DE L’ÉVOLUTION DE LA LITTÉRATURE POPULAIRE

• Hier :
La maison apparut au détour du sentier, encadrée de pommiers en fleurs. Elle était basse, écrasée de chaleur et les murs chaulés aveuglaient de blancheur. Seuls se détachaient les colombages de bois sombre. Un toit de paille découpait le bleu uniforme du ciel d’avril. Il descendit de selle, mena le frison par le licol jusqu’à la clôture de rondins et l’y attacha d’un geste négligent : l’animal entreprit de brouter placidement les pissenlits qui abondaient sur le bord du chemin. Il flatta l’encolure d’un noir de jais et avança vers la porte basse et aveugle. Une appréhension le saisit, mais son pas resta décidé. Ignorant un heurtoir rongé par les ans, il manœuvra la clenche et l’huis s’ouvrit en criant son soulagement. La pénombre à l’intérieur ne l’arrêta pas. Il entra et referma soigneusement derrière lui, laissant son passé sur le seuil.

• Aujourd’hui :
Au tournant du chemin, il vit la maison. Il descendit de cheval, s’approcha, poussa la porte et entra à l’intérieur où il faisait sombre. Il savait qu’il tournait une page de sa vie.

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