutes les transgressions, terminus a quo de l’invention dramatique et musicale ?
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910240

« Fantastique ou comique ? La peur en spectacle ou la tradition du Trial à l’Opéra-Comique »
L’opéra-comique, entre Révolution et second Empire, organise-t-il cette perte des repères rationnels, ménager cet abandon volontaire des esprits et ce basculement dans les affres de la peur et les frissons du doute que suppose le mode fantastique, conçu comme vacillement des signes et déchirure du sens ? Inscrit dans une culture urbaine française, fondé rationnellement sur la séparation du parler et du chanter, tributaire d’une tradition parodique issue des foires du XVIIIe siècle, ironique, spirituel et malin, l’opéra-comique serait-il imperméable au fantastique, cette manifestation inquiétante, au sein même du monde connu représenté sur scène, d’un autre univers, de quelque arrière-monde, de forces invisibles à l’œil de l’esprit mais perceptibles par l’imagination – « irruption de l’inadmissible au sein de l’inaltérable légalité quotidienne » ?
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910157

« Le café-concert dans la grande presse, ou la crise du feuilleton dramatique »
La date de 1867 peut être retenue comme terminus a quo des relations distantes et passionnelles nouées entre le feuilleton dramatique et le café-concert. D’une part, l’autorisation donnée aux salles de café de présenter des spectacles de chanson en costumes et avec accessoires contribue à brouiller les frontières des genres et à abattre quelques hiérarchies ; ces spectacles en plein essor s’inscrivent de fait dans le champ dramatique, ce spectacle fût-il infra ou para-théâtral. D’autre part, les cafés-concerts cherchent désormais à se concilier les faveurs de la grande presse, à trouver dans la critique dramatique à la fois une reconnaissance officielle et une chambre d’écho à fonction publicitaire. En octobre 1867, l’Alcazar convie ainsi la presse, non pour un défilé de chansons, mais pour deux premières représentations d’opérettes : « C’est la première fois qu’un café-concert invite toute la presse à l’une de ses soirées », note le critique Francisque Sarcey, qui a répondu à l’appel de l’Alcazar, dans son feuilleton du Temps. Il constate à l’occasion le développement extraordinaire pris en quelques années par ces singuliers établissements. Ce mouvement conciliant de Sarcey s’inverse toutefois très vite en un refus, dans les colonnes de ce même feuilleton.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910179

« La folie du vaudeville face à la raison de la censure sous la Monarchie de Juillet »
Existe-t-il, dans la France du xixe siècle dont la vie théâtrale est étroitement contrôlée par le pouvoir politique, un traitement spécifique du vaudeville par la censure dramatique ? Ce genre florissant, quantitativement dominant, constitue-t-il un îlot de relative liberté, ou est-il soumis au même régime que le drame, le mélodrame ou la tragédie tardive, genres a priori davantage enclins à traiter de la question sociale et de sujets politiquement audacieux ? Le vaudeville, par ses thèmes comme par sa forme singulière fondée sur l’alternance de la parole et du chant, pose-t-il aux censeurs de l’époque un problème spécifique ? N’est-il pas riche en effet, par son langage même, de multiples possibilités de parade face à la surveillance du répertoire ou de contournement des interdits ? Ou, au contraire, a-t-il dû limiter l’expansion de son génie comique et de son inventivité dramaturgique pour déjouer les coups de ciseau d’Anastasie ? Répondre à ces questions suppose, dans un premier temps, de confronter le vaudeville dans son caractère mouvant, dans sa forme instable, dans la multiplicité de ses sous-genres (folie-vaudeville, vaudeville-anecdotique, drame-vaudeville, revue de fin d’année, etc.), aux normes rigides de la censure – à sa volonté d’imposer un ordre à une vie dramatique mobile et à une poétique des genres en constant débord. Il sera alors possible de cerner les sujets et les thèmes du vaudeville placés plus étroitement sous le contrôle du pouvoir, et cela sur un corpus restreint, pour les besoins de l’enquête, à l’époque de la monarchie de Juillet, marquée par le rétablissement de la censure préalable en 1835. La présente analyse refuse de n’envisager a priori que les cas singuliers d’œuvres demeurées dans les mémoires jusqu’à aujourd’hui et de ne traiter la question qu’à partir du rapport à la censure des maîtres du genre vaudevillesque (Scribe, pour la période ici concernée, avant Labiche) : il s’agit de se confronter à la masse des ouvrages soumis à l’inspection des censeurs et d’y prélever quelques échantillons représentatifs de leurs hantises ou de leurs obsessions.
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00910198

EBOOKS GRATUITS – 26 novembre 2013

Un peu de racolage pour mon blog, mais le débat est à l’ordre du jour…

prostituée et son client (œnochoé du Peintre de Shuvalov, Altes Museum de Berlin)
« Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde depuis l’antiquité la plus reculée jusqu’à nos jours », étude de Pierre Dufour (1851)

tome 1 : http://www.gutenberg.org/ebooks/38797
tome 2 : http://www.gutenberg.org/ebooks/43712
tome 3 : http://www.gutenberg.org/ebooks/43752
tome 4 : http://www.gutenberg.org/ebooks/43772
tome 5 : http://www.gutenberg.org/ebooks/44285
tome 6 et dernier : à venir

« Le Visage émerveillé », roman d’Anna de Noailles
Un jeune homme pénètre dans un couvent. Il a été attiré par un tableau conservé dans la chapelle. Mais c’est un visage qui retiendra toute son attention, celui de sœur Sainte-Sophie. Ainsi débute l’amour d’une novice pour un jeune homme. Un roman qui se situe à mi-chemin entre La Religieuse et Les Fleurs du Mal.
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Visage_%C3%A9merveill%C3%A9

« L’Abbé », roman de Walter Scott
Souffrant des interminables absences de son mari et n’ayant pas d’enfant, la calviniste lady Marie Avenel recueille Roland Græme, un enfant pauvre dont elle fait son page. Celui-ci prend soin de dissimuler qu’il est catholique. Gâté par sa protectrice, il fait preuve d’un caractère odieux et violent.
Trop longtemps aveuglée par l’affection qu’elle lui porte, lady Marie se décide enfin à le chasser. Il retrouve sa grand-mère, Magdeleine, une catholique fanatique, et fait la connaissance de la vive et gaie Catherine Seyton, dont il s’éprend sur-le-champ. Magdeleine tient à précipiter les deux jeunes gens dans une conspiration visant au retour de Marie Stuart, retenue prisonnière au château de Lochleven.
Sir Halbert, l’époux de lady Marie Avenel, envoie le garçon à Holyrood, muni d’une lettre pour le régent.
Le régent fait de Roland un page de Marie Stuart, en le chargeant d’espionner cette dernière dans sa prison. Roland se rend donc dans ce château, situé sur une île du loch Leven, au nord du Firth of Forth. Il y retrouve Catherine Seyton, devenue suivante de la reine. Le jour même, 24 juillet 1567, des lords contraignent Marie Stuart à l’abdication.
« L’Abbé » est la suite du « Monastère », paru en mars de la même année (1820), mais les deux récits peuvent se lire indépendamment.
https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Abb%C3%A9_%28Mont%C3%A9mont%29

image d'Épinal - Contes des Mille et Une Nuits« Contes d’Orient et des Mille et Une Nuits » par l’Imagerie d’Épinal
La poésie et la subtilité des Mille et Une Nuits, telle que nous l’a rendue la traduction de Mardrus, n’est pas le propos des Images d’Épinal : toute l’histoire doit être résumée en une seule planche de 16 ou 20 images. D’ailleurs, à cette époque, Les Mille et Une Nuits n’étaient connus que par la traduction de Galland. Mais ces synthèses de contes ne manquent pas de charme alors que se répondent, de planche en planche, textes et images d’autrefois. Ils témoignent aussi de l’importance dans l’imaginaire populaire français de ces légendes venues d’Orient.
Vous retrouverez dans ce recueil, en Image d’Épinal, Ali Baba et les quarante voleurs, L’Envieux et l’Envié, Aladin et la lampe merveilleuse,  Abou Hassan ou le dormeur éveillé et l’Histoire d’un Roi et d’un médecin.
http://www.ebooks-bnr.com/epinal-imagerie-d-contes-dorient-et-des-mille-et-une-nuits/

« Les deux Rives », roman de Fernand Vandérem
http://www.gutenberg.org/ebooks/44260

« Les mariages de Paris », recueil de nouvelles d’Edmond About
http://efele.net/ebooks/livres/000339/index.html

« L’Illustration », magazine d’information, n° 1609 du 27 décembre 1873
http://www.gutenberg.org/ebooks/44277

UN BON SMARTPHONE ANDROID À MOINS DE 100 €, C’EST POSSIBLE ?

Archos 40 Titanium

le gagnant de notre sélection à moins de 100 € : l’Archos 40 Titanium

Huawei Ascend Y300

le meilleur rapport qualité/prix de notre sélection : le Huawei Ascend Y300 à environ 75 €

C’est possible !

Bien sûr, il ne faut tout de même pas s’attendre à un foudre de guerre. Si vous voulez un Samsung Galaxy Note 3, il faut compter dans les 600 €. Alors pour 6 fois moins…

J’ai donc passé en revue une quarantaine de smartphones Android encore en vente (en neuf, je n’ai pas sauté sur l’occasion). Pour diverses raisons, j’ai éliminé les smartphones chinois sans marque (ou aux marques folkloriques, comprendre par là qu’un même modèle peut avoir des composants pour le moins… aléatoires !).

Il en reste donc 24.

Sur ces 24 smartphones, 7 sont mystérieux, à savoir qu’obtenir des données techniques sur ces appareils semble relever de l’hérésie… « Comment ? vous voulez connaître les caractéristiques de notre smartphone avant de l’acheter ? Et puis quoi encore ?! » Bon… Il s’agit de l’Acer Liquid Z2, du HTC Wildfire S, du Huawei G7500, du Motorola Motosmart, du Polaroid PRO G 40C, du Thomson Tlink 355 et du Thomson Tlink 405. On parvient à glaner une info ici ou là, mais pas suffisamment pour dresser un profil complet. Tant pis pour eux.

Il n’en reste donc plus que 17. Tous ont les fonctions traditionnelles d’un smartphone : téléphone (ah bon ?), puce GPS ou A-GPS, Wi-Fi, Bluetooth, écran tactile, appareil photo, port USB…

Ce qui va réellement les différencier va se situer au niveau de la qualité de l’écran, de la puissance du processeur et de quelques petits gadgets : résolution du capteur de l’appareil photo, puissance de la batterie, résolution de l’écran, espace mémoire disponible, port micro-SD pour ajouter une carte mémoire, réception de la radio FM, etc.

Voici donc le tableau récapitulatif  de ces 17 smartphones Android :

comparatif smartphones entrée de gamme

cliquez pour agrandir

C’est donc l’Archos 40 Titanium qui se détache du lot en proposant les meilleures caractéristiques techniques pour un smartphone à moins de 100 €. À noter qu’il sera prochainement vendu par Auchan sous la marque distributeur Qilive, a priori au même prix.
Le meilleur rapport qualité/prix est quant à lui attribué à l’Huawei Ascend Y300 qui offre un assez bon niveau d’équipement pour la modique somme de 75 € environ (après Offre Différée de Remboursement).

Il va sans dire que ce classement est valable au jour d’aujourd’hui et sera sans doute obsolète sous peu, les modèles de smartphones mis sur le marché gagnant en qualité et pas forcément en prix à chaque instant…

EBOOKS GRATUITS – 22 novembre 2013

« Souvenirs de l’armée américaine en France », album de dessins de Jean Berne-Bellecour
24 planches de croquis (scènes de bataille) pris sur le front américain en France au cours de la Première Guerre Mondiale.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44244

« Histoires naturelles », recueil de portraits animaliers de Jules Renard
A-t-on jamais vu plus gai qu’un pinson, plus benêt qu’un âne, plus limpide qu’une eau de roche ? Peut-être, mais la poésie tord parfois le cou à bien des lieux communs… Les animaux familiers prennent dans les joyeux portraits ici rassemblés une allure inattendue. Les pigeons :  » ils restent toute la vie un peu niais « . La puce :  » un grain de tabac à ressort « . Le paon :  » il va sûrement se marier aujourd’hui « . Le brochet :  » immobile à l’ombre d’un saule, c’est le poignard dissimulé au flanc du vieux bandit « . Les Histoires naturelles de Jules Renard sont des croquis saisis au vol, drôles et émouvants, qui nous font voir la nature d’un œil neuf.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44255

« Méphis » (tome 1), roman de Flora Tristan
Après une enfance marquée par les difficultés financières, Flora Tristan, qui s’est mariée à 17 ans, a vécu l’enfer conjugal. Au moment de la parution de Méphis, de retour d’un voyage au Pérou où elle a tenté de reprendre contact avec la famille de son père (elle en a tiré Les Pérégrinations d’une Paria), elle se soigne d’une blessure par balle infligée par son mari.  Femme mariée, donc considérée comme mineure et incapable, elle s’était évadée de cette vie quotidienne en lisant Rousseau, Lamartine et Germaine de Staël.
Nous avons souhaité aborder les œuvres de Flora Tristan avec cette première fiction (1838) où se retrouvent ses influences, mais aussi ses idées sociales, qu’elle développera et précisera par la suite en travaillant dans les filatures et au cours de son « tour de France ». Ce premier tome de Méphis débute dans le cadre très romantique de la vie d’une jeune femme, « Maréquita »,  puis se poursuit, sur un mode réaliste, par la narration que fait Méphis de sa vie de « prolétaire » : à cette occasion Flora Tristan nous livre ses réflexions – bien en avance sur son temps – sur les inégalités sociales, l’éducation des hommes et des femmes, le mariage et l’absence de liberté  pour les femmes, les institutions et les conventions qui les renforcent.
http://www.ebooks-bnr.com/tristan-flora-mephis-tome-1/

« Le Paresseux », chroniques de Samuel Johnson
Les paresseux forment une innombrable confrérie, surtout en cette période de l’année, où tout un chacun tente de rattraper le temps perdu pour se livrer enfin sans restriction à sa paresse. Celle-ci n’est d’ailleurs pas seulement une pente naturelle de la nature humaine aux yeux de Samuel Johnson : la paresse est l’être même de l’homme. Placée ontologiquement à cette hauteur, elle définit idéalement sa condition : l’homme est un animal paresseux. Il est même le seul vrai animal paresseux de la création. Le seul à obliger autrui à faire ce qu’il pourrait très bien faire lui-même ; le seul capable de sacrifier devoirs et plaisirs à l’amour du repos !
http://classiques.uqac.ca/classiques/Johnson_Samuel/le_paresseux/le_paresseux.html

« 1905 », récit de Léon Trotsky
Les événements de 1905, la première révolution russe, relatés par celui qui, à 26 ans, devient président du soviet de Saint-Pétersbourg.
http://classiques.uqac.ca/classiques/trotsky_leon/1905/1905.html

« L’Apologie de la Paresse » de Clément Pansaers
Dans cette apologie, se mêlent lyrisme iconoclaste, érotisme noir et terminologie savante : autant d’éléments qui préfigurent la parenté de Pansaers avec le mouvement Dada.
http://classiques.uqac.ca/classiques/Pansaers_Clement/apologie_de_la_paresse/apologie.html

LE LIVRE DONT VOUS ÊTES LE HÉRON

Grrrr...Je viens de tomber sur un site d’édition qui fait la proposition suivante (je ne mets pas de lien pour ne pas lui faire de pub) :

« Envie d’écrire un livre ? Bienvenue chez nous !
Plus besoin de faire le tour des maisons d’édition pour publier un livre, il vous suffit de choisir la trame du roman qui vous plaît le plus dans notre catalogue et de remplir le questionnaire correspondant. Une fois que vous aurez choisi votre héros, les personnages, le décor et que vous nous aurez donné tous les détails que vous souhaitez insérer dans votre livre, l’un de nos correcteurs disposera de trois jours pour relire votre livre et l’envoyer à notre imprimeur. Celui-ci se chargera de créer votre livre et de vous l’expédier. »

Et pour bien faire comprendre au pige… au cli… bref, à la personne qui va cliquer qu’il ou elle est un véritable auteur, un écrivain – que dis-je, un artiste ! – on enfonce le clou une fois pour toutes : « Voilà comment écrire un roman rapidement en profitant de tous les services d’une vraie maison d’édition. »

Cette dernière phrase me met dans une rage folle, allez savoir pourquoi…

Cerise sur le gâteau : l’entreprise bénéficie du soutien d’Oséo et de la Région Languedoc Roussillon.

BEAU VOMI NOUVEAU

et glou et glou et glouCOMMUNIQUÉ IMPORTANT
DU MINISTÈRE DE L’HYGIÈNE ET DE LA SALUBRITÉ PUBLIQUE

DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Nos services nous rapportent que des margoulins sans scrupules vont essayer, aujourd’hui et dans les jours qui viennent, d’écouler plusieurs centaines de milliers de litres d’un liquide coloré en rouge, obtenu en faisant fermenter des bananes et des fruits rouges, qu’ils vont vendre à prix d’or sous le label « VIN ».

Ne vous faites pas avoir : il s’agit d’une arnaque !

Surtout n’avalez pas une goutte de ce breuvage non potable, votre œsophage n’y résisterait pas ! Ne le humez pas, ne l’approchez pas de votre visage ! Cela vous retournerait le cœur et pourrait vous rendre aveugle ou provoquer chez vous vomissements, ulcérations et tumeurs.

Fort heureusement, ce poison violent se repère aisément, les escrocs le nommant « BEAUJOLAIS NOUVEAU » et en ayant même estampillé les bouteilles.

Si un individu jovial et rubicond tente ne serait-ce que de vous faire goûter à cet ersatz indélicat pour les papilles et nuisible à votre système digestif, signalez-le aux forces de police ! N° d’Urgence : 0800 666 666.

EBOOKS GRATUITS – 21 novembre 2013

Le Gagnant du Derby« Le Gagnant du Derby », roman policier d’Edgar Wallace
Une formule volée, des anciens bagnards, un homme d’affaire peu scrupuleux, un baronnet chef de bande qui tente l’escroquerie du siècle, un aventurier, quelque peu détective, amoureux de sa secrétaire,  un multimillionnaire à la recherche de sa sœur disparue, un vieillard et sa petite fille, la belle Mary, qui ont beaucoup  misé sur le cheval qu’ils font courir : tout ce petit monde, que l’auteur nous présente d’abord au Casino de Monte-Carlo, va se retrouver au Derby d’Epsom où Milton Sands, le détective-aventurier, a promis de résoudre toutes les énigmes et d’expliquer tous les mystères. Cela ne se finira pas sans un meurtre et quelques histoires d’amour.
http://www.ebooks-bnr.com/wallace-edgar-le-gagnant-du-derby/

« Scènes du siège de Sébastopol », nouvelles de Léon Tolstoï
Recueil de trois nouvelles écrites par Léon Tolstoï pour raconter ses expériences lors du siège de Sébastopol (1854) pendant la guerre de Crimée.
https://fr.wikisource.org/wiki/Sc%C3%A8nes_du_si%C3%A8ge_de_S%C3%A9bastopol

« Robespierre et la « Mère de Dieu » ou le mysticisme révolutionnaire », roman historique de G. Lenotre
Il s’agit de la marche lente de Robespierre vers la mort et de la fête de l’Être suprême par laquelle il se condamne. Elle a lieu le 20 prairial (8 juin) 1794. C’est bien à cette date que s’organisent les hostilités contre lui.
À cette date, toutes les forces se rassemblent pour l’abattre. D’abord un refus populaire croissant de la politique de terreur. Ensuite l’opposition des conventionnels, qui par peur ou par conviction, ne veulent plus de cette politique. Enfin l’intrigue menée par Vadier, député et président du Comité de Sureté générale, qui, avec l’aide de ses acolytes, va utiliser une des multiples sectes qui existent alors à Paris, celle de Catherine Théot, dite la Mère de Dieu, pour ridiculiser Robespierre et sa fête de l’Etre suprême.
https://fr.wikisource.org/wiki/Robespierre_et_la_%C2%AB_M%C3%A8re_de_Dieu_%C2%BB

« Le Pessimisme de Maupassant » de Léon Gistucci
Cette étude a été présentée dans une Conférence publique faite au Palais de la Bourse, à Lyon, le 29 Mars 1909.
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Pessimisme_de_Maupassant

« L’Illustration », magazine d’information, n° 1608 du 20 décembre 1873
http://www.gutenberg.org/ebooks/44232

« La Sarcelle Bleue », roman de René Bazin
http://www.gutenberg.org/ebooks/44236

« Œuvres posthumes » (tome 1) de Guy de Maupassant
Cet ouvrage regroupe les deux recueils de nouvelles « Le Père Milon » et « Le Colporteur ».
http://efele.net/ebooks/livres/000338/

« Les Dits du Midgardr – Tome 1 : Saga », roman de fantasy de Manuel Essard
« Il fut un temps où les Dieux de l’Ásgardr vivaient et marchaient sur la terre des hommes que l’on nommait le Midgardr. Mais dans leur mystérieuse disparition, les Dieux emportèrent avec eux un morceau du Midgardr. Ce n’était plus vraiment notre terre, sans en être tout à fait une autre. Le ciel était continuellement gris et bas, et l’hiver régnait en maître d’un bout à l’autre de l’année. »
http://www.livre-book-63.fr/57-saga-les-dits-du-midgardr-1-9782368920411.html

EBOOKS GRATUITS – 18 novembre 2013

Olympe de Gouges« Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne » d’Olympe de Gouges
La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue un pastiche critique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s’appliquant qu’aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l’accès aux institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc. Olympe de Gouges y défend, non sans ironie à l’égard des préjugés masculins, la cause des femmes, écrivant ainsi que « la femme naît libre et demeure égale en droits à l’homme ». Ainsi se voyait dénoncé le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.
Ce projet fut refusé par la Convention.
https://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne

« Cinq-Mars, ou une conjuration sous Louis XIII », roman d’Alfred de Vigny
Vigny s’inspire du complot que le jeune marquis d’Effiat tenta pour destituer Richelieu.
tome 1 : http://www.gutenberg.org/ebooks/44198
tome 2 : http://www.gutenberg.org/ebooks/44199

« La Fiancée », recueil de nouvelles de Marguerite Audoux
https://fr.wikisource.org/wiki/La_Fianc%C3%A9e_%28recueil%29

« Le Jardin du Silence et la Ville du Roy », recueil de poésies d’Émile Sicard
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Jardin_du_Silence_et_la_Ville_du_Roy

« Mesdames nos aïeules, 10 siècles d’élégances » d’Albert Robida
L’illustrateur Albert Robida passe en revue la mode féminine des siècles passés.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44187

« L’Invention de la Bande dessinée », dossier pédagogique (format PDF) du Centre Belge de la Bande Dessinée
http://www.cbbd.be/fr/section-pedagogique
(4e fichier dans la liste)

« Bases de la politique positive, manifeste de l’école sociétaire fondée par Fourier », ouvrage philosophico-politique de Victor Considerant
https://fr.wikisource.org/wiki/Bases_de_la_politique_positive

EBOOKS GRATUITS – 15 novembre 2013

Hic et Hec« L’Œuvre du comte de Mirabeau », recueil d’œuvres libertines d’Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau, comprenant :
• Erotika Biblion
• La Conversion, ou le Libertin de qualité
• Hic et Hec, ou l’art de varier les plaisirs de l’amour
• Le Rideau levé, ou l’Éducation de Laure
• Le Chien après les Moines
• Le Degré des âges du plaisir
http://www.gutenberg.org/ebooks/44181

« La Haute-Savoie » (1ère partie), de Francis Wey
De Genève à Annecy, de Bellegarde à St-Gervais, en passant par Sallanches, la Cluse, Talloires et le Grand-Bornand, parfois le long de voies romaines ou par des chemins périlleux au fond des ravins ou sur des arêtes montagneuses, on chemine avec l’auteur parmi les massifs alpins, les lacs, eaux thermales, cités et villages, alpages… Les descriptions sont détaillées, riches en histoires, légendes et anecdotes. L’auteur observe de la même manière les mœurs, l’habitat et les habitudes de vie des Savoyards. La curiosité du voyageur éveillée, il esquisse des pistes pour développer le tourisme dans cette région et améliorer l’accueil des voyageurs.
En 1865, le préfet d’Annecy eut l’idée de faire connaître et de promouvoir la Haute Savoie, département rattaché depuis peu à la France. Le texte écrit par Francis Wey est donc une sorte de guide touristique façon XIXe siècle.
http://www.ebooks-bnr.com/wey-francis-la-haute-savoie-1ere-partie-2/

« Les Comédiens sans le savoir », roman d’Honoré de Balzac
Sylvestre Palafox-Castel-Gazonnal, dit Gazonnal, « monte » à Paris pour régler un procès qui l’oppose au préfet de son département, les Pyrénées-Orientales, et qui a été transféré au Conseil d’État. Les aventures du personnage principal sont prétexte à la présentation d’une galerie de portraits balzaciens qui vont de la « lorette » (le rat d’Opéra Ninette), au directeur de journal (Théodore Gaillard), du concierge Ravenouillet à la marchande à la toilette (Madame Nourrisson).
En renouant avec son cousin Léon Didas y Nora, peintre facétieux connu sous le nom de Mistigris, élève du baron Hippolyte Schinner (le peintre fameux dans « La Bourse »), envoyé au château de Presles dans Un début dans la vie) qui est devenu un célèbre paysagiste et homme à la mode, Gazonal découvre aussi le Paris des élégants au « Café de Pari ».
http://efele.net/ebooks/livres/000064/

Les 50 premiers numéros (1997-2010) d’« Insaniyat », revue algérienne d’anthropologie et de sciences sociales, sont disponibles gratuitement en ligne (disponible au téléchargement au format epub).
Insaniyat est une revue algérienne d’anthropologie et de sciences sociales valorisant l’activité de recherche sur le terrain. Largement ouverte aux différentes disciplines ayant pour objet l’homme et la société, elle s’inscrit dans le vaste projet anthropologique. Insaniyat rend compte des travaux menés sur tout le territoire national algérien par les chercheurs travaillant dans le cadre de projets initiés par les institutions de recherche. Elle tâche aussi de se constituer en un carrefour accueillant pour d’autres scientifiques en Algérie ou à l’étranger.
http://insaniyat.revues.org/

« Poésies Complètes » (tome 1), recueil de poésies de Théophile Gautier
http://www.gutenberg.org/ebooks/44180

« Sacré Noël ! », recueil collectif de nouvelles coquines et noires
Attention : cet ebook est gratuit jusqu’au 15 janvier 2014 seulement
22 auteurs s’en donnent à cœur joie dans ce recueil collectif, avec tout le talent de leurs plumes débridées. Ces ex-bambins ont, de toute évidence, des comptes à régler avec le Père Noël. Que voulez-vous : il est le témoin d’un monde d’avant, du temps de l’enfance, fait d’insouciance et de merveilleux à jamais enfuis. Il est le symbole de la supercherie des adultes. C’est la première tromperie que l’enfant découvre, c’est un rite de passage en quelque sorte, croire et puis ne plus croire. Et le pire, devenus parents, les vieux enfants bernés veilleront à réitérer le faux mystère pour obtenir des éclats dans les yeux de leurs mômes. Voici ce qui se joue au pied du sapin. Quelle farce !
http://skaediteur.net/2013/11/11/la-fete-au-pere-noel-cest-cadeau/

À L’ATTENTION DE MONSIEUR FRANÇOIS HOLLANDE

Ministère de la cultureMonsieur le président de la République française,

Ayant entendu dire par la presse et les médias audiovisuels, y compris ceux de service public, que vous envisagiez un remaniement ministériel prochainement, et conscient que la ministre de la culture n’a plus toute sa tête et que son bilan est absolument catastrophique, je me permets de vous faire parvenir ci-joint mon curriculum vitae.

Autant vous en avertir de suite, je n’ai aucune compétence particulière dans la gestion d’un ministère. Mme Filippetti n’en ayant pas plus, je pense pouvoir œuvrer au moins aussi mal qu’elle.

En espérant que ma candidature saura éveiller votre curiosité, voire qu’elle égayera votre quotidien morose, je vous prie de recevoir, Monsieur le président de la République française, l’expression de mon plus profond désespoir culturel.

EBOOKS GRATUITS – 13 novembre 2013

Tristram Shandy« Vie et opinions de Tristram Shandy », chef-d’œuvre de Laurence Sterne
Le texte se présente comme une tentative d’autobiographie de Tristram Shandy. Mais très vite le récit est accaparé par des digressions et par l’omniprésence des membres de la famille Shandy. Chacun semble poursuivre une idée fixe : le père de Tristram cherche à expérimenter sur son fils sa théorie éducative, l’oncle Toby ne pense qu’à chevaucher son hobby-horse et à construire des fortifications dans son jardin, etc. Plus qu’un récit, Tristram Shandy se présente donc plutôt comme un tissage minutieux de thèmes qui se répondent, tels que la création, l’impuissance, la maîtrise du temps.
https://fr.wikisource.org/wiki/Vie_et_opinions_de_Tristram_Shandy

« Le Détective bizarre », roman policier de René Pujol
Ce matin, Paulette est réveillée par une crise dans la maisonnée : George Dauterive, son oncle et tuteur, est enfermé dans la salle de bain, victime d’un malaise, et sa tante Madeleine a disparu. Les événements désagréables vont, dès lors, se succéder dans l’immeuble et autour de Paulette. Mais que les policiers venus enquêter semblent peu efficaces et même ridicules ! Pris dans leurs conflit de préséance et avec leurs méthodes bizarres auront-ils les moyens de résoudre le mystère de ces crimes ? M. Fringuet, le théoricien, saura-t-il se confronter à une réalité qui l’effraie et M. Marmousaille émettre, malgré ses muscles, des hypothèses intelligentes ? Et qu’est-ce qui attend Paulette, au bout de l’énigme, entre les souhaits de son cousin Philippe, ceux de sa famille et les découvertes des policiers ?
http://www.ebooks-bnr.com/pujol-rene-le-detective-bizarre/

« Émaux et camées », recueil de poèmes de Théophile Gautier
Recueil de 37 poèmes parnassiens octosyllabiques publié en 1852, Émaux et camées est le sommet de l’art poétique de Théophile Gautier.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44160

« Le Miroir de mort », poème élégiaque de Georges Chastellain (XVe s.)
Une méditation sur la vanité de l’humanité et la manière d’avoir une bonne mort.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44162

« Un Cœur de femme » de Paul Bourget
Veuve à vingt ans, son mari capitaine ayant été tué en juillet 1870, Mme de Tillières vit avec sa mère rue Matignon. Ce jour-là, son amie Mme de Candale lui rend une visite impromptue, suite à un accident de voiture, et l’invite pour le soir même à dîner. Cette invitation va prendre une funeste importance dans la vie de Mme de Tillières…
http://www.gutenberg.org/ebooks/4416

EBOOKS GRATUITS – 11 novembre 2013

Le Diable boiteux« Le Diable boiteux », roman fantastique d’Alain René Le Sage
Le héros du Diable boiteux se fait transporter par le diable sur le toit de chaque maison, pour voir ce qu’il s’y passe et avoir l’occasion de conter une aventure sans liaison avec ce qui précède ni avec ce qui suit. Dans cette œuvre où le merveilleux n’est là que pour la forme, toute une diversité d’aventures et de portraits défilent rapidement devant le lecteur, en soumettant à une critique railleuse et pleine de finesse une foule de types, tous frappants de naturel et de vérité.
tome 1 : http://www.gutenberg.org/ebooks/35019
tome 2 : http://www.gutenberg.org/ebooks/44142

« Notre Cœur », roman de Guy de Maupassant
Le cœur de Michèle de Burne est en proie aux tourments amoureux. Ce personnage féminin, autour de qui s’assemble un monde artiste, représente la modernité, à l’opposé de la rusticité archaïque de l’homme. Libre de toute contrainte, débarrassée des scrupules moraux et religieux qui hantaient une Emma Bovary, Michèle de Burne peut s’écrier : « Je suis trop moderne. » Cette « Eve future », un brin factice, « insexuelle » et hostile à la maternité, annonce la « sphinge » et la garçonne des années suivantes, redoutable mais nécessaire transition entre un monde qui s’achève et celui qui ne se découvre pas encore.
http://efele.net/ebooks/livres/000334/

« Histoire des météores et des grands phénomènes de la nature », ouvrage scientifique de Jean Rambosson
https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_des_M%C3%A9t%C3%A9ores

« La Philosophie sociale du XVIIIe siècle et la Révolution », essai d’Alfred Espinas
https://fr.wikisource.org/wiki/La_Philosophie_sociale_du_XVIIIe_si%C3%A8cle_et_la_R%C3%A9volution

« La République, c’est la tranquillité », ouvrage politique de Paul Sébillot
Depuis le commencement de l’année 1875, un événement considérable et décisif a été accompli en France : la République est devenue le gouvernement définitif de notre pays.
Elle existait depuis le 4 septembre 1870 ; mais à l’Assemblée même, bien des gens ne dissimulaient pas leur désir de la renverser, et de la remplacer par un Gouvernement monarchique. Des députés élus uniquement pour terminer la guerre, et qui, au 8 février 1871, avaient soigneusement caché leur hostilité contre la République, ont essayé à plusieurs reprises de ramener Henri V et le drapeau blanc, au risque d’une nouvelle guerre civile, et sans tenir compte des préférences du pays pour la forme républicaine, préférences manifestées par les succès de nombreux candidats républicains dans les élections partielles.
Toutes ces intrigues ont été inutiles. Depuis le 25 février 1875, la République est le gouvernement organisé et reconnu de la France, et tout le monde lui doit obéissance.
http://efele.net/ebooks/livres/000335/

« L’Illustration », magazine d’information n° 1607 du 13 décembre 1873
http://www.gutenberg.org/ebooks/44141

« Le Flâneur des deux rives », recueil de chroniques de Guillaume Apollinaire
http://efele.net/ebooks/livres/000337/

« L’Inutile beauté », recueil de nouvelles de Guy de Maupassant
http://efele.net/ebooks/livres/000336/

« Histoire de Flandre » (tome 1) de Constantine Bruno Kervyn de Lettenhove
http://www.gutenberg.org/ebooks/44156

« Entre nous », histoires illustrées pour apprendre à lire de Lucie Vos
Deux enfants, Jean et Marie, jouent au papa et à la maman.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44157

Les n° 1 & 2  de la revue « Le Mammouth éclairé » sont en ligne :
http://monde-ecriture.com/revue/

EBOOKS GRATUITS – 9 novembre 2013

Le Calvaire« Le Calvaire », roman d’Octave Mirbeau
Le héros de ce roman-confession, Jean-François-Marie Mintié, raconte son enfance désenchantée et son adolescence solitaire, l’expérience amère de la guerre de 1870, dans les mobiles de l’armée de la Loire, puis le « calvaire » que lui a fait gravir sa maîtresse, Juliette Roux, femme galante à laquelle l’attache un amour dévastateur, face auquel la lucidité s’avère impuissante.
Comme dans ses romans parus sous pseudonyme, Mirbeau évoque la tragédie de l’amour, sentiment incontrôlable, irrationnel et destructeur, dont il a souffert terriblement pendant les trois années de sa liaison avec une femme de petite vertu, Judith Vimmer, et qu’il exorcise par l’écriture. Il la situe dans le cadre d’une histoire, récit à deux personnages principaux, dans la lignée de Manon Lescaut, de l’abbé Prévost. Et il lui donne une portée sociale et une dimension historique : le veule Jean Mintié incarne une génération émasculée par la défaite.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44139

« Évelina, ou l’Entrée d’une jeune personne dans le monde », roman épistolaire de Fanny Burney
Évelina est le premier et sans doute meilleur roman de Fanny Burney. Il s’agit d’un roman satirique et plein d’humour sur les mœurs de la gentry anglaise.
https://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89velina

« Uli le valet de ferme », roman de Jérémias Gotthelf (2ème partie)
Uli est maintenant maître-valet chez son nouveau patron Joggeli. Bien qu’il peine à lui faire accepter une meilleure organisation du travail de la ferme, il parvient malgré tout à des résultats. Ce qui ne va pas sans provoquer quelques réaction dans le voisinage et dans la famille de Joggeli. Elisi, sa fille, commence à trouver Uli intéressant… au grand dépit de Fréneli !
http://www.ebooks-bnr.com/gotthelf-jeremias-uli-le-valet-de-ferme-2eme-partie/

« Hymnes Profanes », recueil de poèmes d’Achille Segard
https://fr.wikisource.org/wiki/Hymnes_profanes

« Introduction aux études historiques », essai de Charles-Victor Langlois & Charles Seignobos
https://fr.wikisource.org/wiki/Introduction_aux_%C3%A9tudes_historiques

EBOOKS GRATUITS – 6 novembre 2013

Marie Curie« La Radiologie et la Guerre », récit documentaire de Marie Curie
La guerre éclate en août 1914. Les rayons X peuvent localiser éclats d’obus et balles, faciliter les opérations chirurgicales. En 1916, elle obtient son permis de conduire et part régulièrement sur le front réaliser des radiographies. Elle est rejointe par sa fille Irène, âgée de dix-huit ans, qui fait de même dans plusieurs hôpitaux de campagne durant toute la guerre. Marie organise le premier service radiologique mobile en créant des voitures radiologiques appelées les « petites Curie », et équipe les hôpitaux. Marie réussit à équiper 18 de ces unités motorisées. A l’issue du conflit, Marie publie , sous le titre La Radiologie et la guerre, un petit ouvrage retraçant le récit de l’aventure et un manuel élémentaire de radiologie. Rien que pour les années 1917 et 1918, elle évalue à 1 100 000 le nombre d’examens radiologiques réalisés.
http://www.gutenberg.org/ebooks/44098

« Là-Haut », roman d’Édouard Rod
Julien Sterny, un parisien d’origine suisse, retrouve son pays après un scandale qui l’éloigne de Paris. Sur les conseils d’un ami, il arrive à Vallanches, un petit village dans la région de Martigny, à l’écart des circuits touristiques. Ses habitants vivent au rythme de la nature et de ses quelques vacanciers, des habitués de cet endroit plein de charme. Jusqu’au jour où arrivent M. de Rarogne, un promoteur immobilier et les constructeurs du chemin de fer, avides de faire des affaires. Tout est bousculé dans ce vieux village : nombreux sont ceux qui veulent profiter du progrès et se laissent appâter par l’argent promis. Des personnages pittoresques défilent dans ce cadre idyllique, des histoires d’amour se nouent, des querelles naissent,  mais la solidarité renaît face à l’adversité.
http://www.ebooks-bnr.com/rod-edouard-la-haut/

« Le Laurier noir », recueil de poèmes d’Émile Sicard
Un recueil marqué des souffrances de la Première Guerre mondiale.
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Laurier_Noir

« Balzac, sa méthode de travail » de Champfleury
https://fr.wikisource.org/wiki/Balzac,_sa_m%C3%A9thode_de_travail

« Uli le valet de ferme », roman de Jérémias Gotthelf (1ère partie)
Uli est valet chez un fermier aisé. Si les paysans, fermiers ou propriétaires de leurs terres, peuvent vivre assez bien avec un train de campagne, des domestiques et des journaliers à leurs services, ces derniers, par contre, ont une vie moins riante. Uli, découragé d’avance et sachant qu’il restera pauvre sa vie entière, se tourne vers l’alcool et les conquêtes faciles. Mais l’amitié de Bodenbauer, son maître, ainsi que ses conseils avisés vont l’aider à se prendre en main.
http://www.ebooks-bnr.com/gotthelf-jeremias-uli-valet-ferme-1ere-partie/