TRAGÉDIE FRANÇAISE

49Hubert Mounier, alias « Cleet Boris » (classe !), est défuncté. Et les médias et réseaux sociaux de fondre en larmes et hommages. On a les Bowie et les Prince qu’on peut.

Ce n’est pas tant que le chanteur du groupe « L’Affaire Louis’ Trio » était célèbre. S’il était une star mondiale au 5e étage de son immeuble, il est surtout le symptôme d’une génération désillusionnée, celle des années 80, à qui tout semblait possible, et qui se heurte aujourd’hui au fort solide mur de la cinquantaine arthritique.

L’année 2016 a peut-être été la plus meurtrière en personnalités du show-business, je ne sais pas, il faudrait éplucher la presse des années précédentes et faire des statistiques.

Ce que je sais par contre, c’est que les lamentations qui accompagnent le décès d’un obscur chanteur de variétoche à l’heure de gloire éphémère et passée depuis lurette sont révélatrices d’une contemplation nombriliste de notre jeunesse dorée, comme les petits vieux qui ne lisent que les pages d’obsèques dans les journaux locaux, afin de pleurer ceux qui partent les premiers et se réjouir secrètement, mais vainement et stérilement, d’être toujours en vie.

LA LANGUE POUR LES NULS

dompteurdelion

Puisque nous ne sommes pas tous également aptes à dompter un lion, désormais les fauves auront les dents arrachées et les griffes coupées.

Si vous n’êtes pas de mon avis, c’est que vous êtes un facho.

L’argument est imparable. Ridicule, certes, mais simple. Simplissime. Donc imparable.

Et ainsi les défenseurs de l’accent circonflexe et d’un certain beau parler se retrouvent-ils classifiés et estampillés « extrême-droite », « réactionnaires », « conservateurs » et, pire que tout, « élitistes » !

Car être élitiste, c’est être contre le peuple, c’est bien connu. Rien, ni personne ne doit pouvoir émerger de la base, du niveau zéro, et s’élever au-dessus de cette masse : C’EST MAL ! Et c’est d’extrême-droite, donc.

Dès lors, si une chose ou un concept est tant soit peu complexe, il doit être simplifié pour pouvoir être appréhendé par tous, sans distinction. On l’a déjà vu avec le baccalauréat : 80 % d’une classe d’âge doit l’avoir ! L’examen ne valide plus un niveau de connaissances, mais juste le fait d’avoir 18 ans. Ne pas avoir le bac étant stigmatisant, tout le monde doit l’avoir. Quitte à créer des baccalauréats option macramé si c’est nécessaire. Le résultat ? un examen qui n’a plus ni sens ni valeur. Quant à l’élite, elle est toujours là.

Notre langue est complexe, pleine de chausse-trapes orthographiques ? Certains de nos concitoyens ont du mal avec elle ? Simplifions-la ! Nivelons par le bas ! Car sinon, de même, ça serait les stigmatiser. Ah… En quoi ? Certains écrivent mal, dès lors nous devons tous mal écrire ? Certains parlent mal, dès lors nous devons tous mal parler ? Je lis chaque jour des dizaines de personnes sur les réseaux sociaux, avec leurs fautes. Pour autant, je ne les critique pas sur leurs lacunes orthographiques. D’ailleurs, je n’en suis moi-même pas exempt. Me sens-je supérieur parce que j’écris mieux qu’elles ? Non : nous avons tous nos domaines de compétences privilégiés.

Par conséquent, la langue doit être abaissée au niveau le plus bas, pour permettre à ceux qui ne la maîtrise pas ou mal d’être sur un pied d’égalité – une égalité de quoi, on ne sait – avec cette élite ainsi rabaissée.

En 2008, André Chervel, agrégé de grammaire et docteur ès lettres, proposait même de supprimer les « y » (ceux qui ne correspondent pas à un double « i »), supprimer les « h » après les « t » ou les « r », remplacer « ph » par « f » si la prononciation le permet. C’est-à-dire, pour résumer et extrapoler, écrire en phonétique. La raison de cela ? Je cite : « L’orthographe est, de la même façon, en train de devenir une pratique d’élite, et du même coup un handicap social pour ceux qui ne la maîtrisent pas et ne pourront plus accéder à un certain nombre d’emplois. » Le chômage comme prétexte pour réformer une langue !

Simplifier, il faut SIM-PLI-FIER.

Simplifier la langue. Simplifier les concepts. Simplifier la compréhension. Simplifier les relations humaines. Simplifier la pensée. Et voilà comme on passe de la simplification au simplisme, celui-là même cher aux démagogues, dont ceux d’extrême-droite. « 5 millions de chômeurs, 5 millions d’immigrés ! », c’est simple. Pas besoin de creuser, pas besoin de comprendre, une moëlle épinière (oui, je mets encore un tréma sur le e de moëlle) est bien suffisante pour s’émouvoir et s’indigner, et il n’est jamais utile d’aller plus loin que les apparences.

Eh oui, n’en déplaise à ceux qui souhaitent la contraindre et l’amputer, une langue complexe permet un raisonnement complexe. En la mutilant de la sorte, ils n’arriveront qu’à créer une langue annexe, une sous-langue pour un sous-peuple tête baissée et aux ordres, tandis qu’eux-mêmes continueront d’user de tous les signes diacritiques disponibles, adoptant en cela les méthodes d’une Église prônant la pauvreté et se vautrant dans les ors et les fastes.

COLUCHE, REVIENS !

takeshiIls sont devenus fous !

Je viens d’entendre dans le poste radiophonique un pauvre homme se plaindre de travailler en tant que VTC de 4h30 à 20h00, voire parfois jusque 23h00 ou minuit, 7 jours sur  7, pour au final se dégager un revenu correspondant au SMIC mensuel. « Je n’ai pas le choix ! » gémissait-il.

J’ignorais qu’Über mettait un flingue sur la tempe des possesseurs de véhicules particuliers. Je pensais par ailleurs que VTC, à la base, était une activité de complément. Suis-je naïf ! Ce pauvre homme est une victime ! Une victime du libéralisme sauvage ? du capitalisme exploiteur ? Non : une victime de sa propre connerie.

Car rappelons, que tant qu’il y aura des cons qui accepteront de faire un travail de merde à un prix dérisoire, des salopards le leur proposeront, que tant qu’il y aura des cons qui accepteront de vivre dans un placard insalubre au prix d’un rein, il y aura des salopards pour le leur louer, que tant qu’il y aura des cons qui accepteront d’acheter de la merde au prix de l’or, il y aura des salopards pour la leur vendre.

Nous avons la chance de vivre (pour quelques temps encore) dans un pays où -1- nous pouvons faire preuve d’un libre-arbitre non négligeable et -2- les prestations sociales, pour peu qu’on s’attelle au casse-tête qu’est le remplissage d’un formulaire administratif, permet dans la majeure partie des cas de ne pas crever la gueule ouverte sur le bord de la route.

Mais peut-être ce pauvre homme est-il justement l’exception qui confirme la règle et doit-il, pour survivre, être esclave du méchant Über. Dans ce cas, pourquoi le présenter dans un reportage comme représentatif d’un nouveau modèle économique et social ? Car ce modèle n’est aucunement, en France, aujourd’hui, une fatalité. À moins que ce pauvre ne soit le même que celui qui tient le révolver appuyé sur sa propre tempe ?…

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus de saloperies pour que ça ne se vende pas », disait Coluche qui, pour une fois, ne faisait pas d’humour…

MANIPULATION DE MASSE

snake

La désinformation fait florès sur les réseaux sociaux : L214, Wikistrike, Santé Nutrition, etc.

Pourtant, il suffit généralement d’avoir un brin de bon sens, un tant soit peu de culture générale, ou au pire juste le courage de faire une bête recherche sur internet auprès de sources fiables pour démonter aisément leurs mensonges, souvent grossiers.

Dès lors, quel est l’intérêt de ces sites et des rumeurs ridicules qu’ils propagent ?

L’objectif n’est pas de convaincre les gens raisonnables, mais de convertir les crétins. J’use du terme crétin plutôt que crédule, car on est là largement au-delà de la simple crédulité, de celle qui nous fait secrètement espérer que cette fois-ci, on va gagner le bonus au jeu à gratter.

Le cœur de cible étant le crétin (le vrai, hein, l’indécrottable), il convient d’écarter le public tant soit peu doué de raison. Dès lors, il faut appliquer un filtre. Et c’est là qu’intervient le principe de ce qu’on a coutume d’appeler l’arnaque à l’ivoirienne : il fut un temps pas si lointain où nos boîtes mails regorgeaient de spams envoyés par la veuve éplorée d’un quelconque président africain, laquelle cherchait une bonne âme (loué soit Dieu) pour héberger quelques jours sa colossale fortune sur son compte en banque, moyennant un petit pourcentage. Seul un crétin pouvait y croire. Et de fait, seuls les crétins y croyaient. Et quelle meilleure proie pour un escroc qu’un crétin ?

Nous sommes ici dans le même schéma. Ces sites de désinformation cherchent à fédérer les crétins. Mais pourquoi diable ???

Simplement parce qu’ils sont légion ! Et qu’en démocratie, la voix d’un crétin a autant de poids que la voix d’un chercheur du CNRS. Mettez tous les crétins de votre côté, et vous aurez un lobby d’une puissance extraordinaire à votre disposition.

Car une fois convaincu, primo que les médias traditionnels sont vendus aux forces de l’argent et, secundo, que les petits poussins subissent systématiquement un sort effroyable, que le citron a d’extraordinaires vertus anticancéreuses, que l’énergie libre représente une véritable manne presque gratuite, et que les trainées de vapeur laissées dans le ciel par les avions nous font courir des dangers incroyables (!), le crétin est dans la bonne disposition d’esprit pour écouter d’autres messages en se défiant des courants dits officiels : oui, les immigrés cherchent à nous envahir, non, l’homme n’a jamais marché sur la Lune, oui, l’homosexualité est une maladie dont on peut guérir si on en a la volonté, non, les chambres à gaz n’ont jamais existé, oui, il existe des races humaines, certaines supérieures à d’autres…

Vous voyez vers quoi nous dérivons. Et vous devinez, dans cette dérive, à quoi peut bien servir une légion de crétins.

LA BOÎTE À OUTILS DE L’AUTEUR

boiteaoutilsSuite à diverses conversations que j’ai pu avoir avec des auteurs, je vous livre ici les outils, principalement informatiques, que j’utilise pour écrire :

Tout d’abord, j’écris mes premiers jets au stylo-plume ou au crayon-mine (qui permet de gommer, c’est plus propre), non par pédanterie ou snobisme, mais simplement parce que j’écris plus lentement à la main que je ne tape sur un clavier, ce qui me permet de ne pas aller plus vite que ma pensée. Mon écriture manuscrite ressemblant à celle d’un médecin ivre, j’utilise donc un stylo-plume Rotring ArtPen Calligraphy à plume large, ce qui me permet de pouvoir me relire sans (trop de) difficultés.

Ensuite, pour les ouvrages impliquant des lieux, personnages et situations nombreux, divers, variés et touffus, j’utilise un assistant à l’écriture, à savoir yWriter (logiciel gratuit). Il permet de décrire et de gérer les différents personnages, accessoires, lieux, etc. scène par scène, chapitre par chapitre.
Il existe d’autres logiciels qui peuvent faire la même chose, certains étant un peu plus complets (et payants) comme Scrivener.
Les plus aventureux pourront aussi mettre en place leur propre organisateur de pensée sous forme de wiki. Il en existe quelques flopées, libres et gratuites. À vous de tester.
D’autres utiliseront des logiciels de prise de note connectés leur permettant de rester constamment en contact avec leurs données, via leur smartphone, comme OneNote ou EverNote.

Il va sans dire qu’un bon texte est un texte sans faute d’orthographe, de grammaire ou de typographie. Il convient donc d’avoir de bons dictionnaires sous la main. On peut bien sûr utiliser les dictionnaires papier, mais ça reste cher, encombrant et peu pratique. À titre personnel, j’utilise un petit logiciel gratuit (et portable), GoldenDict. Il se charge en mémoire et permet d’être appelé très facilement pour vérifier l’orthographe d’un mot, à l’aide de nombreux dictionnaires (Larousse, Robert, Académie Française, etc.) À noter qu’on peut aussi l’utiliser dans un contexte de traduction.
On peut aussi utiliser un logiciel de correction. Le plus complet et efficace que j’aie pu tester est Antidote. Il est assez cher (une centaine d’euros) mais c’est bien plus qu’un simple correcteur orthographique et grammatical. Ses différents modules permettent d’apprécier la qualité du style, le nombre de répétitions et bien d’autres choses encore. Ses limites ? celles de tout logiciel, à savoir qu’il est incapable de « comprendre » une phrase complexe et encore moins une subtilité. Bref, aucun logiciel à ce jour ne peut remplacer l’expérience humaine en terme de correction.
Pour ce qui est des difficultés de la langue, je ne peux que conseiller LA BIBLE, à savoir Le Bon Usage de Grévisse. Oui, il est cher, mais c’est un incontournable, et on peut toujours le trouver d’occasion. Et c’est un investissement qui durera.
Enfin, le Bled et le Bescherelle restent des classiques à conserver sous le coude pour lever un doute ou une ambiguïté.
Concernant la conjugaison, on peut aussi utiliser le site Le Conjugueur.

Comme logiciel de traitement de texte à proprement parler, j’utilise la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, qui a succédé à OpenOffice.
Mon seul regret, c’est que le module de recherche/remplacement n’est pas très pratique, notamment pour ce qui concerne les caractères spéciaux. Néanmoins, je fais toute la mise en forme du texte avec LibreOffice. Attention : comme tout logiciel de traitement de texte, il implique de passer un certain temps pour le prendre en main afin de faire quelque chose de vraiment propre, sinon le résultat à l’impression risque d’être catastrophique. Enfin, son module d’exportation en PDF est bien pratique.

Malgré tout, il arrive que LibreOffice soit incapable de faire la mise en forme souhaitée de façon convenable (il souffre aussi de quelques bugs, détectables lorsqu’on le pousse dans ses derniers retranchements), et on doit alors avoir recours à la ruse, en découpant le texte en plusieurs tronçons qu’on exporte individuellement en PDF. Il convient alors de désassembler/réassembler ces fichiers PDF. J’utilise pour ça un petit logiciel gratuit et bien pratique, Gios PDF Splitter and Merger (à noter qu’il existe en version portable).

Les puristes avanceront qu’on ne fait pas une mise en page avec un traitement de texte. C’est (c’était ?) vrai. Dès lors, il conviendra d’utiliser le logiciel libre et gratuit Scribus qui rappellera à certain les anciennes versions de Quark Xpress. Attention, c’est un logiciel qui nécessite un temps d’apprentissage et de prise en main non négligeable. Mais il en va de même de tous les logiciels si on espère un rendu professionnel. À noter que je déconseille avec la dernière vigueur les pseudo logiciels de mise en page comme MS Publisher, dont le rendu est au mieux aléatoire et amateur, au pire catastrophique.

Maintenant que nous avons un livre complet au format PDF, il convient de lui donner une couverture. Généralement, les prestataires en ligne comme Lulu ou Blurb proposent des modules de conception de couverture. Je les trouve limités et trop formatés, et préfère maquetter mes propres couvertures à la main. Pour ce faire, j’utilise donc un logiciel de retouche d’images, à savoir GIMP, qui, sans être aussi complet qu’Adobe Photoshop, a le mérite d’être libre et gratuit. Le maquettage en lui-même est fait avec Inkscape, un logiciel de dessin vectoriel lui aussi libre et gratuit, correspondant grosso-modo à Adobe Illustrator. Il va sans dire que leur prise en main pourra en rebuter certains. On n’a rien sans rien.

• Enfin, si on veut créer ses propres livres numériques, au format standard epub, bien entendu, on utilisera Sigil (gratuit) dont la prise en main est relativement aisée et permet de concevoir et d’éditer ses fichiers rapidement, simplement et proprement. On vérifiera que les fichiers sont conformes au standard grâce à Epub Check qui permet de valider l’architecture et la propreté de l’ebook.

VOILÀ !

Si j’ai oublié quelque chose ou si vous avez des questions, n’hésitez pas, vous savez où me trouver !

2016

pt68678

Je nous souhaite…

Je nous souhaite toute l’ouverture d’esprit requise pour appréhender les profondes mutations du monde qui nous entoure.

Je nous souhaite du bon sens, de la réflexion et de l’esprit critique.

Je nous souhaite de réussir à penser hors du cadre, à douter de nos certitudes, à passer outre nos a priori.

Je nous souhaite de résister aux appels de l’intolérance et du repli sur soi.

Je nous souhaite de tout faire pour ne pas être estampillés, catalogués, classés, déclassés et bien gentiment rangés à la place qui nous est dévolue.

Je nous souhaite le courage de lutter contre ceux, tous ceux, qui veulent nous faire taire, nous enchaîner ou nous abattre.

Je nous souhaite toute la liberté possible, et même un peu plus que ça.

Bref, je nous souhaite une année 2016 qui ne soit pas une autoroute, mais une petite route de campagne sinueuse, pleine de bifurcations et de chemins de traverse, et encadrée de paysages où il fait bon vivre, et où nous prendrons le temps de vivre.

BON, ET ENSUITE ?

(variation sur Niemöller)

hachoirD’abord on a maltraité les réfugiés, mais bon, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et puis on est encore chez nous, non ? alors…

Ensuite, on a maltraité les musulmans, mais bon, c’est tous des terroristes potentiels qui égorgent des moutons dans les baignoires, alors…

Ensuite, on a maltraité les identitaires, mais bon, c’est des fachos qui veulent violer notre belle République, alors…

Ensuite, on a maltraité les écolos, mais bon, c’est des éléments perturbateurs, des radicaux, des hippies, des anars, qui veulent empêcher les entreprises de créer de l’emploi, ils veulent casser l’économie, alors…

Ensuite on a maltraité les juifs, mais bon, ça faisait trop longtemps qu’ils contrôlaient la finance à leur profit exclusif et au détriment du peuple. Alors…

Ensuite on a maltraité les bizarres, les pas comme nous, les nègres, les handicapés, les débiles mentaux, mais bon, lorsqu’il n’y a plus de sélection naturelle, il faut bien protéger la qualité du sang, alors…

Ensuite, on a maltraité les ONG, mais bon, c’est des Bisounours adeptes de la bien-pensance qui viennent cracher sur la France, alors qu’ils sont financés par des puissances étrangères ennemies de la Nation ! alors…

Ensuite on a maltraité les pédés, toutes ces petites tafioles qui viennent exhiber leur cul en jean taille basse à la télé devant les enfants pour les attirer dans leur lit, moi je leur couperais les couilles mais il paraît que ça se fait pas, alors…

Ensuite on a maltraité tous les flemmards, les tire-au-flanc, les planqués de mes deux, les « ârtîstes » comme ils se disent, qui foutent rien qu’à vivre comme des parasites aux crochets de la société et du bon peuple ! hop ! travail forcé ! bien fait pour leur sale gueule et qu’ils ne se plaignent pas, parce que je suis sûr qu’il y en a encore parmi eux qui sont pédés ou juifs mais qui se cachent ! alors…

Ensuite on a maltraité les athées, mais bon, ils ne croient en rien, ces gens-là, des nihilistes, des anars, ni dieu ni maître, hein, ben ils l’ont trouvé, leur maître ! Ah, ils l’ont bien cherché, alors…

Ensuite on a maltraité tous ceux qui osent remettre en question la grandeur de la France et de notre Président, qui disent qu’on détruit la liberté, mais la liberté de quoi ? t’as la liberté de fermer ta gueule, connard, alors tu la fermes ! tu te crois meilleur que nous, c’est ça ? plus intelligent ? TA GUEULE ! T’as l’air malin avec une balle dans la tête, maintenant, intello de mes deux ! Alors !

Ensuite on a maltraité tous ceux qui refusaient de s’engager pour servir la Nation et aller casser de l’ennemi ! Les déserteurs, on les zigouille, mais avant on joue un peu avec, pour remonter le moral des troupes, faut bien se détendre, alors !

Ensuite…

Ensuite, j’ai pas compris.
Pourtant, j’avais rien fait.

Alors ?

« DÉNI DE DÉMOCRATIE »

angry-kidsC’est la dernière expression à la mode.

On a un fort taux d’abstention mais l’élection reste valable ? « Déni de démocratie ! »
Le résultat de l’élection n’est pas celui qu’on espérait ? « Déni de démocratie ! »
Les partis passent des accords entre les deux tours ? « Déni de démocratie ! »
Les élus ne respectent pas les promesses abracadabrantesques qu’ils ont faites durant la campagne ? « Déni de démocratie ! »
Je n’ai pas tout, tout de suite, sans concession ? « Déni de démocratie ! »

La France a un électorat de sales chiards braillards et égoïstes, pourris-gâtés. Finalement, la bonne fessée cul nu qu’il va recevoir de la part du FN lui fera peut-être du bien. Mais la leçon me paraît très cher payée. Beaucoup trop cher. Et la punition sera collective.

FORMAT C:\

Najat Vallaud-Belkacem vient de signer coup sur coup deux accords de partenariat pour le ministère de l’Éducation Nationale :

le premier avec Microsoft, entreprise américaine, un des leaders mondiaux des logiciels, afin de former les enseignants, de mettre à disposition des solutions logicielles répondant aux besoins des enseignants, et d’accompagner les enseignants dans l’apprentissage du code pour les élèves ;

microsoft

Najat Vallaud-Belkacem et Alain Crozier, Président de Microsoft France

le second avec Cisco, entreprise américaine, leader mondial des réseaux et des serveurs, afin de sensibiliser et former les personnels du ministère et les jeunes aux enjeux de la société numérique.

cisco

Robert Vassoyan, directeur général de Cisco France, et Najat Vallaud-Belkacem

Voilà donc deux entreprises étrangères à qui le gouvernement français ouvre grand la porte pour qu’elles puissent formater toute une génération à l’utilisation de leurs produits, et de leurs produits uniquement, produits bien entendu fermés et non libres.

Bien entendu, nous pouvons être heureux, car tout cela se fait contre monnaie sonnante et trébuchante.

Ainsi, les cerveaux des enfants sont vendus contre un joli chèque de 13 millions d’euros de la part de Microsoft à l’Éducation Nationale, qui s’accompagnera d’un second de … 70 millions (!) afin de soutenir la French Tech, ce plan gouvernemental d’aide aux startups numériques françaises.

Quant à Cisco, en février dernier, John Chambers (numéro un de CISCO) promettait d’investir 100 millions de dollars dans plusieurs startups françaises suite à un accord avec Manuel Valls.

Dans d’autres milieux, on appelle ça de la Haute Trahison.

LA LIBERTÉ ASSASSINÉE

Ce n’est pas la France qui a été attaquée hier soir.

C’est une certaine idée de la liberté : liberté de vivre, de penser, d’aimer, d’être heureux, en un mot d’être libre, de corps et d’esprit.

Alors foin des guerres de religions, foin des nationalismes mal placés !

L’étendard que je brandis n’est pas tricolore : il est lumineux, éblouissant, et il éclaire le monde.

Car « il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. » (Périclès)

LES INVASIONS BARBARES

barbarian-wars-1080p-barbarian-battle-conan-hdInvitée du « 7 / 9 » de France Inter et interviewée par un Patrick Cohen toujours aussi inconsistant, Marine Le Pen a comparé l’afflux de réfugiés qui frappent aux portes de l’Europe aux invasions barbares qui, entre le IIIe et le VIIe siècle, arrivèrent de l’Est pour, au final, prendre part à la chute de l’Empire Romain.

Personnellement, je ne suis pas foncièrement contre le fait que l’Empire Romain ait chuté, et si les barbares en question participèrent, de fait, au déroulement de notre histoire, ils ont fait ce que nous sommes aujourd’hui. Peut-on le regretter ? Voilà donc une dirigeante de parti politique qui semble avoir des difficultés à accepter la société dans laquelle nous vivons, alors que tous ses discours sont axés sur le refus du changement ! N’est-ce pas paradoxal ? Voire incohérent ? Ou est-ce la nostalgie de la toge et des sandalettes qui la fait s’exprimer ainsi ? Ou celle de l’Empire, peut-être ?

Par ailleurs, lors de ces grands mouvements migratoires qui eurent lieu jadis, les barbares, à savoir les Huns, les Lombards, les Alamans, les Goths (et leurs dérivés de l’ouest, Wisi, et de l’est, Ostro), les Sarmates, les Burgondes, les Vandales, etc., envahirent l’Europe et s’y établirent. Définitivement. Par la force. Ils arrivaient, tuaient tout ce qui bougeait sur deux pattes et s’installaient. Or, que je sache, les migrants d’aujourd’hui ont le tort immense d’être pacifiques et de ne tuer personne. C’est sans doute la raison pour laquelle leur intégration est si compliquée aux yeux de certains : avec une hache de quelques kilos plantée dans le crâne, on s’ouvre plus facilement à l’autre. Hélas, les réfugiés actuels ne sont armés que de quelques maigres affaires personnelles. Tout au plus brandissent-ils un smartphone, qui n’est pas à proprement parler une arme par nature.

Enfin, il est une tribu de ces antiques barbares violents dont j’ai délibérément omis le nom, mais qui fit partie des envahisseurs venus de l’Est pour semer le chaos en Europe et s’y établir par la force. De qui s’agit-il ? Des Francs. Marine Le Pen a dû oublier leur existence. Ils devraient pourtant être chers à son cœur.

Je remarque que Patrick Cohen, dans sa vacuité molle, n’en a pas non plus fait état. Il aurait pourtant pu rétorquer facilement à son invitée et dénoncer le ridicule de ses propos en quelques mots simples. Mais non. Rien. Pourquoi cela ?

Parce que le rôle des journaux actuels n’est plus d’informer, mais de faire le show, pour qu’ensuite ça fasse le buzz sur les réseaux sociaux. Et Marine Le Pen fait le show et le buzz. Et le show et le buzz, c’est bon pour l’audience. Et l’audience, c’est la mamelle nourricière de la presse, des radios et des télés. Et plus ça clashe, plus ça tient des propos outranciers, plus c’est ridicule, plus ça fait le show et le buzz, et plus ça capte des parts de marché, et plus ça rapporte. Ce n’est qu’une variante des émissions de télé-réalité, avec un fin (très fin) vernis de sérieux et d’éthique. Mais dans la forme comme sur le fond, il n’y a plus guère de différence entre un talk-show politique et « les Ch’tis à Miami ». On ne parle d’ailleurs plus de débat, mais bien de talk-show, et d’infotainment, mot-valise franglais issu d’information et d’entertainment.

On s’étonnera innocemment que le service audiovisuel public, pourtant théoriquement au-dessus de la mêlée et distant des viles considérations financières, engraissé qu’il est – confit, dirais-je même – de redevance, participe de ce marasme. De fait, il tapine sur les mêmes boulevards du PAF que les chaînes privées. Et invite Marine Le Pen pour qu’elle fasse le show. Et en cela, le service public collabore donc, au même titre que le reste des médias d’information, à l’édification des masses en distillant les pensées du FN à toutes les couches de la société.

Sincèrement, entre nous, si les barbares peuvent mettre à bas cette civilisation décadente, ils ont tout mon soutien.

SÉCURITÉ ! SÉCURITÉ !

marteaumouche

Suite à la tentative d’attentat terroriste de l’hypermarché Carrefour de Villeneuve-la-Garenne (voir les commentaires) la semaine dernière, Bernard Cazeneuve a annoncé aujourd’hui les mesures prises par son ministère afin de sécuriser les grandes surfaces et de protéger les consommateurs :

  • quatre pièces d’identité en cours de validité seront demandées avant l’entrée dans le magasin et une vérification télémétrique de niveau III (reconnaissance rétinienne, empreinte digitale, reconnaissance faciale) sera effectuée : la coïncidence des trois paramètres permettra aux portes automatiques de s’ouvrir et de laisser passer le client ;
  • des portiques de sécurité détectant le métal, le plastique, la céramique et le tissu seront installés aux entrées des magasins : la neutralisation des individus porteurs d’un des matériaux détectés se fera par une projection automatique de gaz poivre ;
  • une fouille corporelle et une inspection des sacs seront effectuées auprès de chaque usager par des vigiles plus ou moins assermentés ;
  • une brigade de policiers d’élite sera constituée dès le mois de septembre, la BRTPQOFLC (Brigade de Répression du Terrorisme Pendant Qu’On Fait Les Courses), et déployée dans tous les magasins de France d’une surface de plus de 5000 m² ;
  • les policiers de la BRTPQOFLC seront armés de lance-grenades Cougar, de fusils d’assaut G36, ainsi que de pistolets-mitrailleurs Beretta M12, et ils assureront tout particulièrement et par équipe de dix la protection des rayons les plus sensibles, à savoir :
    • sous-vêtements féminins
    • hygiène féminine
    • bières, vins, apéritifs et spiritueux
    • charcuterie
    • culture

Le ministre de l’Intérieur pense ainsi pouvoir faire baisser de 100 % le nombre de tentatives d’attentats dans les grandes surfaces. Rappelons qu’il n’y en a eu qu’une à ce jour, qu’elle était l’œuvre d’un déséquilibré, et que les prochaines élections ont lieu dans deux mois.

LA MUSIQUE DE MOZART A LE GOÛT D’UNE PLUIE DE PRINTEMPS

galaxie-andromede

Ceci n’est pas la galaxie d’Andromède, mais juste une photo piquée sur internet et représentant la dite galaxie dans une fréquence d’ondes adaptée à notre vision et rien qu’à notre vision. Ainsi, cette photo ne reproduit pas la longue stridulation cristalline qui jaillit de son cœur et qui est, de toute façon, hors de portée de notre ouïe limitée. La percevoir induirait dans tous les cas l’épectase.

Et si…

Et si l’autisme était l’évolution normale (fatale ? inéluctable ?) de l’humain ? à savoir un corps qui pense, sent, vit en lui-même, dans un univers intérieur d’une richesse incompréhensible pour nous, pauvres sapiens de base, un corps coupé du brutal et banal réel.

La technologie nous permet (permettrait) aujourd’hui de nous libérer de quasiment toutes les corvées. Dès lors, la vie doit-elle encore être rythmée par ces routines laborieuses ? L’esprit doit-il encore user sa puissance à l’établissement de listes de courses, à la rédaction de rapports que personne ne lira, à l’exaspération dans les bouchons à l’heure de pointe ? Alors qu’il pourrait savourer du bleu qui sent le jasmin et a le toucher de la peau de pêche, se perdre dans le dédale duveteux de la symphonie des planètes, exploser de la joie sublime à la vision de la rotation d’une quadrique dans le temps…

Oui, l’autisme, cette maladie mentale, cette déficience, ce handicap, n’est-il pas plutôt un mode de pensée quantique qui sublimerait la conscience, et qui serait bien sûr totalement inadapté à notre monde matérialiste modelé par – et pour ! – l’homo sapiens ?

Oh ! je sais le reproche qu’on peut me faire à pareille évocation : comment ? n’ai-je donc pas honte de parler ainsi de pauvres êtres handicapés, de tarauder de la sorte le malheur de leurs proches ? Les grands reptiles de la préhistoire aussi, s’ils en avaient été capables, auraient eu pitié des pauvres mammifères, si petits, si fragiles et si faibles. Et si inadaptés à un monde où seule la taille, la force, la voracité prévalaient.

Après tout, nous ne sommes prisonniers que de notre compréhension et, donc, de notre perception. Et celle-ci est tout sauf parfaite.

Mais une chose est sûre : l’homo sapiens n’est pas un aboutissement. Alors ? Sommes-nous prêts, sinon à accepter, du moins à envisager ?

TROPHÉE DE CHASSE

cliquez pour découvrir l’origine de cette photographie

Je me souviens de celui-ci…

Je l’ai abattu dans un petit sous-bois, pas très loin de la maison. C’était un vieux mâle, mais encore en bonne condition physique pour son âge. Il se sentait sans doute en sécurité sur ce sentier isolé… Il m’a vu à la dernière seconde, a stoppé net, l’effroi dans l’œil et le souffle court.

Il est tombé d’un bloc en exhalant un nuage de vapeur dans la fraîcheur du petit matin.

« HÉ BIEN ! LA GUERRE. »

pape

Mais qu’attend donc Batmanpour venir botter le cul étroit de ce méchant pas beau ?!

« Dans une société marquée de plus en plus par la sécularisation et menacée par l’athéisme, nous courons le risque de vivre comme si Dieu n’existait pas ».

Telles sont les paroles du pape François, lequel, en ce lundi 20 avril, a rangé côte à côte antisémitisme et athéisme comme menaces contre la société. Dans le même temps, il refuse toujours la nomination de l’ambassadeur français au Vatican, sous prétexte que celui-ci serait homosexuel. Comme on dit en marketing, « new package, same old shit ».

En tant qu’athée, j’ai toujours regardé la religion catholique avec une certaine condescendance amusée : bah ! ça ne peut pas faire de mal. Après tout, il faut bien que vieillesse se passe. Tant qu’ils croient en Jésus et Saint Antoine, ils ne filent pas dépenser leur argent chez les scientologues. Etc.

Mais enough is enough, comme l’on dit outre-Manche et outre-Atlantique.

Car en ces temps troublés où le repli sur soi devient un sport national, les mots prennent toute leur importance, et agiter « la menace de l’athéisme » revient à désigner un bouc émissaire aux malheurs du monde.

De fait, la parole du pape est, fondamentalement, la même que celle de Daech : exclusion, archaïsme, désir de plier le monde à sa volonté, délire obscurantiste et superstition.

La grande différence réside dans le fait que Daech prend la forme d’un guerrier saint, tout en armes, dont la foi en l’irrationnel surpasse l’humanité, alors que le pape n’est qu’un gros goéland maladroit qui bat des ailes inutilement en poussant des cris aigus. Bref, l’un a les moyens militaires de ses horribles ambitions, l’autre pas. Nonobstant cela, les grands de ce monde continuent de faire courbette devant le goéland chauve, mais ne se pressent point de se prosterner aux pieds du cormoran velu (comprendre Abou Baqr al-Baghdadi, chef auto-proclamé de Daech et sosie officiel de Voldemort, en plus barbu).

Qu’on me donne une seule bonne raison – politique, diplomatique, militaire, financière, peu importe ! – pour qu’un quelconque chef d’état aille s’humilier à bizouiller la bagouze du calotté plutôt que la babouche du califé ! Qu’y a-t-il à retirer de cet abaissement intellectuel et moral ? L’approbation de quelques centaines de milliers de décérébrés qui boivent les paroles d’un châtré ? Pitié !

Quant aux propos du pape qui ouvrent cet article, je leur réponds par ce titre qui résonne encore de la voix de la Marquise de Merteuil.

LES MÉTIERS DU 21e SIÈCLE : ANIMATEUR D’ENFANTS

animateur d'enfants

Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus : la France manque de talents !

Il existe une foultitude de métiers nouveaux, particulièrement en phase avec notre époque. Aujourd’hui : ANIMATEUR D’ENFANTS.

Pour ceux qui ne visualiseraient pas très bien ce qu’est un enfant, je rappelle qu’il s’agit d’un tas de chair flasque et molle par nature, qui se répand avec un son gras où on le dépose, et reste là, en flaque inerte, à baver stupidement devant les One Direction ou « Touche Pas À Mon Poste ».

Aussi convient-il d’embaucher des animateurs pour prêter un semblant de vie à ces êtres plus proches du mollusque que du bovidé, tant par la forme que le quotient intellectuel.

Ces animateurs sont généralement des étudiants qui se forment en vue de devenir techniciens pour les studios de cinéma, avec une spécialisation dans les animatronics, ces marionnettes robotisées ultra-perfectionnées et réalistes.

Bien sûr, un enfant est beaucoup plus aisé à animer et s’apparente davantage à une marionnette à manchon qu’à un T-Rex robotisé.

L’animation d’enfants permet donc aux futurs techniciens du cinéma de se former sur le tas (formule ô combien à propos !) et d’intégrer, peut-être, ensuite, les plus grands studios hollywoodiens.

C’est par exemple ainsi que débuta Howard W. Griffin, qui est bien entendu totalement inconnu du grand public, mais très réputé à Hollywood pour avoir animé de façon très artistique Macaulay Culkin dans « Maman, J’ai Raté l’Avion ».

macaulayculkin

Quel réalisme dans l’expression ! Quel talent, ce Howard W. Griffin !